Citation de jvcisdowned
Et les filles le devenaient par depucelage ?
Pour certains historiens, les filles l'étaient. Pour justifier cette thèse (je parle pas des caciques des gender studies), ils abordent souvent la citoyenneté par son envers : la déchéance.
Pourquoi me diras-tu? Car ces historiens, à juste titre pour le coup, ne considèrent pas la citoyenneté comme uniquement institutionnelle (droit politique, participation aux assemblées...). Ils mettent sur la table la question de la déchéance car elle permet de vérifier que les femmes étaient bien des citoyennes car elles pouvaient au même titre que les hommes, subir des peines d'indignités civiles.
Concernant les sources, une au pif : une tirade éloquente d'Eschine dans son plaidoyer contre Timarque où est raconté que Solon a légiféré sur l'atimie des femmes (atimie : perte des droits civils et politique, voir le topax), tu peux lire cet extrait sur le site de Remacle (source : Eschine, Contre Timarque
http://remacle.org/bloodw[...]eurs/eschine/timarque.htmSolon, le plus célèbre des législateurs, a fait des lois pleines de force et de dignité pour la discipline des femmes. Il interdit toute parure à celle qui aura été surprise en adultère; il lui ferme l'entrée des temples, de peur qu'elle ne corrompe les femmes honnêtes en se mêlant avec elles. Si elle ose contrevenir à la loi, dans l'un de ces deux points, il permet à quiconque le voudra de déchirer sa robe, d'arracher sa parure, de la frapper ; empêchant uniquement qu'on ne lui porte des coups mortels, ou qu'on ne lui fasse des blessures graves ; en un mot, il la couvre de honte, il lui rend la vie insupportable et plus dure que la mort même.
D'ailleurs, ce n'est pas une atimie complète car seulement l'interdiction de se rendre aux temples et de se parer en public.


