Au bal des inutiles
Au bal… au bal… au bal des inutiles
Apprendre à pavoiser, se faire remarquer
Il faut bien s’offrir une renommée
Quand le talent s’achète chez le maroquinier,
La gloire au fond d’un verre, la culture au marché.
On parade, on gigote, on monte sur ses ergots
On s’enfade, on guignol, on joue à faire le beau.
Ils se sont rassemblés, par portions, par bouquets, heureux d’être du troupeau.
Une façon d’exister quand on n’a rien à dire. Faute de taureau, il n’y a que des veaux,
Rassemblement des cons, heureux mais dégueulasses,
Il faut que jeunesse se passe … De la manière la plus crasse
Non, je n’irai pas guinché au bal des inutiles
Je ne m’acoquine pas avec tous ces débiles
Non… nous n’irons pas guincher au bal des inutiles.
Nous ne nous mêlerons pas à cette foule imbécile
Plus faux que vrai on n’a pas mieux
Chez les plus jeunes comme les plus vieux
Arrivent en pas de deux les rois du double-jeu
Qui font croire aux plus faibles qu’ils sont encore des dieux
Parez vos beaux atours !
Les danseurs s’avancent…
Roulement de tambour !
Le menuet commence !
Ca parle fort pour se montrer,
Se montre pour faire parler,
On se roule dans la fange
Pour ressembler aux porcs
Qui dans la même auge mangent
Qu’on respecte par devant,
Mais qu’en fait on abhorre.
Faut savoir faire semblant.
En s’achetant un passé…
Gloire et identité…
A grand coups d’ bière dans le nez
« D’ la forte : on est pas pédés ! »
Ca va être l’heure d’aller au bal
Rond comme des trous… (Bang !) Deux balles !
Gauche ou droite, tendre le bras ou lever le poing
Les bœufs marchent tous au pas et mangent le même foin
Bétail aveugle qui cherche son berger
Tous les moutons se font raser, tous les clébards se font tatouer
Ceux-là essaient de mordre pour tenter d’exister
Si valsent les crétins, on fait danser les chiens !
Au troisième temps de la valse, s’en viennent, paradant
Ceux que le mal habite : les maîtres un doigt occulte,
Les suppôts de Satan…
Se pensent importants, et pourtant ils insultent
La raison, le bon sens, et surtout le bon goût.
Ils sont navigateurs sur la nef des fous !
Pourquoi tomber si bas ? Pourquoi être si las ?
Pourquoi s’en étonner ? Doit-on s’en affliger ?
Pour tout bal quel qu’il soit, fut-ce pour les Inutiles
Il nous faut un bon chef avec son orchestre,
Pour un tel rôle à jouer, regardons nos édiles
Ceux qui écrivent nos pas sont bel et bien nos maîtres
Maîtres chanteurs, escrocs, menteurs,
Ils font aussi maîtres à danser.
Au bal… au bal… au bal des inutiles
Apprendre à pavoiser, se faire remarquer
Il faut bien s’offrir une renommée
Quand le talent s’achète chez le maroquinier,
La gloire au fond d’un verre, la culture au marché.
On parade, on gigote, on monte sur ses ergots
On s’enfade, on guignol, on joue à faire le beau.
Ils se sont rassemblés, par portions, par bouquets, heureux d’être du troupeau.
Une façon d’exister quand on n’a rien à dire. Faute de taureau, il n’y a que des veaux,
Rassemblement des cons, heureux mais dégueulasses,
Il faut que jeunesse se passe … De la manière la plus crasse
Non, je n’irai pas guinché au bal des inutiles
Je ne m’acoquine pas avec tous ces débiles
Non… nous n’irons pas guincher au bal des inutiles.
Nous ne nous mêlerons pas à cette foule imbécile
Plus faux que vrai on n’a pas mieux
Chez les plus jeunes comme les plus vieux
Arrivent en pas de deux les rois du double-jeu
Qui font croire aux plus faibles qu’ils sont encore des dieux
Parez vos beaux atours !
Les danseurs s’avancent…
Roulement de tambour !
Le menuet commence !
Ca parle fort pour se montrer,
Se montre pour faire parler,
On se roule dans la fange
Pour ressembler aux porcs
Qui dans la même auge mangent
Qu’on respecte par devant,
Mais qu’en fait on abhorre.
Faut savoir faire semblant.
En s’achetant un passé…
Gloire et identité…
A grand coups d’ bière dans le nez
« D’ la forte : on est pas pédés ! »
Ca va être l’heure d’aller au bal
Rond comme des trous… (Bang !) Deux balles !
Gauche ou droite, tendre le bras ou lever le poing
Les bœufs marchent tous au pas et mangent le même foin
Bétail aveugle qui cherche son berger
Tous les moutons se font raser, tous les clébards se font tatouer
Ceux-là essaient de mordre pour tenter d’exister
Si valsent les crétins, on fait danser les chiens !
Au troisième temps de la valse, s’en viennent, paradant
Ceux que le mal habite : les maîtres un doigt occulte,
Les suppôts de Satan…
Se pensent importants, et pourtant ils insultent
La raison, le bon sens, et surtout le bon goût.
Ils sont navigateurs sur la nef des fous !
Pourquoi tomber si bas ? Pourquoi être si las ?
Pourquoi s’en étonner ? Doit-on s’en affliger ?
Pour tout bal quel qu’il soit, fut-ce pour les Inutiles
Il nous faut un bon chef avec son orchestre,
Pour un tel rôle à jouer, regardons nos édiles
Ceux qui écrivent nos pas sont bel et bien nos maîtres
Maîtres chanteurs, escrocs, menteurs,
Ils font aussi maîtres à danser.



