Je suis pitoyable.
Ce soir, j'étais censé récupérer mon diplôme de master et aller au bar avec mon équipe et le reste de ma promo pour fêter ça. J'ai finalement décidé de ne pas y aller pour ne pas y recroiser mon ex qui fait partie de ladite équipe. Par peur de drama et d'une potentielle ambiance de merde vu que la rupture ne s'est pas bien finie.
Les photos viennent de tomber. Je les vois tous sur scène, diplôme en main et grands sourires. Et la première chose que j'ai instantanément ressentie, c'est une profonde honte viscérale. Et là, je réalise ce que je me forçais à ne pas voir depuis tant de temps. Je suis une merde.
Je m'enmure dans un quotidien répétitif composé de masturbation chronique et d'abus de jeux-vidéo pour passer le temps et m'aveugler de la condition déplorable de mon hygiène de vie. Mon seul et unique talent me définissant et qui m'a amené où je suis est sous-exploité et carencé suite à des années de procrastinations. Et le monde du travail me fait clairement ressentir cette réalité de plus en plus.
Je suis terrifié par le monde et ce qu'il attend de moi, je passe mon temps à décevoir les autres et moi-même à cause de cette même peur qui me paralyse à chaque étape de ma vie, comme un putain de lâche. Pire. Je me rends compte que depuis des années, je fais le strict minimum de ce qui est attendu de moi. À CHAQUE PUTAIN DE FOIS.
Comme une merde qui se laisse porter par le courant, j'ai perdu toute curiosité en tout et pour tout, toute vigueur dans ma vie et mes rêves. Je fais le minimum et je vois si ça passe. Encore et encore, jusqu'à ce que ça ne passe plus.
Je me rends de plus en plus compte que le mur de la réalité se rapproche à vitesse grand V et là, je contemple la vie de merde que j'ai façonnée, perverti par mes habitudes néfastes au gré du temps et des années.
Putain, je me hais.
Ce soir, j'étais censé récupérer mon diplôme de master et aller au bar avec mon équipe et le reste de ma promo pour fêter ça. J'ai finalement décidé de ne pas y aller pour ne pas y recroiser mon ex qui fait partie de ladite équipe. Par peur de drama et d'une potentielle ambiance de merde vu que la rupture ne s'est pas bien finie.
Les photos viennent de tomber. Je les vois tous sur scène, diplôme en main et grands sourires. Et la première chose que j'ai instantanément ressentie, c'est une profonde honte viscérale. Et là, je réalise ce que je me forçais à ne pas voir depuis tant de temps. Je suis une merde.
Je m'enmure dans un quotidien répétitif composé de masturbation chronique et d'abus de jeux-vidéo pour passer le temps et m'aveugler de la condition déplorable de mon hygiène de vie. Mon seul et unique talent me définissant et qui m'a amené où je suis est sous-exploité et carencé suite à des années de procrastinations. Et le monde du travail me fait clairement ressentir cette réalité de plus en plus.
Je suis terrifié par le monde et ce qu'il attend de moi, je passe mon temps à décevoir les autres et moi-même à cause de cette même peur qui me paralyse à chaque étape de ma vie, comme un putain de lâche. Pire. Je me rends compte que depuis des années, je fais le strict minimum de ce qui est attendu de moi. À CHAQUE PUTAIN DE FOIS.
Comme une merde qui se laisse porter par le courant, j'ai perdu toute curiosité en tout et pour tout, toute vigueur dans ma vie et mes rêves. Je fais le minimum et je vois si ça passe. Encore et encore, jusqu'à ce que ça ne passe plus.
Je me rends de plus en plus compte que le mur de la réalité se rapproche à vitesse grand V et là, je contemple la vie de merde que j'ai façonnée, perverti par mes habitudes néfastes au gré du temps et des années.
Putain, je me hais.


