Vieux projet qui traînasse, je balance le début car je sais que vous avez besoin de procrastiner
La partie de la chasseuse = moi.
La partie de l'hybride = une amie peintre très talentueuse (portrait de moi par elle :
)
===
Andrea enfonça la porte de secours d'un coup de pied, se ruant dans le couloir et la claquant derrière elle. Elle attrapa une étagère, la bascula en travers de l'entrée, et la cala de façon à bloquer provisoirement l'ouverture. Inspirant profondément pour calmer les battements de son c??ur, elle reprit sa course, ignorant le sol taché de sang et les murs d'un blanc passé, éclairés par la lueur sinistre de vieux néons. Elle arriva devant une lourde porte en métal, et appuya dessus de toutes ses forces en grognant, ce qui ne la fit pas bouger pour autant.
- Putain de merde.
Elle donna un coup de poing rageur contre le battant, et s'appuya contre le mur. En se concentrant, elle put entendre le bruit de la course de ses poursuivants, encore loin derrière. Loin, mais pas assez pour qu'elle les ait semés. Elle leva la tête à la recherche d'une solution et aperçu une grille d'aération en hauteur, trop haute pour qu'un humain l'atteigne. La jeune femme s'élança, prenant appui contre le mur, crocheta du bout des doigts le rebord de la grille. Elle plia les barreaux, passa sa main à travers et l'arracha de son support avant de se glisser dans l'étroit conduit. Un bruit violent lui indiqua que ceux qui étaient après elle avaient enfoncé la porte. Elle ne s'attarda pas et avança à quatre pattes dans le tunnel sombre en songeant à l'horrible journée qu'elle venait de passer.
Sa chef de secteur l'avait envoyé pour une mission de routine dans une maison abandonnée où avait été signalée une tanière de goules. Après avoir liquidé quelques monstres pour atteindre la reine, elle était tombée sur une unité des Brigades d'Argent, des chasseurs de métamorphes. Ils avaient été aussi surpris qu'elle, et avant qu'elle ait le temps de s'expliquer, ils lui avaient donné la chasse. Elle avait d'abord songé à les combattre mais ils étaient nombreux. Très nombreux. Andrea avait alors pris la fuite, et se retrouvait à ramper dans un conduit sale dont elle aperçu le bout. Se laissant glisser par l'ouverture, elle effectua une roulade pour amortir sa chute, grimaça sur la hauteur qu'elle n'avait pas anticipé. Un hurlement d'homme la figea sur place
- Plus un geste ! Les mains sur la tête ou nous ouvrons le feu !
La jeune femme jura intérieurement, et se jeta en arrière, donnant par la même occasion un coup dans une pile de cartons qui s???effondra entre elle et les policiers qui l'avaient accueilli. Elle ne perdit pas de temps à se questionner sur leur présence et se retourna pour s'enfuir dans le couloir. Des coups de feu sifflèrent à ses oreilles, et elle se rua dans un escalier qu'elle monta le plus vite possible avant de s'engouffrer par la sortie de secours qui donnait sur le toit. Un agent d'intervention tendit le bras pour l'attraper et elle l'évita de justesse en se baissant. Attrapant le poignet de l'homme, elle lui tordit jusqu'à entendre un craquement et lui donna un coup de genou sur le côté de la cuisse, brisant l'os. Il s'effondra en couinant, et elle s'approcha du bord du toit. Il y avait un immeuble avec une échelle de secours juste en face, atteignable si elle prenait de l'élan. Elle se recula et s'élança entre les deux bâtiments, chute éphémère éclairée par la lune. Serrant les dents, elle agrippa de toutes ses forces à l'échelle, dont les crochets se détachèrent sous le choc. Les barreaux de métal coulissèrent, entraînant Andrea qui lâcha prise et tomba dans un container, se démettant l'épaule et sombrant dans l'inconscience.
*.=.*
Une foule dense se pressait dans le métro, les travailleurs du jour pressés de rentrer dans leur foyer. Addryon suivait le mouvement, perdu dans ses pensées, mais regardant fréquemment autour de lui. L'odorat des humains était mauvais, et aucun ne pouvait percevoir ce qui inquiétait l'hybride. Sortant dans la rue, il se glissa rapidement dans une ruelle et sauta pour atteindre un balcon. Il huma l'air, et monta deux étages par l'escalier de secours avant de briser un carreau pour pénétré par une fenêtre. Il sourit.
- Je vous ai trouvé. Allez, venez ici.
Trois créatures aux yeux jaunes le fixèrent en grognant, dérangées dans leur repas qui semblait être un quadragénaire ayant eu le malheur de passer dans cette ruelle. Elles remontèrent leurs babines sur des crocs impressionnants et sifflèrent en se ruant sur l'homme qui se tenait debout, le visage éclairé par une pleine lune éclatante. Addryon attrapa le plus proche par la gueule, lui tournant la tête dans un angle improbable avant d'enfoncer son visage dans la fourrure brune de l'encolure de la bête. Ses canines aiguisées se plantèrent dans l'artère qui passait juste à cet endroit, et quelques secondes plus tard le loup-garou tomba au sol avec un bruit mat. Les deux autres créatures avaient marqué un temps d'arrêt témoignant de leur incompréhension. L'étranger sentait clairement le vampire et pourtant, il venait de se nourrir d'un métamorphe. Ils grognèrent plaintivement, comprenant que ce n'était pas une proie mais un prédateur qui se tenait devant eux. Prédateur qui s'avançait vers eux en passant sa langue sur ses lèvres. Poussant des cris apeurés, ils prirent la fuite en se précipitant vers les escaliers pour rejoindre les souterrains.
- Revenez ! Fichtre.
Il enjamba la fenêtre, se laissant tomber de plusieurs étages. Il allait pénétré dans l'immeuble pour leur barrer la route quand un fracas métallique le fit presque sursauter. Son insatiable curiosité le fit renoncer à sa traque et il se dirigea dans une rue parallèle. Une odeur étrange provenant d'une poubelle le fit s'avancer et il s'arrêta en haussant les sourcils devant l'étrange spectacle qui s'offrait à lui. Une jeune femme, visiblement une chasseuse de métamorphe au vue de ses habits et de l'épée en argent qui pendait à sa ceinture gisait là, inconsciente. Il détailla son visage aux traits latins, la peau hâlée au grain serré, et un ravissant petit nez surplombant une bouche.. il déglutit en regardant cette bouche, qui appelait les baisers passionnés. Les sirènes des policiers le tirèrent de ses songes à la limite de l'impureté, et sa décision fut rapidement prise. Il attrapa l'étrange demoiselle par le col et la hissa sur son épaule, avant d'ouvrir une bouche d'égout de sa main libre. Quand les policiers arrivèrent dans la ruelle, il n'y avait plus personne.
Arrivé dans sa tanière, il déposa la jeune femme sur son lit, et remarqua qu'elle avait l'épaule démise. Il se dit qu'il valait mieux profiter de son inconscience, la tint contre lui et appuya d'un geste sec sur l'omoplate tirant un grognement à l'inconnue qui ouvrit des yeux d'un marron ambré avant de s'évanouir à nouveau. Il la débarrassa de son épée et la reposa sur le matelas.
La partie de la chasseuse = moi.
La partie de l'hybride = une amie peintre très talentueuse (portrait de moi par elle :

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Andrea enfonça la porte de secours d'un coup de pied, se ruant dans le couloir et la claquant derrière elle. Elle attrapa une étagère, la bascula en travers de l'entrée, et la cala de façon à bloquer provisoirement l'ouverture. Inspirant profondément pour calmer les battements de son c??ur, elle reprit sa course, ignorant le sol taché de sang et les murs d'un blanc passé, éclairés par la lueur sinistre de vieux néons. Elle arriva devant une lourde porte en métal, et appuya dessus de toutes ses forces en grognant, ce qui ne la fit pas bouger pour autant.
- Putain de merde.
Elle donna un coup de poing rageur contre le battant, et s'appuya contre le mur. En se concentrant, elle put entendre le bruit de la course de ses poursuivants, encore loin derrière. Loin, mais pas assez pour qu'elle les ait semés. Elle leva la tête à la recherche d'une solution et aperçu une grille d'aération en hauteur, trop haute pour qu'un humain l'atteigne. La jeune femme s'élança, prenant appui contre le mur, crocheta du bout des doigts le rebord de la grille. Elle plia les barreaux, passa sa main à travers et l'arracha de son support avant de se glisser dans l'étroit conduit. Un bruit violent lui indiqua que ceux qui étaient après elle avaient enfoncé la porte. Elle ne s'attarda pas et avança à quatre pattes dans le tunnel sombre en songeant à l'horrible journée qu'elle venait de passer.
Sa chef de secteur l'avait envoyé pour une mission de routine dans une maison abandonnée où avait été signalée une tanière de goules. Après avoir liquidé quelques monstres pour atteindre la reine, elle était tombée sur une unité des Brigades d'Argent, des chasseurs de métamorphes. Ils avaient été aussi surpris qu'elle, et avant qu'elle ait le temps de s'expliquer, ils lui avaient donné la chasse. Elle avait d'abord songé à les combattre mais ils étaient nombreux. Très nombreux. Andrea avait alors pris la fuite, et se retrouvait à ramper dans un conduit sale dont elle aperçu le bout. Se laissant glisser par l'ouverture, elle effectua une roulade pour amortir sa chute, grimaça sur la hauteur qu'elle n'avait pas anticipé. Un hurlement d'homme la figea sur place
- Plus un geste ! Les mains sur la tête ou nous ouvrons le feu !
La jeune femme jura intérieurement, et se jeta en arrière, donnant par la même occasion un coup dans une pile de cartons qui s???effondra entre elle et les policiers qui l'avaient accueilli. Elle ne perdit pas de temps à se questionner sur leur présence et se retourna pour s'enfuir dans le couloir. Des coups de feu sifflèrent à ses oreilles, et elle se rua dans un escalier qu'elle monta le plus vite possible avant de s'engouffrer par la sortie de secours qui donnait sur le toit. Un agent d'intervention tendit le bras pour l'attraper et elle l'évita de justesse en se baissant. Attrapant le poignet de l'homme, elle lui tordit jusqu'à entendre un craquement et lui donna un coup de genou sur le côté de la cuisse, brisant l'os. Il s'effondra en couinant, et elle s'approcha du bord du toit. Il y avait un immeuble avec une échelle de secours juste en face, atteignable si elle prenait de l'élan. Elle se recula et s'élança entre les deux bâtiments, chute éphémère éclairée par la lune. Serrant les dents, elle agrippa de toutes ses forces à l'échelle, dont les crochets se détachèrent sous le choc. Les barreaux de métal coulissèrent, entraînant Andrea qui lâcha prise et tomba dans un container, se démettant l'épaule et sombrant dans l'inconscience.
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Une foule dense se pressait dans le métro, les travailleurs du jour pressés de rentrer dans leur foyer. Addryon suivait le mouvement, perdu dans ses pensées, mais regardant fréquemment autour de lui. L'odorat des humains était mauvais, et aucun ne pouvait percevoir ce qui inquiétait l'hybride. Sortant dans la rue, il se glissa rapidement dans une ruelle et sauta pour atteindre un balcon. Il huma l'air, et monta deux étages par l'escalier de secours avant de briser un carreau pour pénétré par une fenêtre. Il sourit.
- Je vous ai trouvé. Allez, venez ici.
Trois créatures aux yeux jaunes le fixèrent en grognant, dérangées dans leur repas qui semblait être un quadragénaire ayant eu le malheur de passer dans cette ruelle. Elles remontèrent leurs babines sur des crocs impressionnants et sifflèrent en se ruant sur l'homme qui se tenait debout, le visage éclairé par une pleine lune éclatante. Addryon attrapa le plus proche par la gueule, lui tournant la tête dans un angle improbable avant d'enfoncer son visage dans la fourrure brune de l'encolure de la bête. Ses canines aiguisées se plantèrent dans l'artère qui passait juste à cet endroit, et quelques secondes plus tard le loup-garou tomba au sol avec un bruit mat. Les deux autres créatures avaient marqué un temps d'arrêt témoignant de leur incompréhension. L'étranger sentait clairement le vampire et pourtant, il venait de se nourrir d'un métamorphe. Ils grognèrent plaintivement, comprenant que ce n'était pas une proie mais un prédateur qui se tenait devant eux. Prédateur qui s'avançait vers eux en passant sa langue sur ses lèvres. Poussant des cris apeurés, ils prirent la fuite en se précipitant vers les escaliers pour rejoindre les souterrains.
- Revenez ! Fichtre.
Il enjamba la fenêtre, se laissant tomber de plusieurs étages. Il allait pénétré dans l'immeuble pour leur barrer la route quand un fracas métallique le fit presque sursauter. Son insatiable curiosité le fit renoncer à sa traque et il se dirigea dans une rue parallèle. Une odeur étrange provenant d'une poubelle le fit s'avancer et il s'arrêta en haussant les sourcils devant l'étrange spectacle qui s'offrait à lui. Une jeune femme, visiblement une chasseuse de métamorphe au vue de ses habits et de l'épée en argent qui pendait à sa ceinture gisait là, inconsciente. Il détailla son visage aux traits latins, la peau hâlée au grain serré, et un ravissant petit nez surplombant une bouche.. il déglutit en regardant cette bouche, qui appelait les baisers passionnés. Les sirènes des policiers le tirèrent de ses songes à la limite de l'impureté, et sa décision fut rapidement prise. Il attrapa l'étrange demoiselle par le col et la hissa sur son épaule, avant d'ouvrir une bouche d'égout de sa main libre. Quand les policiers arrivèrent dans la ruelle, il n'y avait plus personne.
Arrivé dans sa tanière, il déposa la jeune femme sur son lit, et remarqua qu'elle avait l'épaule démise. Il se dit qu'il valait mieux profiter de son inconscience, la tint contre lui et appuya d'un geste sec sur l'omoplate tirant un grognement à l'inconnue qui ouvrit des yeux d'un marron ambré avant de s'évanouir à nouveau. Il la débarrassa de son épée et la reposa sur le matelas.


