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Go essayé de post après moi à chaque fois comme ça y'a pas de auto edit
Prout de chèvre
Fin 1945, Charles Perret, maire d'Étobon, petit village protestant niché au pied des Vosges, publie un récit de quelques pages des derniers temps de l'Occupation : Les crimes du fascisme nazi. Étobon, village de terroristes. Il raconte le massacre le 27 septembre 1944 de 39 habitants parmi 67 hommes âgés de 16 à 60 ans rassemblés au centre du village. Parmi ceux-ci figure Charles Nardin, alors maire du village, dont le successeur précise qu'il « avait connu et favorisé l'existence et les actions du groupe local de Résistance. Il n'a dénoncé personne. »
Autre lieu, même scénario. Au début des années 1950, Paul Laval, instituteur de Sousceyrac (Lot), parcourt les bourgs du Ségala pour recueillir des renseignements sur l'implantation des maquis. Au fil des pages, sa chronique se transforme en un macabre inventaire des exactions commises par les occupants dans toute la région de Figeac entre avril et juillet 1944. Il s'attarde sur les petites communes traversées par les Waffen SS du régiment « Der Führer » de la division Das Reich les 11 et 12 mai 1944 : Cardaillac, Linac, Latronquière, Bagnac... »
Même vocabulaire dépréciatif (« terroristes »), mêmes méthodes : 48 hommes âgés de moins de 60 ans sont pour la plupart envoyés à Montauban puis déportés en juin 1944 dans les camps nazis. D'autres personnes raflées subissent le même sort à Cardaillac, Linac ou Bagnac – qui paye un lourd tribut avec 43 hommes dont le plus jeune, Pierre Aymard, est âgé de 16 ans. À ces rafles, il faut ajouter les victimes des massacres arbitraires, plus de 475.
Ces ouvrages édités dans de petites imprimeries locales sont connus des seuls curieux. Récits égarés en chemin, demeurés pour la plupart confidentiels mais loin d'être isolés dans la France de l'immédiat après-guerre, ils dévoilent une vision singulière de la Résistance, éloignée des clichés que les premiers temps de la Libération vont finir par figer. Que disent ces écrits ? De quelles expériences témoignent ces lieux dispersés dans l'espace, inscrits dans des territoires discrets à l'écart des grandes routes, fréquentés par les seules fidélités de leurs habitants ?
Autre lieu, même scénario. Au début des années 1950, Paul Laval, instituteur de Sousceyrac (Lot), parcourt les bourgs du Ségala pour recueillir des renseignements sur l'implantation des maquis. Au fil des pages, sa chronique se transforme en un macabre inventaire des exactions commises par les occupants dans toute la région de Figeac entre avril et juillet 1944. Il s'attarde sur les petites communes traversées par les Waffen SS du régiment « Der Führer » de la division Das Reich les 11 et 12 mai 1944 : Cardaillac, Linac, Latronquière, Bagnac... »
Même vocabulaire dépréciatif (« terroristes »), mêmes méthodes : 48 hommes âgés de moins de 60 ans sont pour la plupart envoyés à Montauban puis déportés en juin 1944 dans les camps nazis. D'autres personnes raflées subissent le même sort à Cardaillac, Linac ou Bagnac – qui paye un lourd tribut avec 43 hommes dont le plus jeune, Pierre Aymard, est âgé de 16 ans. À ces rafles, il faut ajouter les victimes des massacres arbitraires, plus de 475.
Ces ouvrages édités dans de petites imprimeries locales sont connus des seuls curieux. Récits égarés en chemin, demeurés pour la plupart confidentiels mais loin d'être isolés dans la France de l'immédiat après-guerre, ils dévoilent une vision singulière de la Résistance, éloignée des clichés que les premiers temps de la Libération vont finir par figer. Que disent ces écrits ? De quelles expériences témoignent ces lieux dispersés dans l'espace, inscrits dans des territoires discrets à l'écart des grandes routes, fréquentés par les seules fidélités de leurs habitants ?
Le Sprite est rose comme Buu Petit
>>Max


Auto-édit :

Fin 1945, Charles Perret, maire d'Étobon, petit village protestant niché au pied des Vosges, publie un récit de quelques pages des derniers temps de l'Occupation : Les crimes du fascisme nazi. Étobon, village de terroristes. Il raconte le massacre le 27 septembre 1944 de 39 habitants parmi 67 hommes âgés de 16 à 60 ans rassemblés au centre du village. Parmi ceux-ci figure Charles Nardin, alors maire du village, dont le successeur précise qu'il « avait connu et favorisé l'existence et les actions du groupe local de Résistance. Il n'a dénoncé personne. »
Autre lieu, même scénario. Au début des années 1950, Paul Laval, instituteur de Sousceyrac (Lot), parcourt les bourgs du Ségala pour recueillir des renseignements sur l'implantation des maquis. Au fil des pages, sa chronique se transforme en un macabre inventaire des exactions commises par les occupants dans toute la région de Figeac entre avril et juillet 1944. Il s'attarde sur les petites communes traversées par les Waffen SS du régiment « Der Führer » de la division Das Reich les 11 et 12 mai 1944 : Cardaillac, Linac, Latronquière, Bagnac... »
Même vocabulaire dépréciatif (« terroristes »), mêmes méthodes : 48 hommes âgés de moins de 60 ans sont pour la plupart envoyés à Montauban puis déportés en juin 1944 dans les camps nazis. D'autres personnes raflées subissent le même sort à Cardaillac, Linac ou Bagnac – qui paye un lourd tribut avec 43 hommes dont le plus jeune, Pierre Aymard, est âgé de 16 ans. À ces rafles, il faut ajouter les victimes des massacres arbitraires, plus de 475.
Ces ouvrages édités dans de petites imprimeries locales sont connus des seuls curieux. Récits égarés en chemin, demeurés pour la plupart confidentiels mais loin d'être isolés dans la France de l'immédiat après-guerre, ils dévoilent une vision singulière de la Résistance, éloignée des clichés que les premiers temps de la Libération vont finir par figer. Que disent ces écrits ? De quelles expériences témoignent ces lieux dispersés dans l'espace, inscrits dans des territoires discrets à l'écart des grandes routes, fréquentés par les seules fidélités de leurs habitants ?


Auto-édit :


هذه ليلتي
غناء أُم كلثوم - تأليف جورج جرداق
بين ماضٍ من الزمان وآت
فاملأ الكأس بالغرام وهات
الهوى أنت كله والأماني
والعصافير تهجر الأوكار
بعد حين يبدل الحب دارا
سترانا كما نراها قفارا
وديار كانت قديماً ديارا
فتعالى أحبك الآن أكثر
سوف تلهو بنا الحياة وتسخر
ثم أصغى والحب في مقلتينا
والمساء الذي تهادى إلينا
وحديثٍ يذوب في شفتينا
لسؤالٍ عن الهوى وجوابٍ
ليلم الأشواق عن أجفاني
قد أطال الوقوف حين دعاني
ثم اغمض عينيك حتى تراني
فادن مني وخذ إليك حناني
فكثير اللقاء كان قليلا
وليكن ليلنا طويلاً طويلا
لو حملنا الأيام في راحتينا
يا حبيبي طاب الهوى ما علينا
وأتاحت لقاءنا فالتقينا
صدفة أهدت الوجود إلينا
ضاع فيها المجداف والملاح
في بحارٍ تئن فيها الرياح
كل ليلٍ إذا التقينا صباح
كم أذل الفراق منا لقاء
غريباً مسافراً بفؤادي
يا حبيباً قد طال فيه سهادي
حلم آثر الهوى أن يطيله
سهر الشوق في العيون الجميلة
أوشك الصمت حولنا أن يقوله
وحديثٌ في الجد إن لم نقله
ومنى خاطري وبهجة أنسي
يا حبيبي وأنت خمري وكأسي
وغدي في هواك يسبق أمسي
فيك صمتي وفيك نطقي وهمسي
والنواسي عانق الخيام
هلَّ في ليلتي خيال الندامى
وأحبوا واسكروا الأيام
وتساقوا من خاطري الأحلام
إن غدونا وصبحه ومساه
رب من أين للزمان صباه
نحن ليل الهوى ونحن ضحاه
لن يرى الحب بعدنا من حداه
هذه ليلتي فقف يا زماني
ملء قلبي شوقٌ وملء كياني
غناء أُم كلثوم - تأليف جورج جرداق
بين ماضٍ من الزمان وآت
فاملأ الكأس بالغرام وهات
الهوى أنت كله والأماني
والعصافير تهجر الأوكار
بعد حين يبدل الحب دارا
سترانا كما نراها قفارا
وديار كانت قديماً ديارا
فتعالى أحبك الآن أكثر
سوف تلهو بنا الحياة وتسخر
ثم أصغى والحب في مقلتينا
والمساء الذي تهادى إلينا
وحديثٍ يذوب في شفتينا
لسؤالٍ عن الهوى وجوابٍ
ليلم الأشواق عن أجفاني
قد أطال الوقوف حين دعاني
ثم اغمض عينيك حتى تراني
فادن مني وخذ إليك حناني
فكثير اللقاء كان قليلا
وليكن ليلنا طويلاً طويلا
لو حملنا الأيام في راحتينا
يا حبيبي طاب الهوى ما علينا
وأتاحت لقاءنا فالتقينا
صدفة أهدت الوجود إلينا
ضاع فيها المجداف والملاح
في بحارٍ تئن فيها الرياح
كل ليلٍ إذا التقينا صباح
كم أذل الفراق منا لقاء
غريباً مسافراً بفؤادي
يا حبيباً قد طال فيه سهادي
حلم آثر الهوى أن يطيله
سهر الشوق في العيون الجميلة
أوشك الصمت حولنا أن يقوله
وحديثٌ في الجد إن لم نقله
ومنى خاطري وبهجة أنسي
يا حبيبي وأنت خمري وكأسي
وغدي في هواك يسبق أمسي
فيك صمتي وفيك نطقي وهمسي
والنواسي عانق الخيام
هلَّ في ليلتي خيال الندامى
وأحبوا واسكروا الأيام
وتساقوا من خاطري الأحلام
إن غدونا وصبحه ومساه
رب من أين للزمان صباه
نحن ليل الهوى ونحن ضحاه
لن يرى الحب بعدنا من حداه
هذه ليلتي فقف يا زماني
ملء قلبي شوقٌ وملء كياني
>>Koala
Tu vises trop haut

Citation de LSD
Road to 100 pagesIl faut que chaque jour ont se donne un objectif pour aujourd'hui ça sera la page 110
Tu vises trop haut


Говорили, что на набережной появилось новое лицо: дама с собачкой. Дмитрий Дмитрич Гуров, проживший в Ялте уже две недели и привыкший тут, тоже стал интересоваться новыми лицами. Сидя в павильоне у Верне, он видел, как по набережной прошла молодая дама, невысокого роста блондинка, в берете; за нею бежал белый шпиц.
On disait qu’une nouvelle figure avait fait son apparition sur le môle, une dame avec un petit chien. Dmîtri Dmîtrich Goûrov, depuis deux semaines à Iâlta, commençait à s’intéresser aux nouveaux arrivants. Assis au pavillon Vernet, il vit un jour passer une jeune femme blonde, de taille moyenne, coiffée d’un béret et suivie d’un toutou blanc.
И потом он встречал ее в городском саду и на сквере, по нескольку раз в день. Она гуляла одна, все в том же берете, с белым шпицем; никто не знал, кто она, и называли ее просто так: дама с собачкой.
Il la rencontra ensuite plusieurs fois par jour au jardin public ou au square.
Elle se promenait seule, toujours coiffée du même béret et accompagnée de son chien. Personne ne la connaissait. On l’appelait la dame au petit chien.
“Если она здесь без мужа и без знакомых”, – соображал Гуров, – то было бы не лишнее познакомиться с ней”.
– Si elle est ici sans son mari et sans relations, songea Goûrov, je ne serais pas fâché de faire connaissance avec elle.
Ему не было еще сорока, но у него была уже дочь двенадцати лет и два сына гимназиста. Его женили рано, когда он был еще студентом второго курса, и теперь жена казалась в полтора раза старше его. Это была женщина высокая, с темными бровями, прямая, важная, солидная и, как она сама себя называла, мыслящая. Она много читала, не писала в письмах, называла мужа не Дмитрием, а Димитрием, а он втайне считал ее недалекой, узкой, неизящной, боялся ее и не любил бывать дома. Изменять ей он начал уже давно, изменял часто и, вероятно, поэтому о женщинах отзывался почти всегда дурно, и когда в его присутствии говорили о них, то он называл их так:
– Низшая раса!
Bien qu’il n’eût pas encore quarante ans, il avait déjà une fille de douze ans et deux fils qui allaient au lycée. On l’avait marié jeune, au temps où il faisait sa deuxième année à l’Université, et maintenant sa femme paraissait bien plus âgée que lui. C’était une grande personne aux sourcils noirs, raide, sérieuse, grave, et, comme elle le disait elle-même, « une penseuse ». Elle lisait beaucoup, négligeait de mettre le signe dur à la fin des mots en écrivant et appelait son mari Dimitri au lieu de Dmîtri. Il la trouvait peu intelligente, étroite d’idées et sans élégance ; il la craignait et n’aimait pas à rester chez lui. Depuis longtemps, il la trompait ; il la trompait souvent, et c’est probablement à cause de cela qu’il traitait les femmes avec un peu de mépris, les qualifiant, quand on en parlait, de « race inférieure ».
Ему казалось, что он достаточно научен горьким опытом, чтобы называть их как угодно, но все же без “низшей расы” он не мог бы прожить и двух дней. В обществе мужчин ему было скучно, не по себе, с ними он был неразговорчив, холоден, но когда находился среди женщин, то чувствовал себя свободно и знал, о чем говорить с ними и как держать себя; и даже молчать с ними ему было легко. В его наружности, в характере, во всей его натуре было что-то привлекательное, неуловимое, что располагало к нему женщин, манило их; он знал об этом, и самого его тоже какая-то сила влекла к ним.
Il lui semblait que les amères expériences qu’il avait faites lui conféraient le droit de leur donner n’importe quel nom ; néanmoins, il n’aurait pas pu vivre deux jours sans cette race inférieure. Il se sentait mal à l’aise dans la société des hommes, s’y ennuyait, et restait froid et silencieux. En revanche, avec les femmes, il se trouvait comme chez lui, savait leur parler agréablement et se tenir comme il convenait. Avec elles, le silence même ne le gênait pas. Il avait dans son caractère et dans tout son être quelque chose de séduisant et d’insaisissable qui les disposait en sa faveur et les attirait. Il le savait et sentait une sorte de force le pousser vers elles.
Опыт многократный, в самом деле горький опыт, научил его давно, что всякое сближение, которое вначале так приятно разнообразит жизнь и представляется милым и легким приключением, у порядочных людей, особенно у москвичей, тяжелых на подъем, нерешительных, неизбежно вырастает в целую задачу, сложную чрезвычайно, и положение в конце концов становится тягостным. Но при всякой новой встрече с интересною женщиной, этот опыт как-то ускользал из памяти, и хотелось жить, и все казалось так просто и забавно.
Une longue expérience lui avait appris que chaque liaison met, au début, de la variété dans la vie et paraît une gentille aventure, mais qu’elle se transforme ensuite chez les honnêtes gens, et surtout chez les Moscovites, casaniers et indécis, en un véritable problème, extrêmement compliqué, qui rend, à la fin, la situation très difficile.
Mais chaque fois que Goûrov rencontrait une jolie femme, l’expérience s’effaçait de sa mémoire. Il éprouvait une irrésistible soif de vivre ; et tout lui paraissait facile et amusant.
On disait qu’une nouvelle figure avait fait son apparition sur le môle, une dame avec un petit chien. Dmîtri Dmîtrich Goûrov, depuis deux semaines à Iâlta, commençait à s’intéresser aux nouveaux arrivants. Assis au pavillon Vernet, il vit un jour passer une jeune femme blonde, de taille moyenne, coiffée d’un béret et suivie d’un toutou blanc.
И потом он встречал ее в городском саду и на сквере, по нескольку раз в день. Она гуляла одна, все в том же берете, с белым шпицем; никто не знал, кто она, и называли ее просто так: дама с собачкой.
Il la rencontra ensuite plusieurs fois par jour au jardin public ou au square.
Elle se promenait seule, toujours coiffée du même béret et accompagnée de son chien. Personne ne la connaissait. On l’appelait la dame au petit chien.
“Если она здесь без мужа и без знакомых”, – соображал Гуров, – то было бы не лишнее познакомиться с ней”.
– Si elle est ici sans son mari et sans relations, songea Goûrov, je ne serais pas fâché de faire connaissance avec elle.
Ему не было еще сорока, но у него была уже дочь двенадцати лет и два сына гимназиста. Его женили рано, когда он был еще студентом второго курса, и теперь жена казалась в полтора раза старше его. Это была женщина высокая, с темными бровями, прямая, важная, солидная и, как она сама себя называла, мыслящая. Она много читала, не писала в письмах, называла мужа не Дмитрием, а Димитрием, а он втайне считал ее недалекой, узкой, неизящной, боялся ее и не любил бывать дома. Изменять ей он начал уже давно, изменял часто и, вероятно, поэтому о женщинах отзывался почти всегда дурно, и когда в его присутствии говорили о них, то он называл их так:
– Низшая раса!
Bien qu’il n’eût pas encore quarante ans, il avait déjà une fille de douze ans et deux fils qui allaient au lycée. On l’avait marié jeune, au temps où il faisait sa deuxième année à l’Université, et maintenant sa femme paraissait bien plus âgée que lui. C’était une grande personne aux sourcils noirs, raide, sérieuse, grave, et, comme elle le disait elle-même, « une penseuse ». Elle lisait beaucoup, négligeait de mettre le signe dur à la fin des mots en écrivant et appelait son mari Dimitri au lieu de Dmîtri. Il la trouvait peu intelligente, étroite d’idées et sans élégance ; il la craignait et n’aimait pas à rester chez lui. Depuis longtemps, il la trompait ; il la trompait souvent, et c’est probablement à cause de cela qu’il traitait les femmes avec un peu de mépris, les qualifiant, quand on en parlait, de « race inférieure ».
Ему казалось, что он достаточно научен горьким опытом, чтобы называть их как угодно, но все же без “низшей расы” он не мог бы прожить и двух дней. В обществе мужчин ему было скучно, не по себе, с ними он был неразговорчив, холоден, но когда находился среди женщин, то чувствовал себя свободно и знал, о чем говорить с ними и как держать себя; и даже молчать с ними ему было легко. В его наружности, в характере, во всей его натуре было что-то привлекательное, неуловимое, что располагало к нему женщин, манило их; он знал об этом, и самого его тоже какая-то сила влекла к ним.
Il lui semblait que les amères expériences qu’il avait faites lui conféraient le droit de leur donner n’importe quel nom ; néanmoins, il n’aurait pas pu vivre deux jours sans cette race inférieure. Il se sentait mal à l’aise dans la société des hommes, s’y ennuyait, et restait froid et silencieux. En revanche, avec les femmes, il se trouvait comme chez lui, savait leur parler agréablement et se tenir comme il convenait. Avec elles, le silence même ne le gênait pas. Il avait dans son caractère et dans tout son être quelque chose de séduisant et d’insaisissable qui les disposait en sa faveur et les attirait. Il le savait et sentait une sorte de force le pousser vers elles.
Опыт многократный, в самом деле горький опыт, научил его давно, что всякое сближение, которое вначале так приятно разнообразит жизнь и представляется милым и легким приключением, у порядочных людей, особенно у москвичей, тяжелых на подъем, нерешительных, неизбежно вырастает в целую задачу, сложную чрезвычайно, и положение в конце концов становится тягостным. Но при всякой новой встрече с интересною женщиной, этот опыт как-то ускользал из памяти, и хотелось жить, и все казалось так просто и забавно.
Une longue expérience lui avait appris que chaque liaison met, au début, de la variété dans la vie et paraît une gentille aventure, mais qu’elle se transforme ensuite chez les honnêtes gens, et surtout chez les Moscovites, casaniers et indécis, en un véritable problème, extrêmement compliqué, qui rend, à la fin, la situation très difficile.
Mais chaque fois que Goûrov rencontrait une jolie femme, l’expérience s’effaçait de sa mémoire. Il éprouvait une irrésistible soif de vivre ; et tout lui paraissait facile et amusant.
Français, ne soyons plus esclaves !,
Sous le drapeau, rallions-nous.
Sous nos pas, brisons les entraves,
Quatre-vingt-neuf, réveillez-vous. (bis)
Frappons du dernier anathème
Ceux qui, par un stupide orgueil,
Ont ouvert le sombre cercueil
De nos frères morts sans emblème.
Refrain: Chantons la liberté,
Défendons la cité,
Marchons, marchons, sans souverain,
Le peuple aura du pain.
Depuis vingt ans que tu sommeilles,
Peuple français, réveille-toi,
L’heure qui sonne à tes oreilles,
C’est l’heure du salut pour toi.(bis)
Peuple, debout ! que la victoire
Guide au combat tes fiers guerriers,
Rends à la France ses lauriers,
Son rang et son antique gloire.
(refrain)
Les voyez-vous ces mille braves
Marcher à l’immortalité,
Le maître a vendu ses esclaves,
Et nous chantons la liberté. (bis)
Non, plus de rois, plus de couronnes,
Assez de sang, assez de deuil,
Que l’oubli dans son froid linceul
Enveloppe sceptres et trônes.
(refrain)
Plus de sanglots dans les chaumières
Quand le conscrit part du foyer;
Laissez, laissez, les pauvres mères
Près de leurs fils s’agenouiller. (bis)
Progrès ! que ta vive lumière
Descende sur tous nos enfants,
Que l’homme soit libre en ses champs,
Que l’impôt ne soit plus barrière.
(refrain)
N’exaltez plus vos lois nouvelles,
Le peuple est sourd à vos accents,
Assez de phrases solennelles,
Assez de mots vides de sens. (bis)
Français, la plus belle victoire,
C’est la conquête de tes droits,
Ce sont là tes plus beaux exploits
Que puisse enregistrer l’histoire.
(refrain)
Peuple, que l’honneur soit ton guide,
Que la justice soit tes lois,
Que l’ouvrier ne soit plus avide
Du manteau qui couvrait nos rois. (bis)
Que du sien de la nuit profonde
Où l’enchaînait la royauté,
Le flambeau de la Liberté
S’élève et brille sur le monde !
(refrain)
Auto-édit :
Français, ne soyons plus esclaves !,
Sous le drapeau, rallions-nous.
Sous nos pas, brisons les entraves,
Quatre-vingt-neuf, réveillez-vous. (bis)
Frappons du dernier anathème
Ceux qui, par un stupide orgueil,
Ont ouvert le sombre cercueil
De nos frères morts sans emblème.
Refrain: Chantons la liberté,
Défendons la cité,
Marchons, marchons, sans souverain,
Le peuple aura du pain.
Depuis vingt ans que tu sommeilles,
Peuple français, réveille-toi,
L’heure qui sonne à tes oreilles,
C’est l’heure du salut pour toi.(bis)
Peuple, debout ! que la victoire
Guide au combat tes fiers guerriers,
Rends à la France ses lauriers,
Son rang et son antique gloire.
(refrain)
Les voyez-vous ces mille braves
Marcher à l’immortalité,
Le maître a vendu ses esclaves,
Et nous chantons la liberté. (bis)
Non, plus de rois, plus de couronnes,
Assez de sang, assez de deuil,
Que l’oubli dans son froid linceul
Enveloppe sceptres et trônes.
(refrain)
Plus de sanglots dans les chaumières
Quand le conscrit part du foyer;
Laissez, laissez, les pauvres mères
Près de leurs fils s’agenouiller. (bis)
Progrès ! que ta vive lumière
Descende sur tous nos enfants,
Que l’homme soit libre en ses champs,
Que l’impôt ne soit plus barrière.
(refrain)
N’exaltez plus vos lois nouvelles,
Le peuple est sourd à vos accents,
Assez de phrases solennelles,
Assez de mots vides de sens. (bis)
Français, la plus belle victoire,
C’est la conquête de tes droits,
Ce sont là tes plus beaux exploits
Que puisse enregistrer l’histoire.
(refrain)
Peuple, que l’honneur soit ton guide,
Que la justice soit tes lois,
Que l’ouvrier ne soit plus avide
Du manteau qui couvrait nos rois. (bis)
Que du sien de la nuit profonde
Où l’enchaînait la royauté,
Le flambeau de la Liberté
S’élève et brille sur le monde !
(refrain)
Sous le drapeau, rallions-nous.
Sous nos pas, brisons les entraves,
Quatre-vingt-neuf, réveillez-vous. (bis)
Frappons du dernier anathème
Ceux qui, par un stupide orgueil,
Ont ouvert le sombre cercueil
De nos frères morts sans emblème.
Refrain: Chantons la liberté,
Défendons la cité,
Marchons, marchons, sans souverain,
Le peuple aura du pain.
Depuis vingt ans que tu sommeilles,
Peuple français, réveille-toi,
L’heure qui sonne à tes oreilles,
C’est l’heure du salut pour toi.(bis)
Peuple, debout ! que la victoire
Guide au combat tes fiers guerriers,
Rends à la France ses lauriers,
Son rang et son antique gloire.
(refrain)
Les voyez-vous ces mille braves
Marcher à l’immortalité,
Le maître a vendu ses esclaves,
Et nous chantons la liberté. (bis)
Non, plus de rois, plus de couronnes,
Assez de sang, assez de deuil,
Que l’oubli dans son froid linceul
Enveloppe sceptres et trônes.
(refrain)
Plus de sanglots dans les chaumières
Quand le conscrit part du foyer;
Laissez, laissez, les pauvres mères
Près de leurs fils s’agenouiller. (bis)
Progrès ! que ta vive lumière
Descende sur tous nos enfants,
Que l’homme soit libre en ses champs,
Que l’impôt ne soit plus barrière.
(refrain)
N’exaltez plus vos lois nouvelles,
Le peuple est sourd à vos accents,
Assez de phrases solennelles,
Assez de mots vides de sens. (bis)
Français, la plus belle victoire,
C’est la conquête de tes droits,
Ce sont là tes plus beaux exploits
Que puisse enregistrer l’histoire.
(refrain)
Peuple, que l’honneur soit ton guide,
Que la justice soit tes lois,
Que l’ouvrier ne soit plus avide
Du manteau qui couvrait nos rois. (bis)
Que du sien de la nuit profonde
Où l’enchaînait la royauté,
Le flambeau de la Liberté
S’élève et brille sur le monde !
(refrain)
Auto-édit :
Français, ne soyons plus esclaves !,
Sous le drapeau, rallions-nous.
Sous nos pas, brisons les entraves,
Quatre-vingt-neuf, réveillez-vous. (bis)
Frappons du dernier anathème
Ceux qui, par un stupide orgueil,
Ont ouvert le sombre cercueil
De nos frères morts sans emblème.
Refrain: Chantons la liberté,
Défendons la cité,
Marchons, marchons, sans souverain,
Le peuple aura du pain.
Depuis vingt ans que tu sommeilles,
Peuple français, réveille-toi,
L’heure qui sonne à tes oreilles,
C’est l’heure du salut pour toi.(bis)
Peuple, debout ! que la victoire
Guide au combat tes fiers guerriers,
Rends à la France ses lauriers,
Son rang et son antique gloire.
(refrain)
Les voyez-vous ces mille braves
Marcher à l’immortalité,
Le maître a vendu ses esclaves,
Et nous chantons la liberté. (bis)
Non, plus de rois, plus de couronnes,
Assez de sang, assez de deuil,
Que l’oubli dans son froid linceul
Enveloppe sceptres et trônes.
(refrain)
Plus de sanglots dans les chaumières
Quand le conscrit part du foyer;
Laissez, laissez, les pauvres mères
Près de leurs fils s’agenouiller. (bis)
Progrès ! que ta vive lumière
Descende sur tous nos enfants,
Que l’homme soit libre en ses champs,
Que l’impôt ne soit plus barrière.
(refrain)
N’exaltez plus vos lois nouvelles,
Le peuple est sourd à vos accents,
Assez de phrases solennelles,
Assez de mots vides de sens. (bis)
Français, la plus belle victoire,
C’est la conquête de tes droits,
Ce sont là tes plus beaux exploits
Que puisse enregistrer l’histoire.
(refrain)
Peuple, que l’honneur soit ton guide,
Que la justice soit tes lois,
Que l’ouvrier ne soit plus avide
Du manteau qui couvrait nos rois. (bis)
Que du sien de la nuit profonde
Où l’enchaînait la royauté,
Le flambeau de la Liberté
S’élève et brille sur le monde !
(refrain)
И вот однажды, под вечер, он обедал в саду, а дама в берете подходила не спеша, чтобы занять соседний стол. Ее выражение, походка, платье, прическа говорили ему, что она из порядочного общества, замужем, в Ялте в первый раз и одна, что ей скучно здесь… В рассказах о нечистоте местных нравов много неправды, он презирал их и знал, что такие рассказы в большинстве сочиняются людьми, которые сами бы охотно грешили, если б умели; но когда дама села за соседний стол в трех шагах от него, ему вспомнились эти рассказы о легких победах, о поездках в горы, и соблазнительная мысль о скорой, мимолетной связи, о романе с неизвестною женщиной, которой не знаешь по имени и фамилии, вдруг овладела им.
Or, un soir qu’il dînait au jardin, il vit la dame au béret se diriger vers une table voisine de la sienne et s’asseoir. L’expression de son visage, sa démarche, sa robe, sa coiffure, tout lui disait qu’elle appartenait à un milieu convenable, qu’elle était mariée, qu’elle se trouvait seule à Iâlta depuis peu de temps et qu’elle s’y ennuyait. Dans ce qu’on raconte sur la légèreté des mœurs locales, il y a beaucoup de faux. Goûrov méprisait ces racontars et savait que les gens qui les font seraient, à l’occasion, les premiers à faillir. Pourtant quand la dame s’installa à trois pas de lui, il se souvint de tous ces récits de conquêtes faciles, de promenades dans les montagnes, et l’idée d’une rapide et courte liaison, d’un roman avec une femme, dont il ignorait même le nom, s’empara de lui.
Он ласково поманил к себе шпица и, когда тот подошел, погрозил ему пальцем. Шпиц заворчал. Гуров опять погрозил.
Il attira doucement le loulou, et quand celui-ci approcha, il le menaça du doigt. Le chien grogna. Goûrov répéta le geste.
Дама взглянула на него и тотчас же опустила глаза.
– Он не кусается, – сказала она и покраснела.
La dame l’aperçut et baissa les yeux :
– Il ne mord pas, dit-elle en rougissant.
– Можно дать ему кость? – и когда она утвердительно кивнула головой, он спросил приветливо: – Вы давно изволили приехать в Ялту?
– Дней пять.
– А я уже дотягиваю здесь вторую неделю.
– On peut lui donner un os ?
La dame fit signe que oui, et, alors, Goûrov demanda d’un air affable :
– Il y a longtemps que vous êtes à Iâlta ?
– Cinq jours.
– Moi, en voilà bientôt quinze.
Помолчали немного.
– Время идет быстро, а между тем здесь такая скука! – сказала она, не глядя на него.
Ils se turent un instant.
– Le temps passe vite, dit-elle sans le regarder, et pourtant on s’ennuie ferme.
– Это только принято говорить, что здесь скучно. Обыватель живет у себя где-нибудь в Белеве или Жиздре – и ему не скучно, а приедет сюда: “Ах, скучно! ах, пыль!” Подумаешь, что он из Гренады приехал.
– C’est la coutume de dire cela. Les baigneurs habitent on ne sait où, à Biélév ou à Jîzdra et ne s’y ennuient pas, mais, dès qu’ils arrivent ici, ils s’écrient : « Ah ! quel ennui ! quelle poussière ! » On pourrait croire que c’est de Grenade qu’ils arrivent.
Or, un soir qu’il dînait au jardin, il vit la dame au béret se diriger vers une table voisine de la sienne et s’asseoir. L’expression de son visage, sa démarche, sa robe, sa coiffure, tout lui disait qu’elle appartenait à un milieu convenable, qu’elle était mariée, qu’elle se trouvait seule à Iâlta depuis peu de temps et qu’elle s’y ennuyait. Dans ce qu’on raconte sur la légèreté des mœurs locales, il y a beaucoup de faux. Goûrov méprisait ces racontars et savait que les gens qui les font seraient, à l’occasion, les premiers à faillir. Pourtant quand la dame s’installa à trois pas de lui, il se souvint de tous ces récits de conquêtes faciles, de promenades dans les montagnes, et l’idée d’une rapide et courte liaison, d’un roman avec une femme, dont il ignorait même le nom, s’empara de lui.
Он ласково поманил к себе шпица и, когда тот подошел, погрозил ему пальцем. Шпиц заворчал. Гуров опять погрозил.
Il attira doucement le loulou, et quand celui-ci approcha, il le menaça du doigt. Le chien grogna. Goûrov répéta le geste.
Дама взглянула на него и тотчас же опустила глаза.
– Он не кусается, – сказала она и покраснела.
La dame l’aperçut et baissa les yeux :
– Il ne mord pas, dit-elle en rougissant.
– Можно дать ему кость? – и когда она утвердительно кивнула головой, он спросил приветливо: – Вы давно изволили приехать в Ялту?
– Дней пять.
– А я уже дотягиваю здесь вторую неделю.
– On peut lui donner un os ?
La dame fit signe que oui, et, alors, Goûrov demanda d’un air affable :
– Il y a longtemps que vous êtes à Iâlta ?
– Cinq jours.
– Moi, en voilà bientôt quinze.
Помолчали немного.
– Время идет быстро, а между тем здесь такая скука! – сказала она, не глядя на него.
Ils se turent un instant.
– Le temps passe vite, dit-elle sans le regarder, et pourtant on s’ennuie ferme.
– Это только принято говорить, что здесь скучно. Обыватель живет у себя где-нибудь в Белеве или Жиздре – и ему не скучно, а приедет сюда: “Ах, скучно! ах, пыль!” Подумаешь, что он из Гренады приехал.
– C’est la coutume de dire cela. Les baigneurs habitent on ne sait où, à Biélév ou à Jîzdra et ne s’y ennuient pas, mais, dès qu’ils arrivent ici, ils s’écrient : « Ah ! quel ennui ! quelle poussière ! » On pourrait croire que c’est de Grenade qu’ils arrivent.



