Par Etienne Gilson:
Qu'en est-il des principes ? Nous l'avons dit, ils ne sont pas innées, mais ils sont connus dans la lumière naturelle de l'intellect en liaison avec la connaissance sensible. Ici encore, comme dans le cas du concept, ce que les principes énoncent est dans les objets matériel qui sont la substance de la réalité, et pourtant les principes eux-mêmes sont immatériels et n’existent comme tels que dans les intellects connaissant. Je vois et touche des êtres, non l'être. J'observe des agents et de patients, j'appelle les premiers causes, les autres effets, mais je n'observe pas la causalité elle-même. Quand je dis qu'il n'y a pas d'effets sans causes, j'explicite simplement la définition de cause ou d'effet. C'est disait Hume, comme dire qu'il n'y a pas de mari sans femme. Si vous pressez un métaphysicien, il vous concédera de tout principe. Et ce n'est pas surprenant, puisqu'il est premier par définition. Il n'y a rien d'antérieur au principe par quoi on puisse en rendre raison.
- L'athéisme difficile
Qu'en est-il des principes ? Nous l'avons dit, ils ne sont pas innées, mais ils sont connus dans la lumière naturelle de l'intellect en liaison avec la connaissance sensible. Ici encore, comme dans le cas du concept, ce que les principes énoncent est dans les objets matériel qui sont la substance de la réalité, et pourtant les principes eux-mêmes sont immatériels et n’existent comme tels que dans les intellects connaissant. Je vois et touche des êtres, non l'être. J'observe des agents et de patients, j'appelle les premiers causes, les autres effets, mais je n'observe pas la causalité elle-même. Quand je dis qu'il n'y a pas d'effets sans causes, j'explicite simplement la définition de cause ou d'effet. C'est disait Hume, comme dire qu'il n'y a pas de mari sans femme. Si vous pressez un métaphysicien, il vous concédera de tout principe. Et ce n'est pas surprenant, puisqu'il est premier par définition. Il n'y a rien d'antérieur au principe par quoi on puisse en rendre raison.
- L'athéisme difficile




