Topic : « [RESULTAT] - 2éme saison de la chasse au pseudo bleu »
Voici mon histoire en un seul morceau, pour ceux qui auraient envie de la lire.
"C'était un doux hiver de décembre , nous nous baladions sur le Marché de Noel du village , sous les vapeurs du vin chaud . Nous avancions à petit pas , au rythme de la foule , accompagné du chant des artisans qui résonnait dans leur grands chalet blanc . Des vendeurs de tissus , des artisans du bois , des spécialistes de la gourmandise , ils étaient nombreux . Nous avancions donc dans ces ruelles blanches illuminés par de vives couleurs , jusqu'a ce qu'un stand assez particulier attira mon attention .. "
"Approchez, approchez Messieurs-Dames, n'ayez pas peur ! Venez faire la découverte d'un objet qui va changer votre vie à tout jamais !"

La curiosité attisée par cet étrange vendeur scandant sa ritournelle à répétition, quelques badauds s'ammassaient déjà devant le stand, étrangement luxueux avec ses colonnes de bois verni sur lesquels trônaient sculptées, de magnifiques gargouilles grimaçantes et autres dragons cracheurs de feu.

Je laissais ma femme un instant, trop occupée qu'elle était à reluquer des babioles scintillantes dans l'éphémère échoppe d'un vendeur chinois probablement sans papiers qui lui avait déjà ponctionné cent-cinquante euros en quinze minutes.
et me frayait un chemin parmi la foule maintenant compacte 
pour arriver devant une table de fortune recouverte d'une nappe en soie.
Dès cet instant, le vendeur cessa d'haranguer les passants et me fixa d'un regard entendu

"Aah vous, je vous connais ! Oui, je vous connais, Monsieur ! Vous avez des rêves brisés, des désirs refoulés ! Vous voulez changer de VIE !" me lança-t-il. D'un air désinvolte, le même que j'adopte lorsque je vais faire les brocantes ou payer mes impôts, je répondis :
"Je suis curieux de découvrir cet objet magique qui m'apportera fortune et gloire, marchand ! Fais ta démonstration !"

Portant son regard sur la foule, il cria : " Mesdames, Messieurs, ce courageux jeune homme n'a pas peur de l'aventure ! Grâce à lui vous allez découvrir le fantastique pouvoir d'une technologie qui nous vient des confins du monde connu !"

"On raconte que le premier exemplaire de cet objet à été découvert sur un site archéologique au moyen-orient, tout près de l'actuelle Israel ! D'après une légende locale, il aurait été abandonné là par un vaisseau de visiteurs venu de l'ESPACE ! Et aujourd'hui, Mesdames et Messieurs, moi, Aragland Battlesbroof, descendant direct de la lignée des Battlesbroofberg, j'ai recrée cet objet, et je viens à vous en philantrope pour vous le céder à un prix défiant toute concurrence ! Mesdames et Messieurs, très cher volontaire, laissez-moi vous présenter... LE LARRYSITOR !"

Soulevant une petite toile qui recouvrait son secret, il dévoila un objet pyramidal tout en métal poli et verdâtre de la taille d'une manette Dreamcast, au sommet duquel était incrusté une petite pierre précieuse qui aurait pu être une topaze , si elle n'avait pas un aspect plastifié malaisant. Il en émanait une étrange lueur.

A la vue de cet "artefact" d'usinage manifestement industriel, qui était à l'évidence un presse-papiers laid comme une féministe, les trois quarts de la foule partirent sans demander leur reste avant même de connaître son utilité, ce qui n'arracha pas au vendeur son sourire commerçant.
"Et maintenant, cher volontaire, préparez-vous. Car le LARRYSITOR va faire de vous un homme nouveau. Il vous apportera fortune et santé pour le restant de votre vie, qu'il prolongera si vous lui accordez votre foi la plus absolue, parole de Battlesbroof !"

Cette fois c'en était trop pour les derniers passants, et je me retrouvai seul en tête-à-tête avec cet Aragland qui me fixait toujours d'un regard carnassier.
"Alors, vous êtes prêt à essayer ? Ce n'est pas douloureux, pas de panique !"

"De toutes façons je n'ai rien d'autre à faire aujourd'hui, dis-je avec lassitude après m'être retourné vers le stand du chinois qui était manifestement en train de sucer mon RSA par l'intérmédiaire de ma femme

"Comment ça marche, Aragland ?"

"Avant de commencer, sachez que la démonstration coûte sept-cent soixante euros TTC. Pour acheter le LARRYSITOR, c'est un peu plus. Un bien maigre prix pour avoir une vie de rêve !"

"WTF ?!?! SERIEUSEMENT AMIGO JAMAIS JE PAYE ILEOUFLUI"

La fortune et la santé, ça m'aurait bien tenté, dommage.
"Allez, je veux bien vous faire une courte démo gratuitement. Essayez l'objet et allez gratter un Black-Jack, vous m'en direz des nouvelles."

Il ne se démontait pas. Après tout pourquoi pas, me dis-je en prenant l'objet entre mes mains.
"Et maintenant, qu'est-ce que..."
"C'est automatique. Désirez simplement avoir de LA CHANCE et fermez les yeux, le LARRYSITOR rentrera en connection avec votre esprit et executera votre volonté !"

Je fermais les yeux et priai donc la Sainte-Chance. Les rouvrant, je vis avec étonnement le vendeur remballer son établi et ses marchandises.
"Qu'est-ce que vous faites ?"
"Il se fait tard, jeune homme, j'ai un rendez-vous chez le dermatologue et je vous prierai de bien vouloir me payer maintenant"

"Mais qu'est-ce que... Vous croyez que je vais vous lâcher huit-cent boules comme ça ??? J'ai même pas cinq euros pour un kebab encul..." commençais-je en agitant mon portefeuille devant son nez... DUQUEL S'ECHAPPERENT VINGT BILLETS DE CINQ-CENTS EUROS !!!
"Allez, maintenant payez-moi, je dois y aller !"

Il ne rigolait plus du tout, et je restais figé tandis qu'il piochait dans les devises éparpillées au sol.
"WTF ? Mais WTF ?"
pensais-je alors qu'il séloignait.
La LARRYSITOR fonctionnait. J'étais devenu chanceux. Je me sentais en pleine forme. Je n'en croyais pas mes sens. Etais-je prédéstiné à cet instant ?
Remuant les questions sans réponses dans ma tête, je repris mes esprits et tenta de retrouver ma femme.
"Betty ? BETTY ?" appelais-je sur la place presque vide.
"Allons, tu ne m'a pas appelé Betty depuis le lycée !", s'exclama une voix derrière moi.
Je me retournai, pour découvrir, se tenant devant moi avec un sourire radieux, un véritable avion de chasse. Blonde, un bon mêtre soixante-dix, une poitrine de déesse grecque, la pin-up s'adressait à moi comme si nous nous connaissions !
"Tu sais bien que je préfère Elisabeth, mon chou !"

Elle m'embrassa fouguesement. Je pensai à la repousser, mais mon cerveau calcula à toute vitesse les évenements. Je n'étais pas un de ces idiots de films hollywoodiens qui mettent des plombes à comprendre que leur vie à changé et qu'il faudrait en profiter.
Ma femme était passée d'une 5/10 qui ne suçait pas et cuisinait du surgelé à une bombe sexuelle manifestement chaude comme la braise, mes poches étaient remplies de billets de banques tous frais, je n'osais même pas imaginer les tablettes de chocolot Milka qui avaient du apparaitre sur mon torse, me dis-je en regardant l'étiquette Gucci de ma chemise.
Le LARRYSITOR avait marché merveilleusement, bien mieux que prévu par la présentation de Battlesbroof, et ce Noêl allait sûrement être le plus beau de toute ma vie.
------
J'étais tout de même relativement sous le choc le lendemain.

La nuit avait été longue et transcendante. Entre une brouette russe et un soixante-neuf, entre deux rails de coke et deux tartines de caviar, je n'avais pas eu le temps de me demander ce qu'allait impliquer un tel changement.
Je ne me considérais pas comme naif et je me doutais que certaines implications pouvaient survenir. Allongé, ma 10/10 dormant dans mes bras, je jettais une oeil au LARRYSITOR que j'avais psoé négligemment sur la table de nuit.
Devrais-je l'utiliser fréquemment ? Ma chance allait-elle s'estomper ? Allais-je redevenir un looser assagi comme dans n'importe quel nanard du dimanche après-midi ?
Il me fallait des réponses, je ne voulais pas me torturer en attendant un hypothétique retour en arrière. Je DEVAIS savoir si cela n'était qu'une rêve passager.
Le Lundi suivant, je décidais donc d'apporter le LARRYSITOR chez un ami archéologue que j'avais évidemment LA CHANCE de connaitre

Peut-être pourrait-il m'en dire plus, car retrouver Aragland Battlesbroof m'apparaissait désormais tenir de l'impossible. Si il m'avait laissé avec dans les mains un objet si puissant, sans demander son reste, il y avait une raison, et j'avais le sentiment d'être une bombe à retardement.
On ne s'octroit pas comme cela une CHANCE aussi puissante sans en payer les conséquences, et en plus, je savais d'experience qu'un grand pouvoir impliquait de grandes responsabilités.

----------
Doc Martin me regarda avec un sourire dans l'entrebaillement de sa porte d'entrée.
"Mec, tu sais que c'est Noel ? Je suis chercheur au CNRS moi, pas bénévole aux restos du coeur de la chasse au trésor. Je suis en vacances pendant deux semaines et toi tu viens m'emmerder avec ton goodie d'Assassin's Creed Origins

"Allez vieux, jettes-y un oeil, je t'assures que ça vaut le coup"

"T'a changé depuis que t'a go muscu, tu sais ?"
Grommela-t-il en me laissant rentrer.
Dans la brume de sa chambre de bonne, je pouvais distinguer du matériel scientifique de pointe. Des microscopes, des appareils de datation au carbone 14, de l'éléctronique qui coutait la peau des fesses.
"Toi aussi t'a pas mal de goodies, pas vrai vieux ?"

"Oh ça va, me fais pas la morale. Je gagne 1250 euros par mois nets."

"Si je te disais que ça pouvais changer ? Que d'ici vingt secondes tu pouvais te retrouver avec une villa-jacuzzi-harem à Cap Canaveral et un prix Nobel sans lever le petit doigt ?"

"Arrêtes ton char. Bon, pose ton truc sur le plan de travail, d'ici vingt secondes je vais te prouver que tu ferais mieux d'aller revendre ta merde chez Cash Converters !"

Il se mit au travail et étudia avec précision le LARRYSITOR. Un prélevement, une datation, il lui fit la totale pendant que je me défonçais sur son canapé en regardant American Dad.

Quel CHANCE j'avais d'avoir un ami aussi compréhensif. Les effets ne s'étaient pas encore estompés et je commençais à me demander si je n'avais pas tout simplement tiré le gros lot.
J'étais en train de rouler un Blunt fraise-vanille avec un sachet de King's Kush qu'un pigeon venait de déposer sur le rebord de la fenêtre, quand Martin vint vers moi, les yeux ecarquillés.
"Amigo... mec... Ce... Ce truc c'est..."

"Alors, bien mon goodie ?
" Lui lançai-je avec un sourire.
"C'est un artefact ultra-ancien mec ! J'ai même pas réussi à analyser la composition du métal ! La datation lui donne 17000 ans au compteur, à deux jours près !"

"17000 ans ? Merde ça expliquerait pourquoi l'autre type me l'a refourgué sans problème, il a du le chourrer à un musée."
"Pas possible copain, ce truc n'est pas référencé. Mais c'est pas le plus intéressant. Regarde !"
Il me tendit une tablette qui affichait un tableur Excel intitulé "Analyses énérgétiques". On y distinguait une courbe folle qui affichait des nombres rouges à 7 chiffres façon relevé sysmique.
"Je dois comprendre quoi au juste, Doc ?"

"Le LARRYSITOR dégage plus d'énérgie que n'importe quel réacteur nucléaire existant. Pour te donner un ordre de grandeur, le soleil dégage la moitié de l'énérgie affichée."

"Mais c'est impossible Doc, on serait déjà grillés et toute la ville avec !" M'exclamais-je.
"La planète entière amigo. La planète entière. Je sais pas comment c'est possible mais il faut apporter ce truc aux autorités, là maintenant, tout de suite. Qui sait ? Ça pourrait être une source d'énérgie pérpétuelle, une pierre philosophale, ça pourrait sauver le monde !!!
dit-il avec entrain.
"Oui, sauver le monde...
"
Il me donna le LARRYSITOR et s'effondra dans le canapé pour se rouler un bédo. Alors qu'il était en train de faire un toncar avec une vieille boite de choco-pops, j'écarta sa tignasse de hippie d'un revers de la main et caressa son cou poilu.
"Mais tu fais q...
"
Je serrai le plus fort possible. Grâce à ma force nouvellement acquise, il mourrut en quelques secondes.
Je regardai le LARRYSITOR en tremblant.
"C'est à moi que reviens la Chance. C'EST A MOI !"

----------
Deux mois plus tard
Le LARRYSITOR m'avait propulsé. J'avais retenté de l'utiliser peu après la mort de mon ami scientifique. Une seule séance de cinq secondes avait suffit à faire de moi un homme imménsément riche. Je venais tout juste d'acheter deux gratte-ciel à New-York, j'avais une dizaine de villas dans les îles du pacifique, des femmes en pagaille, un corps de rêve et toute la drogue du monde. Ça s'était passé comme ça, sans que j'ai besoin d'y faire grand-chose.
Plus le temps passait et plus je ressentais la Chance bouillonner autour de moi. Je dégageais une énérgie intense. J'avais un pouvoir infini. J'étais enfin l'homme accomplit que j'avais toujours mérité d'être. Je n'avais jamais cherché à en savoir plus sur le LARRYSITOR. Depuis la mort tragique de Doc Martin, j'avais décidé de passer à autre chose. L'objet était à présent sous clé dans une de mes nombreuses panic room, dans ma propriété en Argentine, et je ne comptais plus l'utiliser avant d'en ressentir le besoin.
Alors qu'Elizabeth terminais d'étaler le contenu de mes couilles chanceuses sur le visage d'une amie à elle
, une pensée me vint soudainement à l'esprit. Les flics avaient retrouvé tout ce matériel chez Doc Martin, et avaient conclus à un reglement de compte entre trafiquants de drogues ou de materiel volé, avec mort par étranglement, mais avaient aussitot classés le dossier. 

C'était mon ami et j'étais persuadé que grâce à ma chance, je pouvai retrouver les coupables et leur faire payer ce qu'ils lui avaient fait ! Je lui devais au moins ça. Après tout, c'est grâce à lui si je connaissais désormais une partie de la vérité sur le LARRYSITOR.
Je savais que je ne devais pas prendre à la légère son pouvoir, et c'est pourquoi après avoir violemment savaté la gueule d'Elisabeth et de sa copine qui voulaient m'accompagner, j'évitais les flaques de sang pour enfiler mes chaussures en croco. Je grimpais ensuite dans mon jet privé. Direction l'Argentine. Une dernière fois. Et j'arrêterais. J'avais déjà tout ce qu'un homme pouvait désirer.
Je devais utiliser le LARRYSITOR pour mettre un terme définitif au malheur des humains.
----------------
Arrivé dans ma villa en Argentine
je me rendais directement à la Panic Room qui abritait le précieux artefact 

Son éclat illuminait toute la pièce, se reflaitaient dans les flaques de sang et les boyaux qui jonchaient le sol entre deux têtes coupées et membres arrachés. Sûrement ceux des domestiques de la maison qui avaient péris dans un tragique empoisonnemment alimentaire après le repas de ce midi. Pauvres gens. Il allait falloir que je m'occupe définitivement de la misère dans ce monde. C'était mon job.
Je posais mon fusil gatling encore fumant à terre, et saisis le LARRYSITOR.
"LARRYSITOR, donnes-moi ta Chance, une dernière fois. Je veux venger la mort de mes amis. Je veux restaurer la paix sur cette planète ! Tu as fais de moi un homme heureux, donnes-moi le pouvoir de rendre heureux tous les hommes !!! ACCORDES-MOI TA CHAAAAAAAAAANCE !!!"

Le LARRYSITOR se mit à briller intensément. Je fermais les yeux et me sentis rassuré et entouré par une chaleur intense. Ce moment de pure plénitude était en quelque sorte ma récompense pour tout ce dur labeur. J'étais un homme accomplit. J'avais fait fortune, crée des millions d'emplois dans le monde, j'étais reconnu et aimé, fort, honoré, je méritais bien cette jouissance intérieure que me procurait le LARRYSITOR.
Je sentis une intense chaleur m'envahir. Au loin un son grésillant me parvenait, mais je n'y prétais pas attention. J'étais à présent au milieu d'un orgasme mental et physique intense et rien, plus rien ne pouvait m'en détourner. Quelle Chance j'avais d'être à ma place.
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"Nous interrompons nos programmes pour un flash spécial d'information."

"Il semblerait que des missiles balistiques intercontinentaux aient été lancés par erreur sur toutes les grandes capitales du monde. D'après nos sources ils proviendraient des silos privés de l'équipementier militaire international Céléstin Armored Core LTD fondé par le célèbre milliardaire philantrope Céléstin Threesome. Les gouvernements ont d'ors et déjà déclarées que toutes les contre-mesures défensives étaient mises en places et qu'aucun missile n'atteindraient le sol sans être détruit. Le président Attali éxhorte la population à ne pas paniquer et à rester chez elle."

------------------
FIN

"Approchez, approchez Messieurs-Dames, n'ayez pas peur ! Venez faire la découverte d'un objet qui va changer votre vie à tout jamais !"


La curiosité attisée par cet étrange vendeur scandant sa ritournelle à répétition, quelques badauds s'ammassaient déjà devant le stand, étrangement luxueux avec ses colonnes de bois verni sur lesquels trônaient sculptées, de magnifiques gargouilles grimaçantes et autres dragons cracheurs de feu.


Je laissais ma femme un instant, trop occupée qu'elle était à reluquer des babioles scintillantes dans l'éphémère échoppe d'un vendeur chinois probablement sans papiers qui lui avait déjà ponctionné cent-cinquante euros en quinze minutes.

et me frayait un chemin parmi la foule maintenant compacte 
pour arriver devant une table de fortune recouverte d'une nappe en soie.Dès cet instant, le vendeur cessa d'haranguer les passants et me fixa d'un regard entendu


"Aah vous, je vous connais ! Oui, je vous connais, Monsieur ! Vous avez des rêves brisés, des désirs refoulés ! Vous voulez changer de VIE !" me lança-t-il. D'un air désinvolte, le même que j'adopte lorsque je vais faire les brocantes ou payer mes impôts, je répondis :
"Je suis curieux de découvrir cet objet magique qui m'apportera fortune et gloire, marchand ! Fais ta démonstration !"


Portant son regard sur la foule, il cria : " Mesdames, Messieurs, ce courageux jeune homme n'a pas peur de l'aventure ! Grâce à lui vous allez découvrir le fantastique pouvoir d'une technologie qui nous vient des confins du monde connu !"


"On raconte que le premier exemplaire de cet objet à été découvert sur un site archéologique au moyen-orient, tout près de l'actuelle Israel ! D'après une légende locale, il aurait été abandonné là par un vaisseau de visiteurs venu de l'ESPACE ! Et aujourd'hui, Mesdames et Messieurs, moi, Aragland Battlesbroof, descendant direct de la lignée des Battlesbroofberg, j'ai recrée cet objet, et je viens à vous en philantrope pour vous le céder à un prix défiant toute concurrence ! Mesdames et Messieurs, très cher volontaire, laissez-moi vous présenter... LE LARRYSITOR !"


Soulevant une petite toile qui recouvrait son secret, il dévoila un objet pyramidal tout en métal poli et verdâtre de la taille d'une manette Dreamcast, au sommet duquel était incrusté une petite pierre précieuse qui aurait pu être une topaze , si elle n'avait pas un aspect plastifié malaisant. Il en émanait une étrange lueur.


A la vue de cet "artefact" d'usinage manifestement industriel, qui était à l'évidence un presse-papiers laid comme une féministe, les trois quarts de la foule partirent sans demander leur reste avant même de connaître son utilité, ce qui n'arracha pas au vendeur son sourire commerçant.
"Et maintenant, cher volontaire, préparez-vous. Car le LARRYSITOR va faire de vous un homme nouveau. Il vous apportera fortune et santé pour le restant de votre vie, qu'il prolongera si vous lui accordez votre foi la plus absolue, parole de Battlesbroof !"


Cette fois c'en était trop pour les derniers passants, et je me retrouvai seul en tête-à-tête avec cet Aragland qui me fixait toujours d'un regard carnassier.
"Alors, vous êtes prêt à essayer ? Ce n'est pas douloureux, pas de panique !"


"De toutes façons je n'ai rien d'autre à faire aujourd'hui, dis-je avec lassitude après m'être retourné vers le stand du chinois qui était manifestement en train de sucer mon RSA par l'intérmédiaire de ma femme


"Comment ça marche, Aragland ?"


"Avant de commencer, sachez que la démonstration coûte sept-cent soixante euros TTC. Pour acheter le LARRYSITOR, c'est un peu plus. Un bien maigre prix pour avoir une vie de rêve !"


"WTF ?!?! SERIEUSEMENT AMIGO JAMAIS JE PAYE ILEOUFLUI"


La fortune et la santé, ça m'aurait bien tenté, dommage.
"Allez, je veux bien vous faire une courte démo gratuitement. Essayez l'objet et allez gratter un Black-Jack, vous m'en direz des nouvelles."


Il ne se démontait pas. Après tout pourquoi pas, me dis-je en prenant l'objet entre mes mains.
"Et maintenant, qu'est-ce que..."
"C'est automatique. Désirez simplement avoir de LA CHANCE et fermez les yeux, le LARRYSITOR rentrera en connection avec votre esprit et executera votre volonté !"


Je fermais les yeux et priai donc la Sainte-Chance. Les rouvrant, je vis avec étonnement le vendeur remballer son établi et ses marchandises.
"Qu'est-ce que vous faites ?"
"Il se fait tard, jeune homme, j'ai un rendez-vous chez le dermatologue et je vous prierai de bien vouloir me payer maintenant"


"Mais qu'est-ce que... Vous croyez que je vais vous lâcher huit-cent boules comme ça ??? J'ai même pas cinq euros pour un kebab encul..." commençais-je en agitant mon portefeuille devant son nez... DUQUEL S'ECHAPPERENT VINGT BILLETS DE CINQ-CENTS EUROS !!!
"Allez, maintenant payez-moi, je dois y aller !"


Il ne rigolait plus du tout, et je restais figé tandis qu'il piochait dans les devises éparpillées au sol.
"WTF ? Mais WTF ?"

pensais-je alors qu'il séloignait.La LARRYSITOR fonctionnait. J'étais devenu chanceux. Je me sentais en pleine forme. Je n'en croyais pas mes sens. Etais-je prédéstiné à cet instant ?
Remuant les questions sans réponses dans ma tête, je repris mes esprits et tenta de retrouver ma femme.
"Betty ? BETTY ?" appelais-je sur la place presque vide.
"Allons, tu ne m'a pas appelé Betty depuis le lycée !", s'exclama une voix derrière moi.
Je me retournai, pour découvrir, se tenant devant moi avec un sourire radieux, un véritable avion de chasse. Blonde, un bon mêtre soixante-dix, une poitrine de déesse grecque, la pin-up s'adressait à moi comme si nous nous connaissions !
"Tu sais bien que je préfère Elisabeth, mon chou !"


Elle m'embrassa fouguesement. Je pensai à la repousser, mais mon cerveau calcula à toute vitesse les évenements. Je n'étais pas un de ces idiots de films hollywoodiens qui mettent des plombes à comprendre que leur vie à changé et qu'il faudrait en profiter.
Ma femme était passée d'une 5/10 qui ne suçait pas et cuisinait du surgelé à une bombe sexuelle manifestement chaude comme la braise, mes poches étaient remplies de billets de banques tous frais, je n'osais même pas imaginer les tablettes de chocolot Milka qui avaient du apparaitre sur mon torse, me dis-je en regardant l'étiquette Gucci de ma chemise.
Le LARRYSITOR avait marché merveilleusement, bien mieux que prévu par la présentation de Battlesbroof, et ce Noêl allait sûrement être le plus beau de toute ma vie.
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J'étais tout de même relativement sous le choc le lendemain.


La nuit avait été longue et transcendante. Entre une brouette russe et un soixante-neuf, entre deux rails de coke et deux tartines de caviar, je n'avais pas eu le temps de me demander ce qu'allait impliquer un tel changement.
Je ne me considérais pas comme naif et je me doutais que certaines implications pouvaient survenir. Allongé, ma 10/10 dormant dans mes bras, je jettais une oeil au LARRYSITOR que j'avais psoé négligemment sur la table de nuit.

Devrais-je l'utiliser fréquemment ? Ma chance allait-elle s'estomper ? Allais-je redevenir un looser assagi comme dans n'importe quel nanard du dimanche après-midi ?Il me fallait des réponses, je ne voulais pas me torturer en attendant un hypothétique retour en arrière. Je DEVAIS savoir si cela n'était qu'une rêve passager.
Le Lundi suivant, je décidais donc d'apporter le LARRYSITOR chez un ami archéologue que j'avais évidemment LA CHANCE de connaitre


Peut-être pourrait-il m'en dire plus, car retrouver Aragland Battlesbroof m'apparaissait désormais tenir de l'impossible. Si il m'avait laissé avec dans les mains un objet si puissant, sans demander son reste, il y avait une raison, et j'avais le sentiment d'être une bombe à retardement.
On ne s'octroit pas comme cela une CHANCE aussi puissante sans en payer les conséquences, et en plus, je savais d'experience qu'un grand pouvoir impliquait de grandes responsabilités.


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Doc Martin me regarda avec un sourire dans l'entrebaillement de sa porte d'entrée.
"Mec, tu sais que c'est Noel ? Je suis chercheur au CNRS moi, pas bénévole aux restos du coeur de la chasse au trésor. Je suis en vacances pendant deux semaines et toi tu viens m'emmerder avec ton goodie d'Assassin's Creed Origins


"Allez vieux, jettes-y un oeil, je t'assures que ça vaut le coup"


"T'a changé depuis que t'a go muscu, tu sais ?"

Grommela-t-il en me laissant rentrer.Dans la brume de sa chambre de bonne, je pouvais distinguer du matériel scientifique de pointe. Des microscopes, des appareils de datation au carbone 14, de l'éléctronique qui coutait la peau des fesses.
"Toi aussi t'a pas mal de goodies, pas vrai vieux ?"


"Oh ça va, me fais pas la morale. Je gagne 1250 euros par mois nets."


"Si je te disais que ça pouvais changer ? Que d'ici vingt secondes tu pouvais te retrouver avec une villa-jacuzzi-harem à Cap Canaveral et un prix Nobel sans lever le petit doigt ?"


"Arrêtes ton char. Bon, pose ton truc sur le plan de travail, d'ici vingt secondes je vais te prouver que tu ferais mieux d'aller revendre ta merde chez Cash Converters !"


Il se mit au travail et étudia avec précision le LARRYSITOR. Un prélevement, une datation, il lui fit la totale pendant que je me défonçais sur son canapé en regardant American Dad.


Quel CHANCE j'avais d'avoir un ami aussi compréhensif. Les effets ne s'étaient pas encore estompés et je commençais à me demander si je n'avais pas tout simplement tiré le gros lot.
J'étais en train de rouler un Blunt fraise-vanille avec un sachet de King's Kush qu'un pigeon venait de déposer sur le rebord de la fenêtre, quand Martin vint vers moi, les yeux ecarquillés.
"Amigo... mec... Ce... Ce truc c'est..."


"Alors, bien mon goodie ?

" Lui lançai-je avec un sourire."C'est un artefact ultra-ancien mec ! J'ai même pas réussi à analyser la composition du métal ! La datation lui donne 17000 ans au compteur, à deux jours près !"


"17000 ans ? Merde ça expliquerait pourquoi l'autre type me l'a refourgué sans problème, il a du le chourrer à un musée."
"Pas possible copain, ce truc n'est pas référencé. Mais c'est pas le plus intéressant. Regarde !"
Il me tendit une tablette qui affichait un tableur Excel intitulé "Analyses énérgétiques". On y distinguait une courbe folle qui affichait des nombres rouges à 7 chiffres façon relevé sysmique.
"Je dois comprendre quoi au juste, Doc ?"


"Le LARRYSITOR dégage plus d'énérgie que n'importe quel réacteur nucléaire existant. Pour te donner un ordre de grandeur, le soleil dégage la moitié de l'énérgie affichée."


"Mais c'est impossible Doc, on serait déjà grillés et toute la ville avec !" M'exclamais-je.
"La planète entière amigo. La planète entière. Je sais pas comment c'est possible mais il faut apporter ce truc aux autorités, là maintenant, tout de suite. Qui sait ? Ça pourrait être une source d'énérgie pérpétuelle, une pierre philosophale, ça pourrait sauver le monde !!!

dit-il avec entrain."Oui, sauver le monde...

"Il me donna le LARRYSITOR et s'effondra dans le canapé pour se rouler un bédo. Alors qu'il était en train de faire un toncar avec une vieille boite de choco-pops, j'écarta sa tignasse de hippie d'un revers de la main et caressa son cou poilu.
"Mais tu fais q...

"Je serrai le plus fort possible. Grâce à ma force nouvellement acquise, il mourrut en quelques secondes.
Je regardai le LARRYSITOR en tremblant.
"C'est à moi que reviens la Chance. C'EST A MOI !"


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Deux mois plus tard
Le LARRYSITOR m'avait propulsé. J'avais retenté de l'utiliser peu après la mort de mon ami scientifique. Une seule séance de cinq secondes avait suffit à faire de moi un homme imménsément riche. Je venais tout juste d'acheter deux gratte-ciel à New-York, j'avais une dizaine de villas dans les îles du pacifique, des femmes en pagaille, un corps de rêve et toute la drogue du monde. Ça s'était passé comme ça, sans que j'ai besoin d'y faire grand-chose.
Plus le temps passait et plus je ressentais la Chance bouillonner autour de moi. Je dégageais une énérgie intense. J'avais un pouvoir infini. J'étais enfin l'homme accomplit que j'avais toujours mérité d'être. Je n'avais jamais cherché à en savoir plus sur le LARRYSITOR. Depuis la mort tragique de Doc Martin, j'avais décidé de passer à autre chose. L'objet était à présent sous clé dans une de mes nombreuses panic room, dans ma propriété en Argentine, et je ne comptais plus l'utiliser avant d'en ressentir le besoin.
Alors qu'Elizabeth terminais d'étaler le contenu de mes couilles chanceuses sur le visage d'une amie à elle

, une pensée me vint soudainement à l'esprit. Les flics avaient retrouvé tout ce matériel chez Doc Martin, et avaient conclus à un reglement de compte entre trafiquants de drogues ou de materiel volé, avec mort par étranglement, mais avaient aussitot classés le dossier. 

C'était mon ami et j'étais persuadé que grâce à ma chance, je pouvai retrouver les coupables et leur faire payer ce qu'ils lui avaient fait ! Je lui devais au moins ça. Après tout, c'est grâce à lui si je connaissais désormais une partie de la vérité sur le LARRYSITOR.
Je savais que je ne devais pas prendre à la légère son pouvoir, et c'est pourquoi après avoir violemment savaté la gueule d'Elisabeth et de sa copine qui voulaient m'accompagner, j'évitais les flaques de sang pour enfiler mes chaussures en croco. Je grimpais ensuite dans mon jet privé. Direction l'Argentine. Une dernière fois. Et j'arrêterais. J'avais déjà tout ce qu'un homme pouvait désirer.
Je devais utiliser le LARRYSITOR pour mettre un terme définitif au malheur des humains.
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Arrivé dans ma villa en Argentine

je me rendais directement à la Panic Room qui abritait le précieux artefact 

Son éclat illuminait toute la pièce, se reflaitaient dans les flaques de sang et les boyaux qui jonchaient le sol entre deux têtes coupées et membres arrachés. Sûrement ceux des domestiques de la maison qui avaient péris dans un tragique empoisonnemment alimentaire après le repas de ce midi. Pauvres gens. Il allait falloir que je m'occupe définitivement de la misère dans ce monde. C'était mon job.
Je posais mon fusil gatling encore fumant à terre, et saisis le LARRYSITOR.
"LARRYSITOR, donnes-moi ta Chance, une dernière fois. Je veux venger la mort de mes amis. Je veux restaurer la paix sur cette planète ! Tu as fais de moi un homme heureux, donnes-moi le pouvoir de rendre heureux tous les hommes !!! ACCORDES-MOI TA CHAAAAAAAAAANCE !!!"


Le LARRYSITOR se mit à briller intensément. Je fermais les yeux et me sentis rassuré et entouré par une chaleur intense. Ce moment de pure plénitude était en quelque sorte ma récompense pour tout ce dur labeur. J'étais un homme accomplit. J'avais fait fortune, crée des millions d'emplois dans le monde, j'étais reconnu et aimé, fort, honoré, je méritais bien cette jouissance intérieure que me procurait le LARRYSITOR.
Je sentis une intense chaleur m'envahir. Au loin un son grésillant me parvenait, mais je n'y prétais pas attention. J'étais à présent au milieu d'un orgasme mental et physique intense et rien, plus rien ne pouvait m'en détourner. Quelle Chance j'avais d'être à ma place.
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"Nous interrompons nos programmes pour un flash spécial d'information."


"Il semblerait que des missiles balistiques intercontinentaux aient été lancés par erreur sur toutes les grandes capitales du monde. D'après nos sources ils proviendraient des silos privés de l'équipementier militaire international Céléstin Armored Core LTD fondé par le célèbre milliardaire philantrope Céléstin Threesome. Les gouvernements ont d'ors et déjà déclarées que toutes les contre-mesures défensives étaient mises en places et qu'aucun missile n'atteindraient le sol sans être détruit. Le président Attali éxhorte la population à ne pas paniquer et à rester chez elle."


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FIN


Comment on accède à Noel Radio sur mobile ?
>>ciblejuteuse
Elles sont toutes là kheyou : https://avenoel.org/topic[...]eez-votre-propre-histoire


Mais c'est de la merde![]()
Non sérieux, pas de chute, rien, c'est juste bien écrit, à peine drôle
![]()
Les autres participants, vous pourriez partager vos textes aussi?
Elles sont toutes là kheyou : https://avenoel.org/topic[...]eez-votre-propre-histoire


JE SUIS MEME PAS DANS LE CLASSEMENT SCANDALE 

>>JeanGabin
Principalement la faute au manque d'espace dans le texte
JE SUIS MEME PAS DANS LE CLASSEMENT SCANDALE
Principalement la faute au manque d'espace dans le texte

Une battle de rap en mode vocaroo 











Pour 100€ on peut avoir quoi ? 


