Citation de Zardoz
Tu radotes. Stop.
Tu justifies l'euthanasie par un argument comptable. Tu fais de l'Attali dans le texte.
Nope merci mais l'argument comptable arrive bien après l'intérêt du patient. Or ça on en a pas beaucoup parlé que je sache.
Citation de GoySavoyard
Je repost la suite de mon message initial
Le rêve de tout bon médecin, pouvoir libérer de la place dans son service car le patient de la 11 ne veut pas crever et laisser de la place.
Non c'est pas le rêve de tout bon médecin, le rêve de tout bon médecin c'est de pouvoir soigner tout ses patients.
Si ce n'est pas toi ça sera un collègue.
L'homme n'est pas encore assez mûre pour prendre ce genre de décisions.
Un suicidaire a envie de mourir quand il se rate il n'a jamais eu autant envie de vivre.
Le patient en palliatif n'a pas les mêmes perspectives d'avenir mais tu es qui pour décider du moment exact de la fin?
Personne. Et ce n'est pas moi qui décide c'est le patient.
Je me répète c'est beau sur le papier de décider de sa propre fin, mais les moyens techniques (et tu le prouve dans tes paroles) vont automatiser et faire dériver l'appareil.
Nope parce qu'il y a un principe dans le code de déontologie du médecin qui est de ne pas faire de mal en essayant de soigner le patient, "primum non nocere", le médecin doit faire ce qui est dans l'intérêt du patient. Et laisser le choix au patient d'éviter une mort lente et traumatisante pour ses proches, ou lle choix d'une mort digne avec eux et sans douleur, je pense que c'est à 100% dans l'intérêt du patient.
Le pire sera dans les grosses structures de type CHU où le turn over de patient est important et où il faut accomplir un grand nombre d'actes médicaux.
La encore tu vois les choses en mettant l'argument comptable, qui est un argument, certes, avant l'intérêt du patient. Or si cette loi est voté c'est toujours l'intérêt du patient qui primera. Et il s'agit pas d'un truc over, même si le patient est pété de tune et est soigné chez lui la loi s'appliquera et il aura le droit de décider de mourir ou non.
Le médecin m'ayant donné la réponse la plus intelligente est une médecin dans un ehpad.
Je lui ai demandé cash "Quelle est votre position sur l'accompagnement sur la fin de vie".
Elle m'a répondu cash "Je me définie comme un médecin catholique".
Ce n'est pas une réponse intelligente, c'est ce que j'appelle une réponse totalement subjective et personnelle.
J'accompagne les patients jusqu'au bout, je me fous de savoir combien je coute où quelles sont les limites de la structure quand un patient est dans un lit.
Comme tous les médecins jusqu'à preuve du contraire.
A aucun moment nous n'avons à intervenir pour tuer le patient, nous sommes médecin pas bourreaux
À aucun moment le médecin est un bourreau quand il laisse le choix au patient de poursuivre les traitements, d'arrêter leur poursuite, de faire une sédation profonde et continue, ou de faire l'euthanasie.
Ps : sédation profonde respectée selon le voeux de patient en amont, la famille et concertation d'équipe.
Tout comme le serait l'euthanasie, et tout comme l'est l'arrêt de la poursuite des soins dans le cadre de la loi Léonéti 2.
Léoneti 2 suffit pour le moment, la sédation profonde enlève toute douleur et plonge le patient dans un sommeil profond.
Lénoeti 2 ne suffit pas, la mort reste lente et profondément traumatisante pour les proches.
Le rôle du médecin est de prendre en charge la douleur physique et psychologique du patient pas de décider quand envoyer le pse de morphine final.
Et à aucun moment le médecin déciderait de donner la dose de morphine finale, parce que ce serait au patient de choisir ou à la famille du patient si ce dernier ne peut s'exprimer.