[RISITAS] Leurs vies de PUTE, ma vie de CUCK
Chapitre cinquante-sixième: La fête de début d'année
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ANNONCE : SOIRÉE DE DEBUT D'ANNÉE 18-22H (réservé aux internes)
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Jeudi soir
Jeudi soir... Ca me laisse le temps de reprendre sur de bonnes bases avec Marianne...


Elle ne semble pas être mise au courant de ma petite histoire avec Charlène, et répond toujours avec enthousiasme à mes messages. Nous rions, écoutons de la musique ensemble, et passons désormais notre temps ensemble à l'internat


D'ailleurs, elle semble très heureuse que j'ai arrêté de fumer :
- Tu a arrêter de fumer ? Je te vois plus au coin fumeur


- Ouais, j'ai arrêter, ça commençais à faire cher au bout d'un moment

(Ce qui n'est pas faux du tout, surtout pour un lycéen fauché...)
- Bravo, tu n'a pas fumer de cigarette depuis quand ?


- Ben depuis que tu m'a dit que tu n'aimais pas l'odeur de la cigarette en fait, j'ai rien fumé


- Whoah... C'est super, je suis contente de moi


- Ah ?

- Ben oui, c'est grâce à moi que t'a arrêté !


- On peut dire ça comme ça


Et je ne ment même pas en disant que je n'ai pas fumé une seule cigarette, étonnement ça n'est pas si dur que ça...

Parfois, nous nous retrouvons seuls lorsque ses copines ne sont pas là. Etrangement, au lieu de se poser dans des escaliers pour écouter de la musique comme avec Wendy, nous faisons le tour du domaine en marchant et en discutant, au bruit des insectes du soir et à la fraîcheur des soirs d'été

En passant devant le château, nous jouons avec les éclairages en faisant des ombres chinoises comme des enfants. Lors de ces soirées, il arrive que des chevreuils fassent bouger les herbes hautes et les feuilles. A ces instants, elle se colle à moi et prend mes mains comme pour se protéger, et nous ressortons des bois main dans la main


Puis, lorsque nous sommes chacun dans nos chambres, nous nous appelons au téléphone à la fenêtre. Comme nos bâtiments sont face à face, nous voyons nos silhouette se dessiner en contre-jour des lumières d'intérieur. J'en profite pour lui apprendre les noms des différentes planètes et constellations du ciel sans nuage qui se présente au dessus de nous

Durant ces soirées passées ensemble, je me sent reposé, heureux et épanoui comme je ne l'ai jamais été... Le matin, quand nous nous revoyons, ou simplement, lorsque je l'aperçois, je sent une drôle de sensation dans mon ventre...

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Jeudi soir, après les cours c'est la fête de début d'année. Un DJ à été appelé pour mixer les tubes du moment, et il y a tout un festin de gâteaux, bonbons et boissons sucrées. Il y a même du ponch

Pour l'occasion, je m'habille plutôt classe. Dans le lycée, c'est la course à qui viendra dans la tenue la plus originale, extravagante ou sexy : certain.e.s se collent les cheveux de façon à faire d'immenses crêtes vertes pomme, d'autres viennent en costard complet et quelques filles enfilent des jupes affriolantes... Avec mon camarade de chambre, nous entrons dans la salle de la fête et nous servons au festin

Puis, au détour d'un groupe d'amis, je vois Marianne rentrer dans la salle.
Elle pousse la porte et entre, dans une robe bleu lui seyant à merveille, épousant ses formes sans être non plus vulgaire. Elle porte un maquillage soigné et s'est visiblement recoiffé les cheveux. Elle est superbe

- Tu est magnifique ! Ca te va bien

- Ah euh m-merci Shima


Elle se reprend vite.
- Toi aussi, j'adore les chemises à carreau comme ça, j'en ai aussi chez moi, mais je les met pas


- Ah bon, tu en fait quoi alors ?

- Je les mets pour dormir

Sur ce, je me propose pour aller chercher à boire pour nous deux. Les tables de victuailles étant attaquées de tout côtés par une centaine d'adolescents, je préfère lui éviter de devoir batailler, et de se prendre quelques mains aux fesses au passage...
Je reviens donc avec deux verres de ponch que nous buvons en discutant, puis sortons faire notre tour habituel nocturne


Je ne sais pas si c'est l'effet du ponch, mais elle se colle sans cesse à moi et entrelace ses doigts entre les miens... Mais ce qui me semblait être un moment qui pourrais devenir romantique se transforme en... Karaoke

- Shima ! Tu sais chanter "
Melt" ?!


- Euh... Bof, je dois connaître quelques mots à peine

- Moi je la connais par coeur !

Du coup, la voilà entrain de chanter tout en dansant à mes côtés

Je suis tombé sur une kikoojap du tonnerre moi, mais bon, en même temps je l'ai bien cherché

Puis, lorsqu'elle commence à fatigué, elle cesse de chanter à tue-tête. Il faut dire que le japonais étant une langue extrêmement rapide, il est difficile pour une occidentale de tenir le rythme, surtout sur du Vocaloid

- Tu veut pas plutôt rentré ? T'est à bout de voix là

- O-Ouais, j'ai mal au pied en plus


Sur ce, elle prend ma main et nous revenons aux bâtiments alors que l'heure de fin approche.
Sur le retour, elle garde sa main devant les autres élèves, contrairement à son habitude, et nous retrouvons des camarades qui rentrent eux aussi. Nous formons désormais un joyeux groupe d'une dizaine d'adolescent, lorsque les surveillants font passer le mot :
- C'est bon, la fête est finie, tout le monde retourne dans les chambres ! Et vite !

Alors, le groupe se sépare, les filles allant dans un sens, les garçons dans l'autre. Marianne et moi restons ensemble


- Allez, passe une bonne nuit

- Merci, toi aussi


Soudain, elle m'enlace et me serre fort, très fort dans ses bras et pose sa tête contre mon épaule. Je pose une main sur sa hanche, l'autre caresse son cou...
- Hé, c'est l'heure de rentrer !

En entendant le surveillant crier au loin, Marianne se retire, et commence à partir vers son bâtiment


Mais surprise, elle revient en pressant le pas, sans ralentir alors qu'elle se rapproche très près de moi

Elle ralentis au dernier moment, et approche vite son visage du mien


Et, elle pose ses lèvres délicatement contre les miennes.
Ce n'est pas un simple bisous, c'est un vrai baiser... C'est... Si doux, si chaud, si attentionné... Je l'enlace rapidement, comprenant que ce moment n'allait pas durer éternellement. Son odeur, son parfum, ses cheveux, la chaleur de son corps contre le mien...
L'espace de quelques secondes, mon coeur bat à 2000 coups à la seconde, dans ma tête c'est l'explosion de sentiment, je n'avais jamais vécu quelque chose pareil.
Puis, elle retire ses lèvres. Nos nez se touchent, nos yeux rivés les uns dans les autres.
- Je t'aime


Par pur réflexe, d'abord, puis en m'écoutant et saisissant bien la portée de ces paroles, je lui répond :
- Moi aussi, je t'aime

Nos mains se délient, nos corps se séparent, et elle repart en courant dans son bâtiment sans se retourner.
"W-Whouah... C'était... Pfiouuu"

Je me rend compte que je suis désormais tout seul, tout le monde est reparti dans les bâtiments... Grisé par tant d'émotions, je sprint littéralement jusqu'à ma chambre, et m'asseois sur ma chaise.
- Alors ? On est content ?


Je regarde mon camarade de chambre, et lui répond par l'affirmative

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Putain de bordel de merde, qu'est ce qu'il vient de m'arriver

Je... Sort avec Marianne ? On s'est embrassé... On s'est dit "Je t'aime"... Whouah, ça à l'air tellement sur-réaliste...
"Je t'aime"... Tout d'abord, ça à été un réflexe, puis... Je crois... Je crois que je l'aime vraiment cette fille

Je n'avais jamais eu cette sensation, même avec Laura... Ces papillons dans le ventre, ce coeur qui bat lorsque je la vois, j'avais ça aussi avec elle, mais là avec Marianne... C'est totalement différent putain, c'est ça d'être amoureux véritablement ?
C'est une des meilleurs sensations au monde.
Dans mon lit, je sert ma couverture dans mes bras, tentant tant bien que mal de revivre cette sensation unique...
"Marianne"... "Marianne"... "Marianne"... Son nom et son image tourne en boucle dans ma tête...
"Je t'aime, Marianne. Ca fait des jours que je sent ce sentiment naître. En vérité, ça fait depuis cet été que je ressent quelque chose... Tu est peut-être l'explosion qu'il me manquait, et que j'ai cherché en vain en pourchassant une chimère pendant tant d'années" 


J'AI UNE COPINE, UNE VRAIE DE VRAIE BORDEL !!! 










