Topic : « 1/3 des musulmans en France en faveur des massacres islamist »

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L'enquête-choc du "radical Tentation" (22.04.2018)

Et si la sociologie ne comprenait rien? Et si, privilégiant l'hypothèse de la discrimination, des difficultés économiques et de l'abandon social dont auraient été victimes les immigrés français, la sociologie aurait négligé les vrais grands facteurs culturels ou religieux, bien plus importants pour expliquer la tendance de tant de jeunes Français à la violence. et au radicalisme islamique? C'est l'hypothèse à partir de laquelle commence la tentation radicale des chercheurs Anne Muxel et Olivier Galland. Le livre est le résultat d'une enquête menée auprès de sept mille lycéens. Et les résultats sont choquants.

Un tiers des jeunes interrogés pensent qu'il est normal «de prendre part à une action violente pour défendre leurs propres idées». Près d'un tiers ne s'est pas senti impliqué dans la minute de silence en hommage aux victimes de Charlie Hebdo. Conduite sur trois ans dans vingt-trois lycées de Lille, Créteil, Aix-Marseille et Dijon, cette étude ambitieuse sur les jeunes de 15 à 17 ans ne mentionne pas le passage à l'action d'une petite minorité qui tombe dans le terrorisme, mais plutôt d'un état mental plus général qui gouverne un morceau de France.

Après les attentats de novembre 2015 (130 morts), le président du CNRS, Alain Fuchs, avait lancé une invitation à présenter des projets à des chercheurs afin d'explorer «toutes les questions susceptibles d'être pertinentes aux problèmes posés à nos sociétés par les attentats» et leurs conséquences ". Beaucoup étaient réticents. Olivier Galland et Anne Muxel ont proposé un protocole d'enquête basé sur une hypothèse affirmée dès les premières pages, mais jusque-là peu discuté: «Le radicalisme religieux est présent dans toutes les religions, mais aujourd'hui ses manifestations les plus évidentes sont associées à un certain conception de l'Islam ".

Les deux chercheurs ont l'intention de violer un tabou. Ils fréquentent les écoles populaires des «zones urbaines sensibles» (Zus) où les musulmans sont déjà majoritaires aujourd'hui. "Le radicalisme religieux ne semble pas être avant tout un enfant de l'exclusion socio-économique et ses racines spécifiquement religieuses semblent fortes", concluent les auteurs. Le «mouvement de laïcisation» qui a conquis les sociétés européennes, notamment la France, a échoué chez les jeunes musulmans. Et immédiatement de lourdes accusations ont plu. "Les résultats d'Olivier Galland reviennent à dire que quelque chose d'intrinsèque à l'islam conduirait au radicalisme, voire à la violence", a commenté le démographe de l'INED, Patrick Simon.

32% des musulmans sont «absolutistes» en religion, contre 6% des chrétiens. 20% des musulmans disent "acceptable dans certains cas dans la société d'aujourd'hui de se battre avec des armes en main pour leur religion". Un quart des étudiants interrogés ne condamnent pas les attaques contre Charlie Hebdo et le Bataclan, alors que 80% pensent qu'il ne faut pas satiriser les religions. L'échantillon choisi n'est pas délibérément représentatif: les questionnaires ont été envoyés à ceux qui vivent des émeutes, des affrontements avec la police, le chaos social ou les quartiers nord de Marseille, la région de Lille, la ville de Créteil en banlieue parisienne. .. Le cocktail le plus explosif est composé d'élèves du secondaire qui sont tolérants à la violence et radicaux dans leur vision religieuse: parmi eux, 70% ne condamnent pas les attaques contre Charlie Hebdo et Hyper Cacher. Des extraits de l'enquête publiée par le Monde rapportent des témoignages de ceux qui croient que les journalistes de Charlie "l'ont cherché".

Le mois dernier, un sondage de l'Université St. Mary de Londres a montré comment les jeunes Européens marchaient vers une «société post-chrétienne». Les catholiques pratiquants sont deux pour cent en Belgique, trois en Hongrie et en Autriche, cinq en Lituanie et six en Allemagne. Beaucoup de jeunes "n'ont pas franchi la porte d'un édifice religieux après leur baptême". Les musulmans français ont pris le chemin inverse. Olivier Galland observe: "Les musulmans reviennent avec force à la pratique religieuse, contrairement au fort mouvement de sécularisation des autres jeunes". C'est ce que nos sociologues n'ont pas voulu voir jusqu'ici.

Source: https://www.ilfoglio.it/e[...]-stragi-islamiste-190594/
Apercite https://www.ilfoglio.it/esteri/2018/04/22/news/un-terzo-dei-giovani-musulmani-di-francia-a-favore-delle-stragi-islamiste-190594/


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