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Avatar de Shad Shad
Rappels de quelques règles essentielles pour rp :noel:

:d) vous jouez vos persos et vos persos seulement (perso principal + secondaires nécessaires) ; cela signifie que vous ne pouvez pas faire agir ou tuer - sauf autorisation de l'autre - les persos de quelqu'un d'autre

:d) attendez la réaction des gens et/ou du MJ (moiii) avant de poster à nouveau

:d) il y aura plusieurs votes qui se réalisent par sondage, la majorité l'emportant

:d) ce RP en particulier, malgré les éléments fantastiques, se déroulent dans notre monde. Donc cela obéit aux lois physiques de notre monde :ha:

:d) si vous avez des questions, mettez les tags {HRP} en gros, en gras autour de votre question :oui:


Voilà, bon RP à tous :ange:


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Eqkter caressa du bout du doigt le bureau en acajou clair qui siégait devant la fenêtre. Pensif, il songeait à l'élimination de son compagnon de toujours. Jaalaab s'était fait éliminé par ce que l'Autre avait craint depuis son retour sur Terre : des metis.

Shaé et Natan.

?? eux deux, ils portaient le sang de six des septs Familles. L'??me de l'Autre ignorait comment cela avait pu se produire, les familles s'étant entretuées sans même qu'il n'ait eu à intervenir. Mais cela ne faisait rien. Il eut un petit rire sournois.
Les humains étaient pathétiques, et faibles. Encore plus faibles qu'à leur commencement. Son emprise grandissait sur le monde. Il n'avait pas été difficile de repérer les dirigeants qui lui permettraient de mettre à bien son plan. Les guerres avaient commencées à fleurir, portées par des prétextes religieux. Ironiquement, elles se déroulaient dans la région originelle des Familles. Il avait constaté à son retour que l'humanité s'était très bien débrouillée seule pour pourrir, et il n'avait eu plus qu'à tendre le bras pour secouer la branche, et faire tomber les fruits.
Le Coeur, Onjü, avait été très attristé de voir l'état du monde, et sa rage n'avait rendu son pouvoir que plus puissant. Le Maître des Tempêtes avait amplifié le phénomène de déréglement des écosystèmes, provoquant des cataclysmes inattendus. L'Autre entier s'était délecté de voir à quel point les humains n'avaient pas réagi. Déchirée et désoeuvrée, l'humanité ne serait que plus facile à contrôler.

Le petit homme aux yeux noirs comme le vide tapota contre la vitre. Quelques minutes plus tard, cinq créatures arrivèrent dans son bureau. Il les détailla une à une.
Namra et Ansukura étaient deux soeurs jumelles. Elles avaient la peau mate, de longs cheveux noirs tressés à l'identique, un visage taillé à la serpe. Leurs traits étaient durs, elles semblaient constamment en colère et prêtes à se battre. Sous leurs airs humains presque séduisants, se cachaient des lycanthropes. De terribles machines à tuer, implacables et efficaces. Leur vieillesse leur valait le commandement de l'armée des créatures maléfiques d'Arcadie.
Agenouillé à côté d'elles, Sabulum machonnait lentement un morceau de viande. C'était un homme petit, et atroceusement maigre. Il n'y avait pas besoin de s'approcher de lui pour compter ses côtes. Il était chauve, et sa peau translucide était veinée de noir. Eqkter songea aux photos qu'il avait vu de la Seconde Guerre Mondiale - ce qui l'avait à la fois impressioné et choqué, comme toutes les horreurs qui s'étaient produites pendant ses deux-milles ans d'absence. Sabulum mangeait constamment, mais donnait l'impression de maigrir encore et encore. C'était un Mêstin, un aspireur de vie, qui survivait en volant l'énergie vitale des êtres vivants. Il était effrayant, mais pas autant que Mursum. Ils se ressemblaient étrangement, mais la peau de Mursum partait en lambeaux, laissant appaître une chair nécrosée. Une odeur pestilentielle émanait de sa personne. Les autres le regardaient avec dégoût en faisant bien attention à ne pas le toucher, ce qui leur aurait causé un mal infini.
La dernière créature se tenait en retrait. C'était une femme séduisante, de taille moyenne. Habillée d'une longue robe noire qui moulait ses formes parfaites, Akkis regardait d'un air triste l'assemblée. C'était une hybride mi-humaine mi-omolhk, qui pouvait mimer le pouvoir de n'importe quelle Famille. Elle était redoutablement douée pour semer la mort.

Eqkter sourit. Ses lieutenants avaient été mis en stase plutôt que tués par les Familles, et cela causerait leur perte. Onjü s'occuperrait des metis. Mais il avait une mission bien particulière à confier à ses cinq acolytes. Les Familles allaient disparaitre. Et pour de bon.

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L'air était étouffant malgré sa fraîcheur. Accrochée à la paroi d'une montagne, Lucy étouffa un gémissement de terreur. Elle avait été embarquée par des locaux pour une randonnée montagnarde au sein de la Cordillière des Andes, alors qu'elle avait juste demandé à se rendre à un ancien sanctuaire. Ses bras la faisaient souffrir, ses jambes tremblaient sous l'effort, et le vent gifflait ses joues rondes. La Scholiaste était encore en forme malgré sa quarantaine bien tassée, et elle devait mener sa mission à bien. La survie de plusieurs espèces animales en dépendait.


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Un uppercut du gauche mit son adversaire à terre. Se jetant sur lui, Klaus lui enfonça la trachée du poing. Il regarda la jeune femme qui cherchait désesperement à respirer. Rien n'était plus beau qu'un humain qui luttait pour quelque chose d'aussi basique. Surtout quand cet humain était une prostituée qui avait essayé de le voler. Il s'allongea sur le corps de la fille, lui caressant la poitrine et contemplant ses yeux foncés qui s'embrumaient déjà de la Mort. Puis il se releva, remonta sa braguette et s'enfonça dans les artères enjouées de Pékin en sifflotant, touchant du bout des doigts l'estafilade que la fille avait tenté de lui faire sur son avant bras. Elle avait réussi, mais la plaie était déjà cicatrisée. La vie était belle quand on avait des pouvoirs de Guérisseur.

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Le bruit d'une cascade. Assourdissant. Des milliers de gouttes qui tombent sur mon crâne. Un vacarme qui résonne, qui descend dans tout mon corps, accompagnant la température quasi-glaciale de l'eau. N'importe qui serait déjà mort depuis longtemps. Mais pas moi.
Je suis l'Observateur.
Je regarde le monde, je regarde le chemin que prend chacun des avenirs. Je regarde ces vies, sur le point de basculer.
L'Autre a envoyé ses lieutenants aux quatres coins du monde, pour tuer ceux qui restent.
Personne n'est à l'abri.
J'observe. Qui luttera ?