J'arrête la fic donc vous aurez la flemme de lire en entier la suite que j'ai écrit sachant que ça ne clôt même pas l'intrigue. Je vous résume donc la suite de ce que j'avais écrit :
Chapitres 6 à 10 :
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chapitre 6 = la meuf et le vieux qu'elle a rencontrée prennent l'hélicoptère pour rejoindre un lieu insulaire quelconque où se réfugier. Le brouillard s'avérant intraversable, et le carburant commençant à se raréfier, ils doivent atterrir en urgence sur un cordon dunaire, coincés entre une plage et une forêt.
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chapitre 7 = la meuf va à pied vers une petite ville côtière non loin, lorsque qu'elle se rend compte que le vieux lui a subtilisé son flingue. Et tandis qu'elle est toute fâchée et qu'elle retourne à l'hélico, elle entend des coups de feu. Il y a des miliciens avec des fusils de chasse genre on dirait Vindictis, et ils tirent sur le vieux qui riposte, les miliciens la voient du coup elle s'implique dans la bagarre. Blablabla fusillade intense et pleine de suspens, au final elle est blessée et se barre dans la forêt où elle s'évanouit comme une merde. Cliffhanger putassier.
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chapitre 8 = elle se réveille chez deux ados qui l'ont généreusement soignés et qui lui expliquent la situation : coincés entre la mer et un marécage embrumé, ils se trouvent près d'une petite ville, marquée notamment par la présence d'un certain Jacob, leader individualiste et ne croyant en rien, qui exerce un contrôle tyrannique sur les environs via des miliciens qui lui sont fidèles. Affaiblie par le chapitre 7, et partageant un ennemi commun avec ces deux frères, elle décide de leur faire confiance et reste avec eux.
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chapitre 9 = Les 2 frères veulent aller buter Jacob pour libérer leurs parents qui sont retenus prisonniers ou je nsais quelle excuse à la con, et incitent Noémie à les suivre dans cette entreprise risquée. Ils décident de faire ça en foutant le feu à des points stratégiques, et y arrivent très bien dans un premier temps.
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chapitre 10 = La brume ayant formé un espèce de dôme au-dessus de la ville, l'oxygène qui y est piégé est rapidement comburé. Suite à quelques péripéties, l'héroïne et les 2 frères sont les seuls survivants de la ville, et mystère que va-t-il se passer ?
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Ensuite :
La fin de cet arc se conclurait par un Deus Ex Machina pour relancer l'intrigue. Au sens propre du terme, parce que vous vous doutez que la brume chelou ne sortait pas d'un diesel mal réglé. Ensuite il y avait un autre arc, et, spoiler, à la fin la meuf mourrait dans des circonstances qui n'auraient pas été du goût de tout le monde.
Pourquoi c'est de la mayrde 1 : the premise
En fait, j'étais parti d'une idée de base qui n'était pas exploitable telle quelle. L'idée de base de la fic, l'idée à l'origine de cette histoire de brume, l'idée qui inspira le titre, l'idée qui justifie le choix (périlleux) que le personnage principal soit une femelle à moitié asociale à la psychologie instable et violente, bref, l'idée principale nécessitait pour être abordée une assez longue introduction, et quand l'idée de départ ne se manifeste qu'après 15 chapitres, c'est qu'il y a à la base un problème dans la conception du synopsis.
Pourquoi c'est de la mayrde 2 : l'innarrêtable improvisation
Au fur et à mesure de cette introduction, je me suis laissé emporté par les péripéties pas forcément intéressantes ni pertinentes que cette introduction me semblait nécessiter. Si bien que, outre la longueur ingérable pour une première fic, je me suis scénaristiquement trop éloigné de ce que j'aurais voulu faire, ce qui m'aurait obligé à conclure le 1er arc par un Deus Ex Machina un peu trop puissant à mon goût, et ne faisant au final que peu de sens.
Pourquoi c'est de la mayrde 3 : les clichays
En voulant éviter certains de mes clichés préférés sous prétexte qu'ils étaient clichés, je ne suis retrouvé emmerdé : outre les personnages et les situations que je ne savais pas gérer, d'autres clichés sont apparus, et ceux-là étaient des clichés que je n'aime pas. Non seulement ce début de fic n'est qu'une vide introduction, mais en plus, c'est prévisible et inintéressant.
Du coup, je n'ai pas trop de motivation à continuer un truc de mayrde qui de toutes façons ne concrétiserait jamais l'idée de base que j'en avais : donc j'arrête la fic et je lock
Qu'en déduire ?
1 - Il ne faut pas chercher à éviter les clichés, au contraire, ceux qui viennent naturellement sont ceux qui sont les plus cools.
2 - Il convient de commencer une fic par son début naturel, quitte à devoir faire des explications
a posteriori, ce qui implique d'avoir une assez bonne idée du scénario global avant de commencer (plutôt que de juste avoir une idée de la fin

).
3 - C'est nettement plus productif de faire ça manuscritement puis de recopier au propre. Faire ça directement à l'ordi est peu intéressant.
4 - La plus grande difficulté pour moi est, sans nul doute, de trouver des noms aux personnages.
5 - L'imparfait du subjonctif est, effectivement, un temps particulièrement majestueux, et son emploi justifie à lui seul l'existence de cette moitié de fic.
Et maintenant ?
Maintenant, enrichi de ces conclusions, ça fait une semaine que j'écris une fic reprenant des idées diverses qui me traînent dans la tête depuis longtemps, le tout mixé dans un récit très classique mais malgré tout bien mieux et bien plus intéressant que feu ma première fic ici-présente.
Le problème étant que quand j'approche cette jauge de mon scénario, elle oscille entre le "pas très bataclan" et le "pas bataclan"


En temps normal, un disclaimer aurait suffit, mais là en France c'est "l'état d'urgence" (une urgence qui dure 3 mois

même moi je ne procrastine pas à ce point). Du coup je continue pour l'instant au format papier, et ma fic, faisant clairement l'apologie du terrorisme, sera publiée après la fin de cet "état d'urgence"