Topic : « Les frenchdreamers, bien votre essence à 2,5€ ? »

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Citation de OscarLeVisiteur
il est logé, nourri, soigné, blanchi, gratuitement.

Si ton maître décide de te faire dormir sur une paillasse pourrie et pouilleuse avec une chaîne à la cheville, tu fermes ra gueule et tu te fais niquer par le maître en plus, et ses potes, et le chien si il veut.
Avatar de Hisse Hisse
Citation de BlueCerise
Si ton maître décide de te faire dormir sur une paillasse pourrie et pouilleuse avec une chaîne à la cheville, tu fermes ra gueule et tu te fais niquer par le maître en plus, et ses potes, et le chien si il veut.

je ne parle pas de la bougnoulie, merci
Avatar de NukaCola NukaCola
Sinon faut quand même revenir à l'histoire du salariat qui est avant tout une assurance d'emploi et une victoire du prolétariat en ce sens. Mais ça a été dévoyé par le grand capital comme à peu près tout ce qui existe :hap:

A rome je présume qu'il n'existe pas de salariés hormis les soldats et fonctionnaires, eux seuls avaient l'assurance de manger tout le mois
Avatar de OscarLeVisiteur OscarLeVisiteur
Citation de NukaCola
Sinon faut quand même revenir à l'histoire du salariat qui est avant tout une assurance d'emploi et une victoire du prolétariat en ce sens. Mais ça a été dévoyé par le grand capital comme à peu près tout ce qui existe :hap:
A rome je présume qu'il n'existe pas de salariés hormis les soldats et fonctionnaires, eux seuls avaient l'assurance de manger tout le mois

C'est une exagération assez répandue, mais historiquement inexacte. Le salariat existait bel et bien dans la Rome antique, même s'il restait marginal et socialement dévalorisé par rapport à l'esclavage, qui dominait l'économie.

**Le travail salarié existait sous plusieurs formes :**
- Les *mercenarii* (d'où vient le mot "mercenaire";) étaient des travailleurs libres payés à la journée ou à la tâche — dockers, portefaix, moissonneurs saisonniers, ouvriers du bâtiment.
- Les artisans et commerçants employaient parfois des assistants libres rémunérés.
- Certains contrats de louage de services (*locatio conductio operarum*) sont bien attestés dans le droit romain classique, ce qui prouve que la pratique était assez courante pour être encadrée juridiquement.

**Pourquoi cette idée reçue persiste :**
- L'esclavage couvrait l'essentiel des besoins en main-d'œuvre, surtout dans les grandes exploitations agricoles (*latifundia*) et les ateliers urbains.
- Le travail salarié libre avait mauvaise réputation : Cicéron lui-même méprisait ceux qui "vendaient leur peine et non leur art", jugeant cela proche de l'esclavage.
- Les sources littéraires, écrites par et pour l'élite, parlent peu de ces travailleurs journaliers, ce qui les rend moins visibles dans notre image de la société romaine.

Donc plutôt que "il n'existait pas de salariés", on dirait plus justement que le salariat était **résiduel et peu valorisé**, coexistant avec un système dominé par l'esclavage
Avatar de Laplanteverte Laplanteverte 🔪
Citation de NukaCola

A rome je présume qu'il n'existe pas de salariés hormis les soldats et fonctionnaires, eux seuls avaient l'assurance de manger tout le mois

Au début de rome tu pouvais complètement avoir des citoyens paysans ( et je suppose donc aussi des travailleurs urbains). C'était même la colonne vertébrale de la sociologie romaine et ils étaient très appréciés dans les légions au moins jusqu'à l'empire (débrouillard, endurant bon pour creuser des trucs etc ).

Le blé a pas cher d'Afrique du nord et l'influx massif d'esclaves ont tué les classe pauvres et moyennes au profit d’une élite patricienne profondément urbaine ( si ca vous rappelle un pattern :hap: ) .

Et c'est justement le modèle du grand propriétaire qui fait bosser des esclaves ( puis après des serfs a peine mieux traité) qui a profondément avilie l'anthropologie romaine et défiguré l'Italie jusque dans ses écosystème.

Au XIXe les campagnes de la botte étaient encore des trous a merde ravagées par le paludisme à cause des défrichements ou les grands prioritaires des bourgeoisies urbaines cherchaient par tous les moyens à obliger les pauvres des hauteurs de travailler dans leur marais qui étaient aussi dangereux pour la santé que des mines de charbons.

Mais c'est ce modèle que les droitardés des villes issue d’écoles ecologistes germanisantes veulent importer en s'imaginant être les ubermenches qui feront bosser à la beches des indiens. :hap:
Avatar de LoveStreet LoveStreet
La vie d'un légionnaire romain n'était pas plus facile que celle d'esclave (pire parfois même d'une certaine façon)

Il n'y a aucune différence aujourd'hui entre un esclave antique et un salarié d'aujourd'hui si ce n'est l'illusion d'un salaire qui te loge et nourri a peine tout comme l'était l'esclave officiel, a défaut de servir dans une pars urbana et se taper des dealers negres dans sa cage d'escaliers.
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