Avant-propos
Lieu de tourments, mystère de l'au-delà, l'enfer intrigue et à toujours suscité beaucoup d'interrogations. Ce lieu existe-t-il réellement ? Est-il éternel ?
🔱 La représentation "traditionnaliste"
Croûte officielle accompagnant souvent les articles de mauvaise qualité


On retrouve au centre le fameux pendule oscillant entre "toujours !!!" et "jamais !!!" signifiant que les peines de l'enfer sont éternelles. Au XIXe siècle ceci était enseigné aux enfants dans les écoles républicaines.
🔱 Le point de vue moderniste
"Comment un Dieu si bon peut-il infliger un tel châtiment à ses créatures qu'Il aime malgré leurs péchés ? C'est impossible" répondent les modernistes horrifiés devant la croûte.
🔱 L'amalgame enfer/géhenne
Si le point de vue moderniste est condamnable au plan théologique, le pseudo-traditionnalisme l'est également car il ne distingue pas enfer et géhenne. Tandis que l'enfer est un lieu situé dans l'au-delà et devant durer jusqu'au jugement dernier, la géhenne est l'endroit dans lequel les damnés connaitrons la "seconde mort" et seront anéantis à jamais.
Démonstration que l'enfer n'est pas éternel en quatre parties.
🗝️ Médias
Les articles au sujet de l'enfer sont toujours indigents et colportent tous la même idée quelle que soit la ligne éditoriale ou doctrinale du média. C'est la seule assertion faisant consensus parmis les modernistes, traditionalistes, mais aussi universitaires athées et évangélistes : l'Eglise aurait enseignée que les tourments de l'enfer sont éternels. Selon ces articles, sur quoi cette affirmation repose-t-elle ? Un slogan suspect et mal sourcé : "l'offense faite à une majesté infinie mérite un châtiment infini." (Nous reviendrons sur ce slogan dans la quatrième partie) mais aussi un morceau de dogme qui dit le contraire (nous reviendrons sur ce dogme dans la troisième partie) et enfin des morceaux de versets mal interprétés (nous reviendrons sur ces versets dans la deuxième partie). Les catéchismes récents (pas les anciens) sont parfois cités mais eux-même n'apportent aucune sources... Une argumentation peu probante donc.
🗝️ Ecriture
L'esprit de l'Ecriture est assez explicite sur la question quoique les formulations littéraires "feu éternel" et "mort éternelle" peuvent induire en erreur. Ici le mot éternel doit être entendu au sens littéraire de "définitif". L'enfer, shéol, hades ou séjour des morts est un lieu bien distinct de la géhenne ou étang de feu. Tandis que les damnés en enfer subissent des peines inégales, chacun en proportion de son péché, les expressions "géhenne" (décharge) ou "étang de feu" évoquent a contrario un récipient unique, indiquant que les damnés subissent la même peine, notion confirmée par le verset Apocalypse 20;12 dans lequel St Jean voit les damnés formant un seul groupe à gauche du Seigneur, groupe contenant "les petits et les grands" ; le jugement dernier étant un jugement collectif, on déduit là encore que les damnés subissent la même peine sinon il serait équivalent à un jugement individuel.
🗝️ Dogme
Le seul dogme cité faisant référence aux peines de l'enfer est le suivant :
Outre que cette définition dogmatique porte initialement sur le sacrement de baptême et ne prétend donc nullement définir l'enfer, il établit néanmoins une distinction claire entre enfer et géhenne, confirmant ainsi qu'ils sont deux endroits différents. De plus le dogme précise que les peines sont inégales en enfer d'où l'on déduit qu'elles ne le sont pas dans la géhenne.
🗝️ Philosophie
Au plan sémantique, la mort est le contraire de la vie : "mourir" signifie "ne plus exister". Or dans la croyance d'un enfer éternel, les damnés ne meurent jamais car il faut être vivant pour souffrir et sentir la douleur ; cette croyance nous mène donc à une impasse sémantique dans laquelle les mots n'ont plus de sens. Quant à cette formule soi-disant de la tradition : "l'offense faite à une majesté infinie mérite un châtiment infini", on s'aperçoit qu'elle est falsifiée. En effet, cette formule est expliquée dans la soi-disant somme théologique (falsifiée également) dite de St Thomas d'Aquin par le raisonnement suivant : l'âme étant limitée, ne pouvant payer en intensité le prix de son péché (infini et illimité), elle doit donc le payer en durée. Or justement ce raisonnement fait sens dès lors qu'on l'inverse, comme toujours avec les maximes du démon : l'âme étant limitée par son ignorance, elle ne peut offenser Dieu infiniment et c'est pourquoi il y'a des péchés plus ou moins grave et que l'Eglise ne juge pas ceux en dehors d'elle.
🔱 La représentation "traditionnaliste"
Croûte officielle accompagnant souvent les articles de mauvaise qualité


On retrouve au centre le fameux pendule oscillant entre "toujours !!!" et "jamais !!!" signifiant que les peines de l'enfer sont éternelles. Au XIXe siècle ceci était enseigné aux enfants dans les écoles républicaines.
🔱 Le point de vue moderniste
"Comment un Dieu si bon peut-il infliger un tel châtiment à ses créatures qu'Il aime malgré leurs péchés ? C'est impossible" répondent les modernistes horrifiés devant la croûte.
🔱 L'amalgame enfer/géhenne
Si le point de vue moderniste est condamnable au plan théologique, le pseudo-traditionnalisme l'est également car il ne distingue pas enfer et géhenne. Tandis que l'enfer est un lieu situé dans l'au-delà et devant durer jusqu'au jugement dernier, la géhenne est l'endroit dans lequel les damnés connaitrons la "seconde mort" et seront anéantis à jamais.
Démonstration que l'enfer n'est pas éternel en quatre parties.
🗝️ Médias
Les articles au sujet de l'enfer sont toujours indigents et colportent tous la même idée quelle que soit la ligne éditoriale ou doctrinale du média. C'est la seule assertion faisant consensus parmis les modernistes, traditionalistes, mais aussi universitaires athées et évangélistes : l'Eglise aurait enseignée que les tourments de l'enfer sont éternels. Selon ces articles, sur quoi cette affirmation repose-t-elle ? Un slogan suspect et mal sourcé : "l'offense faite à une majesté infinie mérite un châtiment infini." (Nous reviendrons sur ce slogan dans la quatrième partie) mais aussi un morceau de dogme qui dit le contraire (nous reviendrons sur ce dogme dans la troisième partie) et enfin des morceaux de versets mal interprétés (nous reviendrons sur ces versets dans la deuxième partie). Les catéchismes récents (pas les anciens) sont parfois cités mais eux-même n'apportent aucune sources... Une argumentation peu probante donc.
🗝️ Ecriture
L'esprit de l'Ecriture est assez explicite sur la question quoique les formulations littéraires "feu éternel" et "mort éternelle" peuvent induire en erreur. Ici le mot éternel doit être entendu au sens littéraire de "définitif". L'enfer, shéol, hades ou séjour des morts est un lieu bien distinct de la géhenne ou étang de feu. Tandis que les damnés en enfer subissent des peines inégales, chacun en proportion de son péché, les expressions "géhenne" (décharge) ou "étang de feu" évoquent a contrario un récipient unique, indiquant que les damnés subissent la même peine, notion confirmée par le verset Apocalypse 20;12 dans lequel St Jean voit les damnés formant un seul groupe à gauche du Seigneur, groupe contenant "les petits et les grands" ; le jugement dernier étant un jugement collectif, on déduit là encore que les damnés subissent la même peine sinon il serait équivalent à un jugement individuel.
🗝️ Dogme
Le seul dogme cité faisant référence aux peines de l'enfer est le suivant :
[...] quant aux âmes de ceux qui disparaissent en état effectif de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en enfer, pour y être punies cependant de peines inégales et iront dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges [...]
Pape Eugène IV, Concile de Florence, Letentur coeli, Sess. 6 ; 6 juil. 1439, ex cathedra
Outre que cette définition dogmatique porte initialement sur le sacrement de baptême et ne prétend donc nullement définir l'enfer, il établit néanmoins une distinction claire entre enfer et géhenne, confirmant ainsi qu'ils sont deux endroits différents. De plus le dogme précise que les peines sont inégales en enfer d'où l'on déduit qu'elles ne le sont pas dans la géhenne.
🗝️ Philosophie
Au plan sémantique, la mort est le contraire de la vie : "mourir" signifie "ne plus exister". Or dans la croyance d'un enfer éternel, les damnés ne meurent jamais car il faut être vivant pour souffrir et sentir la douleur ; cette croyance nous mène donc à une impasse sémantique dans laquelle les mots n'ont plus de sens. Quant à cette formule soi-disant de la tradition : "l'offense faite à une majesté infinie mérite un châtiment infini", on s'aperçoit qu'elle est falsifiée. En effet, cette formule est expliquée dans la soi-disant somme théologique (falsifiée également) dite de St Thomas d'Aquin par le raisonnement suivant : l'âme étant limitée, ne pouvant payer en intensité le prix de son péché (infini et illimité), elle doit donc le payer en durée. Or justement ce raisonnement fait sens dès lors qu'on l'inverse, comme toujours avec les maximes du démon : l'âme étant limitée par son ignorance, elle ne peut offenser Dieu infiniment et c'est pourquoi il y'a des péchés plus ou moins grave et que l'Eglise ne juge pas ceux en dehors d'elle.

et cela jusqu'au judgment day, après quoi ils disparaîtrons dans l'étang de feu comme Terminator dans le magma
Alors, ils ne souffrirons plus
et on entendra plus jamais parler d'eux







