[RISITAS] Leurs vies de PUTE, ma vie de CUCK
Chapitre quarante-cinquième : Course contre la montre
Lorsque j'arrive à Lyon pour le week-end, seuls ma mère et mon frère sont à la maison. François, lui, est parti chez ses parents


Lorsque je regarde ma mère, elle semble anéantie. Alitée, elle ne peut même plus bouger la tête sans avoir un mal de chien... Comment la situation a t'elle pu dégénérée ainsi ?....
En fumant sur la terrasse, levant les yeux au ciel pour regarder les étoiles, je me demande bien à quoi tout cela rime...


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- Mais tu va jamais la pécho ta gonzesse toi !


- Mais si, c'est juste que ça prend un peu de temps, voilà tout, faut que ça se fasse !

En atelier, Mathias et moi parlons de ma tentative de "péchoppement" sur Wendy qui dure depuis déjà presque deux mois.
- Arrête, c'est trop tard maintenant, t'est dans la friendzone


- Non, encore hier on était dans les escaliers ensemble, collé et tout


- Alors pourquoi tu sort pas avec elle ? Je comprend pas, à ce rythme si elle te rembarre pas vous sortirez ensemble dans 1 an...

C'est pas faux... Ca stagne, cela fait déjà quelques jours que nous passons nos soirées ensemble assis côte à côte dans les escaliers, collé l'un à l'autre en écoutant de la musique, en se tenant la main, mais ça ne vient pas. Je ne sais pas pourquoi, par peur peut-être, j'ai peur de sauter le pas.
Mais comme Mathias le dit, il faut que je me bouge si je ne veut pas laisser passer ma chance.
- Non, avant les vacances je sortirais avec elle, j'en suis sur


- Je parie que non

Ah oui ?

- Si, je peut même te dire que dans moins de deux semaine, je serais plus célibataire


- Mon cul, oui

- Demain même, tu pari combien ?


- ...

A la fin de la journée, passée avec ma petite bande d'ami, je suis gonflé à bloc et aussi stressé... J'ai fait le malin devant Mathias, mais ce soir il va falloir assurer : si je ne sors pas avec Wendy dans les heures qui suivent, je sent que je n'aurais plus la même motivation que maintenant. Je dois en finir ce soir


Mais, le destin en décide autrement...
- Wendy, tu vient aux toilettes ?


- Wendy, tu peut m'aider pour le coloriage du dragon mi-femme mi-loutre ?


- Wendy, viens voir le nouvel épisode de My Little Pony !

Toute la soirée, Wendy et moi sommes constamment séparés par ses "ami.e.s", a tel point que nous passons à peine dix minutes ensemble durant les deux heures libres qui nous sont accordés. Wendy, gentille comme elle est, n'ose pas refuser

Dans ma tête, je sens le compte à rebours de l'heure tambouriner... 18H30...19H00...19H30...20H00... Au fur et à mesure que le temps passe, mon coeur bat de plus en plus fort : mais FOUTEZ LUI LA PAIX QUE JE PUISSE CONCLURE AVEC ELLE BORDEL


Au final, un quart d'heure avant le couvre feu, je lui dit :
- Wendy, tu veut pas sortir pour être tranquille tout les deux ?


- Ouais je veut bien, j'en ai un peu marre

Nous sortons du hall bondé pour marcher le long du chemin montant jusqu'à l'internat des garçons. Il fait froid, et nous nous collons l'un l'autre, bras dessus bras dessous



Sur le chemin, nous parlons de tout et de rien en écoutant de la musique, le temps passe de plus en plus vite...
Soudain...
- Hé vous deux ! Vous nous abandonnez en amoureux ?!


- C'est pas drôle !

Je me sens rougir petit à petit, et la colère monter en moi.. Si elles savent qu'on veut être tranquille, pourquoi elles ne nous foutent pas la paix ?!


Au final, nous passons le reste du temps avec une bande de "joyeux.se.ses" marioles qui ne font que de passer de la musique à fond dans leurs enceintes et à brailler comme des demeurés

Et je fait comment maintenant moi ?

- Houlah, on a pas vu passer l'heure, on rentre dans déjà 3 minutes, faut y aller les filles !


- OK !





Une après une, elles s'en vont. Toutes, sauf Wendy


Plus encore, elle reste collée contre moi


C'est maintenant ou jamais Shima, demain va falloir assumer devant Mathias sinon

Mais... Comment faire ? Nous sommes tout les deux presque enlacés, et je ne sais absolument pas comment faire ça bien. Mon coeur commence à battre à cent à l'heure alors que l'échéance du temps arrive à grand pas.
Alors je me décolle d'elle, afin de mieux la regarder



Elle est mignonne bordel









PUTAIN, c'est la sonnerie pour rentrer





Alors que dans ma tête, c'est la panique, je vois Wendy commencer à avancer pour s'en aller...
"Non !"

Je lui barre alors la route.


"Allez"

Prenant mon courage à deux mains, j'approche ma tête de la sienne, et je lui dépose un baiser sur les lèvres.
Il ne dure à peine qu'une demi seconde.
Dans la multitude de sentiment qui m'envahissent, dès les premières millisecondes après que j'ai retiré mes lèvres naît une pensée :
"En fait... C'est pas si ouf que ça, nos lèvres se touchent juste quoi"

Je recule un peu ma tête, et l'instant d'une seconde, nos regards se croisent, ses yeux sont pétillants

- Tu en a mis, du temps

Sur ce, nos lèvres se rejoignent à nouveau, un tout petit peu plus longtemps.
Le contact de nos lèvres, une sensation inédite pour moi, est un peu étrange.. Ses lèvres sont chaudes, presque onctueuse... Cela devient de plus en plus plaisant...
- Je sais... O-On y va ?


- Ouais

Mains dans la mains, les doigts entrelacés, nous marchons tranquillement en direction de l'internat des filles, sans se préoccuper de notre retard que nous avons. Pendant des semaines qui se sont transformés en mois, nous avancions pas à pas, timides comme nous le sommes, étape par étape et enfin, le jour tant attendu par l'un et l'autre est arrivé : le premier baiser.
En arrivant devant l'internat des filles, nous ne sommes pas seuls.
- T'est en retard Wendy !


- Oui, désolé..

Elle enlève sa main pour partir à l'intérieur et fait un pas.
"Ca y est, il y a sa copine donc elle va pas m'embrasser ? Elle va faire genre "non je veut pas que ça se sache" comme une gamine ?"


Elle se ravise, et se retourne.
- Bonne nuit

Et elle m'embrasse encore une fois.
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Dans mon lit, je me tourne et me retourne.
Moi qui était resté célibataire toute ma vie finalement, qui n'avait jamais eu droit à l'amour, c'est maintenant, à 16 ans que j'embrasse une fille pour la première fois


Les autres, ils avaient déjà des copines au collège, il les embrassaient même avec la langue et faisaient des préliminaire avec elles (ou parfois même, les baisaient dans les chiottes, enfin bon)


Mais aujourd'hui, après tant de souffrance, tant d'effort, de sacrifices, JUSTICE EST RENDUE !!! J'AI UNE COPINE AUJOURD'HUI !!!


Enfin bordel

Je m'imagine déjà avec elle, partout, durant des années, dans mon lit, dans le sien, chez elle, chez moi, chez nous... J'imagine déjà nos...

"Ho, espèce d'abruti, t'apprend jamais de tes erreurs ?!"


"Hein ?"

"Ba oui, triple sang d'andouille ! D'abord Laura, maintenant Wendy, réveil mon gars !"


"Je..."


"Ce genre d'amourette ne dure jamais longtemps, un mois ou deux, voir trois, te fait pas de plan sur la comète"


"Oui, c'est vrai, mais pourquoi je pourrais p..."


"Tu devrais en profiter pour la BAISER avant qu'elle te CUCK comme Laura !"


"Qu'elle me quoi ? Et pourquoi la baiser tout de suite ?"


"Laisse, t'a encore besoin de souffrir un peu je crois, ciao"



...


...
...


...




J'AI UNE COPINE !!!


