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Hikikomori (引きこもり) est un mot japonais désignant un état psychosocial et familial concernant principalement des adolescents ou de jeunes adultes qui vivent coupés du monde et des autres, cloîtrés chez leurs parents, le plus souvent dans leur chambre pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, en refusant toute communication, même avec leur famille, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels
Source: Wikipedia
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Le phénomène d'hikikomori est d'une ampleur sociale et familiale. De nombreuses familles japonaises sont touchées par ce phénomène, préférant souvent s'occuper de cela dans le cadre privé. Mis à part les familles, c'est surtout l'impact psychosocial de cet isolement qui est notable.
Le Japon est un pays où, notamment dans les grandes villes, l'accès à la consommation impérative est très direct. De très nombreux distributeurs arborent les rues plus ou moins excentrées, les konbinis (des supermarchés où l'on trouve de tout) sont ouverts 24 heures sur 24, toute la semaine et avec caisse automatique... La société japonaise, dans son modèle de service aux consommateurs, participe à l'isolement de milliers d'adolescents. Néanmoins, ce qui est notable avec l'hikikomori, c'est que quelqu'un souffrant de cette phobie sociale ne prend même pas la peine d'aller à la caisse d'un konbini. Un hikikomori reste enfermé dans sa chambre parfois pendant plusieurs mois voire années.
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Le système scolaire ainsi que l'accès à l'emploi, eux aussi, sont très sélectifs. Les enfants et adolescents japonais sont classés toutes les années de leurs vies, plus ou moins officieusement lors de la petite enfance. Le travail au Japon est notable de part sa rigueur et son importance au sein de la société et de la famille (cf. phénomènes des Sararimen et Karôshi). La pression sociale au Japon, par rapport au travail, est un vrai problème dont résulte plusieurs syndrômes, comme le gogatsu-byō («mal du mois de mai») qui touche les jeunes comme les salariés. En effet, le mois de mai au Japon correspond à la rentrée (la rentrée au Japon concerne les écoles et les entreprises en même temps, le cadrage est le même, à savoir d'Avril à Mars) ce qui signifie souvent; nouvelle classe, ou nouvelle entreprise. Le gogatsu-byō se présente comme une forme de dépression chronique et réactionnelle, avec comme symptômes des bouffées délirantes ou des dépersonnalisations.
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Le phénomène d'hikikomori est tellement présent au Japon que ce dernier a un véritable impact sur le société et la culture japonaise. En décembre 2015, une étude parle de 540 000 hikikomori, enfermés depuis au moins six mois, 35 % d’entre eux depuis au moins 7 ans. En 2000, un hikikomori de 17 ans a pris le contrôle d'un bus et tué une passagère, un autre a enlevé et sequestré une fille pendant 9 ans, un dernier a tué 4 petites filles pour reproduire la scène d'un manga...
Bien qu'il y ait un silence pesant autour des hikikomoris (les familles se taisent, les médias l'évoquent de manière anecdotique, l'état ne prend aucune mesure), ce dernier est néanmoins représenté dans des oeuvres culturelles comme dans Death Note avec le personnage de L, qui est hikikomori, ou alors dans la pièce de théâtre de Yōji Sakate Le Grenier.
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</img>Hikikomori (引きこもり) est un mot japonais désignant un état psychosocial et familial concernant principalement des adolescents ou de jeunes adultes qui vivent coupés du monde et des autres, cloîtrés chez leurs parents, le plus souvent dans leur chambre pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, en refusant toute communication, même avec leur famille, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels
Source: Wikipedia
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</img>Le phénomène d'hikikomori est d'une ampleur sociale et familiale. De nombreuses familles japonaises sont touchées par ce phénomène, préférant souvent s'occuper de cela dans le cadre privé. Mis à part les familles, c'est surtout l'impact psychosocial de cet isolement qui est notable.
Le Japon est un pays où, notamment dans les grandes villes, l'accès à la consommation impérative est très direct. De très nombreux distributeurs arborent les rues plus ou moins excentrées, les konbinis (des supermarchés où l'on trouve de tout) sont ouverts 24 heures sur 24, toute la semaine et avec caisse automatique... La société japonaise, dans son modèle de service aux consommateurs, participe à l'isolement de milliers d'adolescents. Néanmoins, ce qui est notable avec l'hikikomori, c'est que quelqu'un souffrant de cette phobie sociale ne prend même pas la peine d'aller à la caisse d'un konbini. Un hikikomori reste enfermé dans sa chambre parfois pendant plusieurs mois voire années.
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</img>Le système scolaire ainsi que l'accès à l'emploi, eux aussi, sont très sélectifs. Les enfants et adolescents japonais sont classés toutes les années de leurs vies, plus ou moins officieusement lors de la petite enfance. Le travail au Japon est notable de part sa rigueur et son importance au sein de la société et de la famille (cf. phénomènes des Sararimen et Karôshi). La pression sociale au Japon, par rapport au travail, est un vrai problème dont résulte plusieurs syndrômes, comme le gogatsu-byō («mal du mois de mai») qui touche les jeunes comme les salariés. En effet, le mois de mai au Japon correspond à la rentrée (la rentrée au Japon concerne les écoles et les entreprises en même temps, le cadrage est le même, à savoir d'Avril à Mars) ce qui signifie souvent; nouvelle classe, ou nouvelle entreprise. Le gogatsu-byō se présente comme une forme de dépression chronique et réactionnelle, avec comme symptômes des bouffées délirantes ou des dépersonnalisations.
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</img>Le phénomène d'hikikomori est tellement présent au Japon que ce dernier a un véritable impact sur le société et la culture japonaise. En décembre 2015, une étude parle de 540 000 hikikomori, enfermés depuis au moins six mois, 35 % d’entre eux depuis au moins 7 ans. En 2000, un hikikomori de 17 ans a pris le contrôle d'un bus et tué une passagère, un autre a enlevé et sequestré une fille pendant 9 ans, un dernier a tué 4 petites filles pour reproduire la scène d'un manga...
Bien qu'il y ait un silence pesant autour des hikikomoris (les familles se taisent, les médias l'évoquent de manière anecdotique, l'état ne prend aucune mesure), ce dernier est néanmoins représenté dans des oeuvres culturelles comme dans Death Note avec le personnage de L, qui est hikikomori, ou alors dans la pièce de théâtre de Yōji Sakate Le Grenier.
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