Topic : « Ecole d'ingé ou Ecole de commerce ? »

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Ici, comparons la vie quotidienne d'un étudiant en école d'ingénieur et celle d'un étudiant en école de commerce.

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La journée de l'étudiant ingénieur

L'élève-ingénieur se lève le matin. Tout en buvant son premier café, il regarde son emploi du temps : Mathématiques, Physique, 4h de TP d'Electronique. Une délicieuse journée enrichissante intellectuellement se profile devant lui. Car oui, lui, fait de vraies sciences dures, nobles et difficiles. Il déclare des variables en C et il se sent programmeur, aux frontières de la connaissance. Il est heureux, car il sait que ce soir il a une fête organisée par son BDE.

Durant la première heure, il se souvient de ce qu'on lui disait en prépa : "Tu verras, une fois en école on bosse moins". Il regarde le tableau : rien n'a changé, il est en classe, à prendre des notes d'un cours d'analyse complexe et se demande encore pourquoi il a choisi cette voie. "Heureusement, en Electronique on apprend de vraies choses utiles en entreprise" se dit-il. On fait des ponts redresseurs à diodes et on se sent électronicien. Il a du mal à comprendre, il a encore la gueule de bois de la veille, bien que cela commence à devenir habituel. L'alcool lui permet d'oublier son passage en prépa, tout en embellissant sa perception de sa fantastique école d'ingénieurs.

Après avoir mangé, l'élève-ingénieur doit aller en TP. Il aime bien les TP mais ne comprend pas beaucoup, il n'en fait même pas le quart à chaque fois. Il se demande qu'est-ce qu'il a bien pu branler en prépa pour être si peu préparé au travail en école. Au bout de trois heures, ses nerfs commencent à lâcher, il se trompe dans les calculs, branche mal les composants, la fatigue l'accable. "Est-ce cela mon travail futur ?" se dit-il alors. Devoir s'user le cerveau tous les jours, car dans la vie active la pression qu'il subira de la part de son supérieur hiérarchique sera autrement plus importante qu'actuellement ? Alors qu'il était noyé dans ses réflexions, il remarque qu'il vient de griller la diode. Il prend sur lui, car heureusement, il y a la fête de ce soir pour décompresser.

Usé de cette intense journée de cours, l'élève-ingénieur boit son quatrième café pour être sur de tenir la soirée. Il mange des pâtes à la crème, meilleur aliment pour se garnir le bide avant une consommation clairement excessive d'alcool. En prépa, il lui arrivait de se saouler tout seul en buvant une bière. L'école a changé la donne puisqu'il boit maintenant un litre de leffe rituel au petit-déjeuner. Il se demande l'intérêt de cette soirée, car il vient de se souvenir d'un détail quelque peu important : il n'y aura pas de filles. Enfin si, il y en aura, en proportions, une pour trois hommes. La loi de l'offre et de la demande s'appliquant, il sait que la compétition sera rude. En fait, il sait même que la lutte est inutile puisque ce seront majoritairement les deuxième années du BDE qui obtiendront les femelles. Les séducteurs débrouillards de première année sauront s'en sortir également. Mais il sait que ce ne sera pas son cas. Les filles ne le regarderont même pas. Arrivé à la soirée, il repense à tout cela. Il boit, verre après verre, espérant tuer la moindre once de réflexion en lui, il veut oublier sa vie morne et ennuyeuse, son futur sans goût. Cela ne lui fait plus rien. A part le transformer en gros lourd bourré, la dépression naissante en lui reste présente. Il n'y a plus rien à faire.

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La journée de l'étudiant en commerce

L'élève-commercial se lève le matin. Tout en buvant son jus d'orange Tropicana, il regarde son emploi du temps : Anglais puis Gestion. Une délicieuse journée enrichissante socialement se profile devant lui. Car oui, lui, fait de vraies matières utiles dans la vie active, aux frontières de l'entrepreunariat. Il remplit des bilans comptables et il se sent maître d'Office. Il est heureux, car il sait que ce soir il a une fête organisée par son BDE.

Durant la première heure, il se souvient de ce qu'on lui disait en prépa : "Tu verras, une fois en école on bosse moins". Il regarde le tableau et pense à un de ses plans culs qu'il doit voir cette après-midi. Il se rappelle la chance qu'il a d'avoir choisi cette voie. Des matières intéressantes, des gens sympas et une bonne ambiance, que pouvait-il espérer de mieux ? Il a encore la gueule de bois de la veille, mais il pourra décuver au chaud avec son plan cul cette après-midi, et se préparer tranquillement pour sa soirée.

Après avoir mangé, l'élève-commerciel doit aller en TP, bien que quelque peu différent de celui de l'ingénieur. On sonne à sa porte, c'est son plan cul qui arrive pour prendre du bon temps. Elle le salue, lui raconte rapidement sa matinée et se pose dans son lit. Elle aussi est en école de commerce, et va à la soirée de ce soir. Il commence à la chauffer. Ils s'embrassent, s'enlacent. Les mains passent vite des bras aux hanches, puis des hanches aux fesses. Au bout de trois heures, son membre commence à lâcher, cela fait si longtemps qu'il bande, il n'en peux plus. "Dire que c'est cela ma vie future" se dit-il alors. Devoir s'user la bite tous les jours, car dans la vie active la pression qu'il subira de la bouche des stagiaires voulant un poste sera autrement plus importante qu'actuellement ? Alors qu'il était noyé dans ses réflexions, il remarque qu'il vient d'éjaculer. Heureusement, il y a la fête de ce soir pour se reposer.

Usé de cette intense après midi, l'élève-commercial boit un thé à la menthe acheté dans une épicerie bio pour se détendre. Il a rendez-vous au Mad Donald's avec des amis à lui, avec qui il doit faire un before. En prépa, il sortait assez régulièrement, mais l'école a changé la donne puisqu'il boit maintenant 1 litre de bière cul sec devant ses amis. Il se demande l'intérêt de cette soirée, il y aura plein de filles comme d'habitude, mais il a déjà son vivier de prêt. En fait, il peut tout simplement passer un bon moment entre ami(e)s sans que la compétition sexuelle soit présente, l'offre et la demande étant équilibrées. Il rencontre lors de la soirée des étudiantes Erasmus, le feeling passe bien, il choppe leurs numéros. Il pourra les recontacter à l'occasion, elles avaient l'air très sympathiques. Alors, satisfait, il boit, verre après verre, afin de rechercher cet amusement que tous les jeunes désirent. Il repense à son pote qui est parti en école d'ingénieur, avec qui il aura passé tout le lycée ensemble. Il se demande s'il se plait dans son nouvel environnement.

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A cinq heures du matin, nos deux protagonistes franchement bien entamés décident de rentrer chez eux. Chacun prenant le premier tram, le destin décida qu'ils devaient se rencontrer à ce moment-là.
- Hey, ca va ? Tu deviens quoi ? dit le commercial
- Ouais, ouais... Je suis en école d'ingé, c'est trop bien...

Le malaise de deux anciens amis se retrouvait était palpable jusqu'à ce que le tram arrive. En montant dans le tram, l'élève-ingénieur trébucha, se retrouvant à genoux aux pieds de son futur supérieur hiérarchique. Cela ne dura qu'un instant, mais il résuma bien la relation asymétrique qui existait entre ces deux personnages. La morale de cette histoire, c'est que les études rendent alcoolique.
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