Derrière la barrière de protection, pour monter dans le carrousel, je les vois, tourner et tourner, certains ont des chevaux blancs ou noirs, d'autres des voitures, mais tous tournent, dans leur monde qui tourne. J'attend mon tour, j'attend que le carrousel s'arrête qu'ils descendent afin que je monte pour tourner à mon tour, mais le manège est sans fin.
Il semble que je n'ai pas de ticket pour monter, pourtant je reste, spectateur, sans participer, je reste fixe, dans mon monde qui ne tourne pas, dans mon monde qui ne sourit pas.
La sensation constante d'être un spectateur dans une salle d'attente à l'odeur de conspiration.
Qui attend indéfiniment qu'on appelle son nom, alors pour s'occuper il peut mater la gueule de l'enfant chiant qui pleure et rigoler parce qu'il a une crotte de nez qui pend, c'est totalement débile, aussi débile que de lire les magazines mis à disposition...On pourrait en parler longtemps de ces divertissements, mais je ne m'attarderais pas. Le nom n'est jamais prononcé, l'attente est sans fin, ma vie n'a aucun sens, je ne vais nulle part. Je ne vaux rien, je n'ai aucun talent, je n'ai pas d'argent, je n'ai pas d'ami ni d'amour, je n'ai aucune appartenance tangible.
J'ai l'impression que toutes les places sont prises et qu'on m'a même pas appelé pour jouer aux chaises musicales, on a fait le jeu sans moi, je suis entrer dans la salle que la place était déjà prise, alors je ne me sens pas à ma place mais je n'ai pas de place ailleurs pour autant, j'ai ma place nulle part.
Je ne vis que pour attendre de mourir, aucun bonheur ne fait partie de moi, tu pourras me voir sourire, te saluer poliment, tu ne me connaîtras jamais, parce que je n'ai pas envie de te gêner dans ta joie en te faisant part de ma mélancolie alors je t'offrirai un masque qui te plaira et te suffira avant de disparaître dans une inexistence intemporelle.
Il semble que je n'ai pas de ticket pour monter, pourtant je reste, spectateur, sans participer, je reste fixe, dans mon monde qui ne tourne pas, dans mon monde qui ne sourit pas.
La sensation constante d'être un spectateur dans une salle d'attente à l'odeur de conspiration.
Qui attend indéfiniment qu'on appelle son nom, alors pour s'occuper il peut mater la gueule de l'enfant chiant qui pleure et rigoler parce qu'il a une crotte de nez qui pend, c'est totalement débile, aussi débile que de lire les magazines mis à disposition...On pourrait en parler longtemps de ces divertissements, mais je ne m'attarderais pas. Le nom n'est jamais prononcé, l'attente est sans fin, ma vie n'a aucun sens, je ne vais nulle part. Je ne vaux rien, je n'ai aucun talent, je n'ai pas d'argent, je n'ai pas d'ami ni d'amour, je n'ai aucune appartenance tangible.
J'ai l'impression que toutes les places sont prises et qu'on m'a même pas appelé pour jouer aux chaises musicales, on a fait le jeu sans moi, je suis entrer dans la salle que la place était déjà prise, alors je ne me sens pas à ma place mais je n'ai pas de place ailleurs pour autant, j'ai ma place nulle part.
Je ne vis que pour attendre de mourir, aucun bonheur ne fait partie de moi, tu pourras me voir sourire, te saluer poliment, tu ne me connaîtras jamais, parce que je n'ai pas envie de te gêner dans ta joie en te faisant part de ma mélancolie alors je t'offrirai un masque qui te plaira et te suffira avant de disparaître dans une inexistence intemporelle.

