Topic : « Question de philosophes : »
Citation de G0UD74
Faut-il préférer le bonheur à la vérité ?
le bonheur exclu la vérité, imagines-toi connaitre parfaitement ton destin et les circonstances de ta mort...

La vérité c'est des faits. Personnellement, je suis heureux quand je comprend ce qui m'arrive, quand je peux toucher, sentir, voir directement, quand je maitrise mon destin parfaitement, quand je suis en pleine connaissance de mon environnement. Donc pour moi la vérité c'est le bonheur.
Si on pense qu'il y'a absolument rien après la mort il vaut mieux privilégier le bohneur, dans le cas contraire ça depend 

Y'a rien après la mort, je te rassure !
J'aime les garçons.
Citation de LesLeaders
Citation de G0UD74le bonheur exclu la vérité, imagines-toi connaitre parfaitement ton destin et les circonstances de ta mort...
Faut-il préférer le bonheur à la vérité ?
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This
OK. Bon bah déjà établissons bien de quoi on parle ici.
Définitions :
1) Vérité : Selon Kant, la vérité c'est le rapport de convenance parfaite (adéquation) de la connaissance avec son objet. Autrement dit, la vérité, c'est la caractérisation des caractères qui sont conforme à réalité. Ouai, rien que ça.
2) Bonheur : de l'étymologie Bon-heur (= bonne fortune, bonne chance...), c'est l'état de satisfaction complète.
3) Préférence : L'action de choisir une chose plutôt qu'une autre.
3) Falloir : Être de nécessité, de devoir, d’obligation, de bienséance.
Donc en jargon philosophique, on pourrait reformuler ta question par :
Est-il nécessaire de choisir d'être complêtement satisfait plutôt que de caractériser ce qui est vrai?
Essai de réponse :
Et bien on remarque tout de suite que la réponse se repose entièrement sur ce qu'on définit comme nécessaire. Le nécessaire c'est le caractère de ce qui ne peut pas être autrement. Or, ce qui ne peut pas être autrement varie en fonction du contexte, des besoins, donc de l'objectif. Il conviendrait alors d'établir ces points pour répondre précisément à cette question. Cependant on peut quand même tenter une ébauche de réponse si on limite l'univers à partir d'un postulat.
Osons donc le postulat que l'objectif ici est la survie d'un individu.
Si on sait qu'un individu éprouvant une profonde tristesse peut dans des cas extrêmes se donner la mort, il est bien plus connu que la mort survient avant tout par la méconnaissance du danger, de sa non caractérisation. Dans ce cas, il semble clair qu'il devrait être préférable de s'évertuer à connaitre la vérité plutôt que d'être heureux.
Mais ça n'est pas si simple. Car la compréhension du danger requiert un effort intellectuel, une capacité à percevoir, puis de tirer des conclusions de nos perceptions. Or il a été démontré que l'individu heureux est plus énergique que l'individu triste, la dopamine, raison du plaisir, étant stimulante. L'énergie étant ce qui nous permet de modifier notre environnement, on commence déjà à entrevoir que se consacrer à son bonheur, c'est aussi se donner de meilleur arme pour anticiper et réagir en cas de danger. Se consacrer à son bonheur c'est aussi, mine de rien, avoir une raison de survivre, puisque à l'instar du drogué, l'homme heureux est littéralement addict à la dopamine. Il est ainsi plus effrayé d'être privé de la source de son addiction, donc plus énergique et motivé, donc plus capable, à agir dans le sens de son maintien dans le monde des vivants que celui qui ne s'est qu'entièrement consacré à la recherche de la vérité.
Rien que pour un objectif aussi primaire qu'est la survie, on voit déjà qu'il est difficile d'établir une hierarchie entre bonheur et vérité, chacun ayant ses avantages et inconvéniants. L'idéal nous apparait donc comme une association de ces deux concepts, justement dosés : rechercher la vérité pour avoir conscience du danger et de ses solutions, rechercher le bonheur pour avoir l'énergie et la motivation mentale suffisante pour pouvoir se sauver.
Sortons donc de notre postulat. Au délà de l'objectif, il conviendrait aussi de hierarchiser le prix qu'encourt la recherche du bonheur avec celui de rechercher de vérité. Mais ça n'est pas le sujet ici.
Puis, quiconque a un minimum vécu est capable de dire que recherche de vérité et recherche de bonheur ne sont pas deux courses absolument distinctes, mais une seule et même aventure, celle de la Vie. D'une certaine manière, nous recherchons la vérité pour obtenir le bonheur, comme rechercher le bonheur peut nous conduire à découvrir la vérité. Parfois rechercher la vérité EST notre recherche du bonheur. Parfois c'est ce qui nous en éloigne.
Il convient alors d'être assez sage pour savoir faire la différence entre ce qui nous fait avancer dans notre quête, quelles qu'elle soit, et ce qui nous en éloigne, car notre temps de mortel est, lui par contre, assurément limité.
Définitions :
1) Vérité : Selon Kant, la vérité c'est le rapport de convenance parfaite (adéquation) de la connaissance avec son objet. Autrement dit, la vérité, c'est la caractérisation des caractères qui sont conforme à réalité. Ouai, rien que ça.
2) Bonheur : de l'étymologie Bon-heur (= bonne fortune, bonne chance...), c'est l'état de satisfaction complète.
3) Préférence : L'action de choisir une chose plutôt qu'une autre.
3) Falloir : Être de nécessité, de devoir, d’obligation, de bienséance.
Donc en jargon philosophique, on pourrait reformuler ta question par :
Est-il nécessaire de choisir d'être complêtement satisfait plutôt que de caractériser ce qui est vrai?

Essai de réponse :
Osons donc le postulat que l'objectif ici est la survie d'un individu.
Si on sait qu'un individu éprouvant une profonde tristesse peut dans des cas extrêmes se donner la mort, il est bien plus connu que la mort survient avant tout par la méconnaissance du danger, de sa non caractérisation. Dans ce cas, il semble clair qu'il devrait être préférable de s'évertuer à connaitre la vérité plutôt que d'être heureux.
Mais ça n'est pas si simple. Car la compréhension du danger requiert un effort intellectuel, une capacité à percevoir, puis de tirer des conclusions de nos perceptions. Or il a été démontré que l'individu heureux est plus énergique que l'individu triste, la dopamine, raison du plaisir, étant stimulante. L'énergie étant ce qui nous permet de modifier notre environnement, on commence déjà à entrevoir que se consacrer à son bonheur, c'est aussi se donner de meilleur arme pour anticiper et réagir en cas de danger. Se consacrer à son bonheur c'est aussi, mine de rien, avoir une raison de survivre, puisque à l'instar du drogué, l'homme heureux est littéralement addict à la dopamine. Il est ainsi plus effrayé d'être privé de la source de son addiction, donc plus énergique et motivé, donc plus capable, à agir dans le sens de son maintien dans le monde des vivants que celui qui ne s'est qu'entièrement consacré à la recherche de la vérité.
Rien que pour un objectif aussi primaire qu'est la survie, on voit déjà qu'il est difficile d'établir une hierarchie entre bonheur et vérité, chacun ayant ses avantages et inconvéniants. L'idéal nous apparait donc comme une association de ces deux concepts, justement dosés : rechercher la vérité pour avoir conscience du danger et de ses solutions, rechercher le bonheur pour avoir l'énergie et la motivation mentale suffisante pour pouvoir se sauver.
Sortons donc de notre postulat. Au délà de l'objectif, il conviendrait aussi de hierarchiser le prix qu'encourt la recherche du bonheur avec celui de rechercher de vérité. Mais ça n'est pas le sujet ici.
Puis, quiconque a un minimum vécu est capable de dire que recherche de vérité et recherche de bonheur ne sont pas deux courses absolument distinctes, mais une seule et même aventure, celle de la Vie. D'une certaine manière, nous recherchons la vérité pour obtenir le bonheur, comme rechercher le bonheur peut nous conduire à découvrir la vérité. Parfois rechercher la vérité EST notre recherche du bonheur. Parfois c'est ce qui nous en éloigne.
Il convient alors d'être assez sage pour savoir faire la différence entre ce qui nous fait avancer dans notre quête, quelles qu'elle soit, et ce qui nous en éloigne, car notre temps de mortel est, lui par contre, assurément limité.
Citation de ScarletCrusade
OK. Bon bah déjà établissons bien de quoi on parle ici.
Définitions :
1) Vérité : Selon Kant, la vérité c'est le rapport de convenance parfaite (adéquation) de la connaissance avec son objet. Autrement dit, la vérité, c'est la caractérisation des caractères qui sont conforme à réalité. Ouai, rien que ça.
2) Bonheur : de l'étymologie Bon-heur (= bonne fortune, bonne chance...), c'est l'état de satisfaction complète.
3) Préférence : L'action de choisir une chose plutôt qu'une autre.
3) Falloir : Être de nécessité, de devoir, d’obligation, de bienséance.
Donc en jargon philosophique, on pourrait reformuler ta question par :
Est-il nécessaire de choisir d'être complêtement satisfait plutôt que de caractériser ce qui est vrai?![]()
Essai de réponse :
Et bien on remarque tout de suite que la réponse se repose entièrement sur ce qu'on définit comme nécessaire. Le nécessaire c'est le caractère de ce qui ne peut pas être autrement. Or, ce qui ne peut pas être autrement varie en fonction du contexte, des besoins, donc de l'objectif. Il conviendrait alors d'établir ces points pour répondre précisément à cette question. Cependant on peut quand même tenter une ébauche de réponse si on limite l'univers à partir d'un postulat.
Osons donc le postulat que l'objectif ici est la survie d'un individu.
Si on sait qu'un individu éprouvant une profonde tristesse peut dans des cas extrêmes se donner la mort, il est bien plus connu que la mort survient avant tout par la méconnaissance du danger, de sa non caractérisation. Dans ce cas, il semble clair qu'il devrait être préférable de s'évertuer à connaitre la vérité plutôt que d'être heureux.
Mais ça n'est pas si simple. Car la compréhension du danger requiert un effort intellectuel, une capacité à percevoir, puis de tirer des conclusions de nos perceptions. Or il a été démontré que l'individu heureux est plus énergique que l'individu triste, la dopamine, raison du plaisir, étant stimulante. L'énergie étant ce qui nous permet de modifier notre environnement, on commence déjà à entrevoir que se consacrer à son bonheur, c'est aussi se donner de meilleur arme pour anticiper et réagir en cas de danger. Se consacrer à son bonheur c'est aussi, mine de rien, avoir une raison de survivre, puisque à l'instar du drogué, l'homme heureux est littéralement addict à la dopamine. Il est ainsi plus effrayé d'être privé de la source de son addiction, donc plus énergique et motivé, donc plus capable, à agir dans le sens de son maintien dans le monde des vivants que celui qui ne s'est qu'entièrement consacré à la recherche de la vérité.
Rien que pour un objectif aussi primaire qu'est la survie, on voit déjà qu'il est difficile d'établir une hierarchie entre bonheur et vérité, chacun ayant ses avantages et inconvéniants. L'idéal nous apparait donc comme une association de ces deux concepts, justement dosés : rechercher la vérité pour avoir conscience du danger et de ses solutions, rechercher le bonheur pour avoir l'énergie et la motivation mentale suffisante pour pouvoir se sauver.
Sortons donc de notre postulat. Au délà de l'objectif, il conviendrait aussi de hierarchiser le prix qu'encourt la recherche du bonheur avec celui de rechercher de vérité. Mais ça n'est pas le sujet ici.
Puis, quiconque a un minimum vécu est capable de dire que recherche de vérité et recherche de bonheur ne sont pas deux courses absolument distinctes, mais une seule et même aventure, celle de la Vie. D'une certaine manière, nous recherchons la vérité pour obtenir le bonheur, comme rechercher le bonheur peut nous conduire à découvrir la vérité. Parfois rechercher la vérité EST notre recherche du bonheur. Parfois c'est ce qui nous en éloigne.
Il convient alors d'être assez sage pour savoir faire la différence entre ce qui nous fait avancer dans notre quête, quelles qu'elle soit, et ce qui nous en éloigne, car notre temps de mortel est, lui par contre, assurément limité.
le bonheur est un état neutre, une sensation sensé perdurer où l'on se sent bien




