Topic : « j'ai ANALYSE le SILENCE des AGNEAUX »

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en effet, je travail sur un roman, et je me dois d'étudier le genre policier, thriller, horreur...

film ultra-dense, beaucoups de symboliques, je vous met le compte-rendu (avec des fautes flemme de relire) de l'analyse dans quelques instants, avec les plans et travelings, et moments de fortes tensions et de doutes. https://image.noelshack.com/minis/2016/48/1480650116-1480624888-1480611780-clope.png https://image.noelshack.com/minis/2017/07/1487258282-hannibal-hopkins.png
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a) Starling, jeune recrue prométeuse du FBI, spécialisée sur l'étude psychologique des seriels killers, est convoquée au bureau du chef qui travaille sur ces profils. Il demande à Starling d'aller voir un certain Hannibal. Starling en a entendu parlé, car elle le nomme "Hannibal le Cannibale", ce qui ne rassure pas. Le chef demande à Starling de l'écouter attentivement (crée une tension, accentuée par une musique coupée, le chef se penchant en avant, un zoom sur le visage de Starling, et un zoom avant sur le buste du chef), il lui indique certaines règles à respecter, d'écouter attentivement ce que diront les chefs de la prison et à ne diverger sous aucuns prétextes. Ce moment sert à renforcer l'aura de dangerosité et de "légende" autour du personnage avant même de l'avoir rencontré. Cela est renforcé dans la mesure où Stirling indique qu'il est en prison depuis plusieurs années, or visiblement, "cela ne veut rien dire" et il reste toujours très dangereux. Il ne faut en autre, ne donner aucunes informations personnelles à lecteur, ni "le laisser franchir la porte de votre inconscient", en effet, Hannibal est un psychologue, adepte de la manipulation psychologique, ce qui le rend particulièrement efficace et sadique.

Cela est accentué immédiatement après, où Stirling est face au chef de la prison, qui lui indique, avec une sorte de dégoût et goût esthétique malsain pour lui, qu'il est un monstre, un pur psychopathe, et qu'il est "tellement rare d'en capturer un vivant" et "qu'il est un spécimen rare" (comme si il parlait d'une bête, insecte ou d'un être extra-terrestre). Il surenchérie : "nous avons essayé de l'étudier, mais il est trop sophistiqué pour que l'on emplois les "test courants"". Le chef de la prison lui reparle du règlement : ne toucher pas la vitre, l'approchez pas de la vitre, ne lui transmettez que des feuilles en papier, surtout pas de stylos ou de crayons, ni aggraffes ni trombonne, n'utilisez que le plateau coulissant et rien d'autre, s'il tente de vous donner quoi que ce soit, ne le prennez pas. Il rajoute, en donnant un exemple concrêt "un jour le..., il s'est plaint de maux de ventre et à été transféré à l'infirmerie, on lui a enlevé sa camisole, quand l'infirmière s'est penchée sur lui, voilà ce qui lui a fait", le chef lui sort une photo (qu'on imagine gore, atroce), et ce pendant que les grilles illuminées de lumière rouge sang s'ouvrent. Une contre-plongée où Stirling regarde la photo, inquiète, visage rouge à cause des lumières, le chef lui indique qu'ils (les chirurgies) on dû lui remettre la machoire en place, et ont réussis à sauver un de ses yeux, son poul (à Hannibal) n'a pas passé 85 quand il lui a dévoré la langue. Ainsi on imagine la brutalité, barbarie et psychopathie du personnage.

b) L'ambiance générale du film, se déroulle dans une partie de l'Amérique boisée, avec des lacs et étangs, et semble se dérouller en Automne-Hiver, créant une atmosphère un peu morne, lugubre, froide et humide, annonçant l'Hiver donc symboliquement, la mort.

c) La prison et les mises en scène : bruits de talkie walkie, indiquant que tout est sous contrôle, et donc qu'il faut faire très attentions, les hommes costauds, en blouses blanche, regardant sévèrement Striling, les lumièrs rouges d'alertes visuelles, les multiples grilles, les murs en briques noirs-brunes sales, l'armurerie et les vitres blindées, les écrans, le fond sonore hypnotisant, des bipbips comme des électrocardiogrames, probablement un système de sécurité. Tout cela participe d'une ambiance tendue, lourde. Stirling est une dernière fois briefée sur les règles par le maton, créant une espèce de pente ascendente de la tension, d'abord le chef du FBI dans son bureau, puis plus on se rapproche physiquement de Hannibal, plus on est préviens, jusqu'au dernier moment.

Stirling passe dans le couloir, et la grille de referme sur elle, on lui indique de "bien rester sur la droite". Hannibal est tout au fond du couloir. Gros plan sur le visage de Stirling qui s'approche, anxieuse, de la chaise qui l'attend devant la cellule de Hannibal ; cette chaire matérialise la confrontation avec ce qu'elle redoute. Elle passe le couleur lentement, alpaguée par les autres détenus, qui donnent le sentiment d'une horreur créscendo (le second prisonnier fixe Stirling menaçant, est pire que le premier, le troisième qui lui dit des propos odieux et choquants (je te renifle la chatte) pire que le second, ainsi on s'attend à ce que Hannibal, tout au fond, soit ce qu'il y a de pire).

d) Stirling arrive devant Hannibal, qui visiblement l'attend, debout droit comme un pic au milieu de sa cellule, un très léger rictus, apaisé, attentif, et dévisage du regard Stirling, qui bouge sa tête à mesure des déplacements de Stirling. Hannibal prononcera un simple et respectueux "Bonjour", toujours avec son air joyeux. Il lui demande si elle travaille pour le chef du FBI, et demande une preuve, elle lui montre sa carte, et Hannibal lui demande de se rapprocher, encore, et encore, créant une tension. Hannibal fait la remarque que la carte expire dans une semaine, renforçant l'idée que le personnage est très attentif, intelligent. Hannibal lui demande poliement, mais avec un soupçons d'autorité, de s'assoir, lui reste debout, créant une sensation de domination dans leur dialogue. Toujours le regarde fixe, sadique, il commence à poser des questions à Stirling, inversant alors les rôles et créant une sorte de relation médecin-patient en pleine analyse. Hannibal lui demande ce qu'a dit le prisonnier d'avant, à savoir "Je te renifle ta chate". Hannibal lui dit "Je vois, d'ici cela ne doit pas être si facile", et se dresse vers le haut de sa vitrine blindée où se trouve des trous, sur la pointe des pieds, pour ressentir, créant un malaise obscène. Il arrive à sentir les parfums précis qu'elle porte, générant toujours plus d'anxiété chez Stirling, se faisant comme violée dans son intimité et se laissant analiser. Il pose des questions à Stirling comme pour la presser, et demande à voir un document papier, il se lèche le doigts en regardant Stirling pour mieux tourner les pages. Hannibal commence à destabiliser Stirling, en jouant le déçu, insulté, et commence à faire des accusations légèrements insultantes à Stirling, qui est presque prête à s'excuser, comme dominées et punie par son père d'avoir fauté. Ce faisant, il essaye de faire répondre Stirling par le biais d'accusations qu'elles devraient chercher à répprouver en disant la vérité (sur le fait qu'elle est issu d'une famille pauvre, qu'elle vient de Virginie, etc). Stirling se resaisie, est dans un élan de courage un peu aggressif et maladroit, provoque Hannibal, sans qu'il n'y laisse rien paraître, qui lui rend le document sur le plateau coulissant de manière brutale, faisant sursauter Stirling, et décrit comment il a tué et mangé le foie d'un individus du recensement, avec des fèves au beurre, rappellant le caractère brutal et sanguinaire du personnage, au délà de son apparrence maîtrisée, polie et raffinée. C'est Hannibal qui clote la conversation, en lui tournant le dos, et lui disant de retourner vite à l'école, ma "petite Stirling, vite vite vite, vite vite vite", comme un père dominateur qui fait peur à sa fille en la rabaissant. Stirling part alors, apeurée, destabilisée, le regard bas et le visage anxieux, comme si elle avait été souillée, ou punie. Alors que Stirling part et passe devant les prisonniers, ils deviennent fou et bruyant, l'un se masturbe et lance au visage de Striling son sperme, alors Hannibal demande à Stirling de revenir rapidement, comme appreuré, pour lui dire qu'il va l'aider à avoir une promotion, et lui dit d'aller voir une ancienne partiente à lui, Stirling essayant d'en placer une, Hannibal ne l'écoute pas en lui criant dessus d'aller la voir "tout de suite!" comme un ordre, renforçant l'aspect dominateur d'Hannibal. Stirling sort de la prison presque en courant, au bord des larmes, puis fondant complètement en larme, montrant les capacité de Lecter à destabiliser et détruire mentalement ses victimes, on suppose que ce que disait Lecter à son propos était juste, sur son enfant, famille, etc.

L'on comprend qu'Hannibal est un être usant d'une haute culture pour infiltrer et séduire, d'une capacité d'analyse de la psychée pour manipuler, obtenir des informations et dominer psychologiquement ses victimes, et d'une brutalité sanguinaire et d'une psychopathie hors norme.

e) Une fois au FBI, le chef l'appelle en lui disant que Migs, prisonnier d'à côté de la prison, est mort, que l'infirmier de la prison l'a entendu parlé toute l'après midi avec lui, il avait avalé sa langue. Un renforcement du pouvoir d'Hannibal, pouvant faire faire n'importe quoi à ses victimes jusqu'à les persuader de se donner la mort.

f) Stirling arrive à trouver le sens du nom donné par Lecter, il s'agit probablement d'un entrepot, qui n'a pas été touché depuis 10 ans et qui a été loué 10 ans à l'avance, d'après le vieux gérant, Starling utilise un crique pour ouvrir la porte lourde et difficile à relever, ce qui laisse planer une tension sur ce qu'il pourrait bien y avoir derrière. Elle explore avec sa lampe torche, tout est poussiéreux, s'y trouvent de vieux objets divers, des mannequins, piano, animaux empaillés, etc, et au fond une voiture, qui se révèle être un corbillard, est masqué par un drapeau américain (ce qui rajoute une autre "porte" à dévoiler), s'y trouve un mannequin sans tête, alors on entend la porte derrière elle se refermer. Alors tout s'obscuçit, ne laissant que sa lampe torche, avec un traveling avant sur son visage, puis un traveling avant sur un objet recouvert d'un tissus rose, qu'elle retire, présantant l'image choquante d'une tête coupée dans un bocal, d'un homme visiblement maquillé en femme, le visage tordu et les yeux et bouche comme ceux des drogués inconscients.

g) Elle retourne alors en "urgence" à la prison, demander des précisions à Lecteur sur ce qu'elle a vue et à comprit, elle comprend que le nom donné par Lecteur était un anagramme pour "ce qui reste de moi". Lecteur reste silencieux, au fond de sa cellule sombre, qu'on ne voit pas, alors qu'un traveling de gauche à droite, collé à la vitre de sécurité, balayage sa cellule. Il semble interessé par le dossier du tueur "Buffalo Bill" qui est un autre tueur en série, mais Stirling recentre sur ce qu'elle a vu, il lui dit que c'était un de ces anciens patients, et qu'il avait des "penchants exotiques" (probablement travestissement). Il affirme ne pas l'avoir tué, et qu'il l'a "trouvé ainsi" après qu'il ait manqué 3 de ses RDV, ainsi, soit il ment d'une façon tordue avec une pointe d'humour, soit on comprend qu'il y a peut être un autre tueur, qui sait, serait-ce Buffalo Bill ? Lecteur recommence, il pose des questions intimes et déplacées à Stirling, sur la potentielle attirance sexuelle de son chef au FBI envers elle. Lecteur affirme que ce patient tué fut "son" (donc pas Lecteur, mais un autre tueur, Buffalo Bill ?) premier "essaie" d'un jeune tueur, avant sa "transformation", Stirling le questionne à ce sujet, Hannibal lui dit qu'il va l'aider à coincer ce fameux Buffalo Bill. Stirling sent qu'Hannibal sait qui a tué son patient. Il déclare que "Billy" (Buffalo Bill) doit être déjà la recherche de sa future fiancée.

h) On nous introduit une jeune femme en voiture, chantant sur une de ses chansons préférée (on nous indique la potentielle future victime, ainsi on a peur pour elle). Gros plan sur le visage d'un homme, au souffle fort, comme excité, avec ce qui se trouve être des lunettes à vision nocturne, on comprend alors qu'il s'agit probablement de B Bill, et qu'elle est déjà en danger, que le temps est compté. La tension monte d'un cran, alors qu'elle s'apprête à rentrer chez elle, elle voit un homme avec un problème physique, essayer de mettre un objet lourd dans son camion sans y arriver (technique typique des serials killers). On sent dans sa voix une sorte d'excitation qu'il a du mal à cacher, ce qui est d'autant plus dérangeant et sinistre. Il demande à la fille de rentrer dans le camion, car il aimerait le mettre le mettre jusqu'au fond (le canapé qu'il porte), on voit que la création de la tension se fait créscendo, et l'on s'inquiète de plus en plus pour la victime. La fille est alors poussée au fond, bloquée par le canapé et l'homme qui rentre aussi dans le camion, et lui demande si elle s'habille en grande taille, avec une excitation qui ne se cache plus, on comprend alors qu'elle est devant un dingue mais qu'elle est bloqué, amenant à pic de la tension, pour finalement se faire assomer.Un court passage montre l'individu obsédé non pas par la fille, mais bien par ses vêtements, voir sa peau (celle du dos), leur taille, il est si excité par cela qu'il se trouve en plein jouissance.

i) On reviens du Stirling, elle est appellée par le chef du FBI, ils ont trouvés 2 cadavres de femmes dans un lac en Virginie. On apprend par le chef que les femmes ne sont pas violées ni violentées, elles sont tuées d'une balle dans la tête, et après 3 jours elles sont dépecées puis rejétée à la flotte. On voit alors des photos de femmes dont la peau du dos à été retirée. Le chef demande à Stirling un portrait physico-pshyco-comportemental du tueur, ce qui semble impressionner le chef de par son caractère précis, ce qui ressert l'étaut sur le meurtrier.

j) Ils passent alors dans le coin où vivait les victimes, dans un lieu où l'on prépare la vieillée funêbre. Le chef et Stirling sont acceuillis froidement par les policiers du coins, tous des hommes, qui semblent peu enclins à collaborer avec eux. Le chef doit s'éclipser avec le shérif, laissant Stirling seule, dans une petite pièce, au centre d'un cercle de policiers au regard inquisiteur et froid, avec une légère contre-plongée sur eux, et un travelings circulaire, comme si l'on était dans les yeux de Stirling, créant une atmosphère toujours plus lourde et dérangeante.

k) Stirling doit alors osculter le corps avec d'autres personnes, ils mettent alors du menthol sous le nez pour l'odeur, et ouvre d'un coup le plastique, tous sont horrifiés par la vision et l'odeur, ce qui destabilise de plus en plus Stirling. Elle décrit, sans que l'on voit, le corps (baillonée, marques de coups en forme d'étoile dans le ventre...puis l'on voit seulement certaines parties du corps, violacées, sales et mutilées, notamment elle constate que sous ses ongles se trouvent de la terre et argile, dont 2 sont cassés, ce qui indiquerait qu'elle a essayée de s'enfuir en rampant (ce qui nous fait imaginer des scènes atroces). Des photos de sa bouche sont faites, et Stirling voit quelque chose au fond de sa gorge, il s'avère qu'il s'agit d'une sorte de cocon s'insecte qui fut probablement placé là volontairement, créant ainsi une mystère autour de cet élément. Elle remarque que les incisions dans le dos de la victime ne sont pas similaires à celles des autres, ce qui laisse planer le doute sur le meurtrier : serais-ce le même dont les méthodes évoluent, ou un imitateur ?

l) Encore une scène où la tension et le malaise persistent : Stirling se rend chez des experts entomologistes pour faire examiner le cocon, elle voit alors vu du dessus deux hommes jouant avec des insectes vivants sur une table d'échec, ce qui en soi est bizarre, elle parle à l'un d'eux qui lève la tête, d'un visage sérieux avec des lunettes globuleuse, et l'autre qui le fait aussi, louchant. Les personnages sont physiquement peu séduisant, voir louches, pervers, d'autant que leur domaine d'expertise l'est également. Gros plan sur l'examination du cocon, qu'ils ouvrent avec un scalpel, lentement, ce qui est assez dégoutant, autant que du "jus" brun jaunâtre en sort, et le bruit est aussi dégoutant. L'homme qui louche, visiblement excité par Stirling, l'interpèle, créant encore plus de gêne, donnant toujours plus le sentiment que Stirling est entourée d'individus malsains. Ils arrivent finalement à comprend l'origine du cocon et le papillon qui s'y trouve : un phalène à tête de mort (le nom n'évoquant rien de bon), mais plus étrange, il ne vie qu'en Asie, et que celui çi a été élevé avec beaucoup d'amour.

m) On passe alors directement dans une sorte de laboratoire/chenil pour insectes/papillons, ce qui en soi est bizarre, puis la caméra dévoile une sorte d'antre sale, avec des objets chirurgicaux, des aquariums sales avec des liquides fluo, une chanson résonant dans tout le complexe, et un cri d'une femme au fond d'une pièce, où la caméra s'engouffre. On entend alors la voix d'un homme chantant par dessus, visiblement dérangée, ainsi que des mannequins avec des habits de femmes. Il y a un contraste entre l'homme chantant dans son coin, et les hurlements de terreurs de la femme victime dans une autre pièce. On voit un plan en traveling avant, de l'homme nu, sur sa chaise, en train d'utiliser une machine à coudre, et un petit caniche mignon, passant vers la gauche dans des couloirs (ici on ne voit jamais en face le tueur, on l'esquive, créant la sensation renforcée d'un dingue obnibulé par son fétichisme malsain de vêtements), la caméra suit alors le caniche, dans un dédale sinistre fait de briques, mal éclairé, finissant sur le plan du caniche devant un puit en brique, regardant et abboyant dans le fond, où l'on semble comprendre que la victime s'y trouve, ce qui est encore plus dérangeant comme méthode.

n) A bureau du FBI, Stirling passe par un espace de repos où la télé est alumée, on parle alors de l'enlèvement de la jeune femme, qui se trouve être la fille de la famille d'un sénateur ; la mère de la victime s'adresse au kidnappeur, défilent des photos de la jeune fille jeune, innocente, la mère dresse évidement un portrait de sa fille comme gentille, innocente, etc, et tente de jouer sur la bonté et humanité du kidnappeur, sur le fait qu'il a peut être souffert mais qu'au fond il est une bonne personne. Cette scène créer une angoisse chez le spectateur, car celui çi a entrevue ce qu'était le kidnappeur : un dingue fétichiste qui mutile ses victimes, très loins de l'image d'épinal que se fait cette femme de sénateur, "de la haute", d'un kidnappeur.

o) Retour à la prison avec Lecter. Stirling passe un marché avec Lecter, ce dernier l'aide à sauver la fille kidnappée, en échange il sera transféré et bénéficiera d'avantages divers. Stirling pense alors avoir le dessus, mais Lecter joue les non-intéressé, le deçu. Il fait retourne alors le rapport de force et faisant plier Stirling : il lui demande ce que elle a dans la tête, et ce, pour mieux l'analyser. On sent que ce qui compte le plus pour lui, c'est s'introduire dans l'esprit de Stirling, bien plus que des petits tours sur la plage ou le fait d'avoir plus de livres dans sa cellule, sa jouissance vient de cette domination sur autrui, comme c'est souvent le cas pour les tueurs en série. On apprend qu'il y a eu un autre mort il y a à peine une demi-heure avec un papillon aussi vers le corps. Lecter interprête le cocon comme la représentation symbolique de la transformation du tueur, qui est un transsexuel. Alors qu'ils parlaient de l'affaire, Lecter coupe court et repasse immédiatement à l'attaque de Stirling, essaye encore plus de fouiller son passé et sa mémoire, Stirling en dit visiblement trop, probablement déjà sous emprise, et révèle qu'elle vivait avec sa cousin et son mari, mais qu'elle est enfuie, ce à quoi Lecter demande pourquoi, si son mari l'a forcé à lui faire une fellation, ou l'a sodomisée (destabilisation par propos outrageants, dérangeants). Lecter révèle que "Billy" (surnom mignon pour un psychopathe) n'est pas un vrai transsexuel, mais qu'à force de mauvais traitements, il a haït son identité, à tel point qu'il s'est persuadé d'en changer. Que sa réelle souffrance n'est pas lié à son sexe, mais est "mille fois plus sauvage", créant un rebond de mystère.

p) On retrouve la fille qui était bien dans le puit, le tueur lui intime, avec une voix de dingue précieux, que quand on est une bonne fille, on met de la crème sur sa peau. La fille lui parle d'argent, visiblement il s'en fiche complètement, il n'est pas comme les gens normaux, ses délires fétichistes sadiques sont bien plus pregnants sur lui que le reste, renforçant la dangerosité de l'être. Il parle à son chiot comme à un bébé. La fille n'arrête pas le pleurer, ce qui au bout d'un moment énerve le tueur qui lui demande une dernière fois de remettre la crème dans le panier. La caméra fait alors un traveling avant et contre-plongée sur la paroie du puit, illuminée par une lampe qui bouge, masquant et montrant par effets d'ombres, on l'on voit des traces de sangs, faites par des doigts dont la peau s'est arraché, l'on voit d'ailleurs un ongle arraché sur la paroie, ce qui fait hurler de terreur la fille qui comprend que 1) elle n'est pas la première à avoir été là 2) ce qui a arrivé à l'un d'elle était tellement horrible, qu'elle a cherchée à sortir jusqu'à s'en arracher les doigts. On fait évidement le lien avec la victime d'avant dont les ongles et doigts étaient arrachés. On a alors peur pour la fille qui va certainement subir le même sort. On peut aussi en déduire qu'il cherche à prendre soin non pas de la fille, mais de sa peau, d'où la crème, ce qui n'augure rien de bon. Alors que la fille hurle réellement de terreur, le tueur, complètement psychopathe, imite le crie de la victime, comme si il s'agissait d'un jeu, renforçant le caractère dérangé du type.

q) On retrouve le chef de la prison, avec Lecter attaché avec une musolière en acier lui écransant le nez et renforçant le côté "animal" de l'être, camisole et sanglé sur un chariot à roue. Le chef de la prison lui explique qu'il n'y a jamais eu de contrats pour le faire changer de prison, mais que si il lui donne le nom de Buffalo Bill immédiatement et qu'il sauve la fille, cela pourra se faire. Alors que le chef tente de le provoquer, Lecter lui est impassible, et regarde fixement un stylo doré laisse sur une feuille devant lui, laissant présager de son utilisation meurtrière par Lecter prochainement, comme une erreur grave commise par le chef de la prison. Lecter dévoile alors une partie de la solution au chef de la prison, et il dira le reste une fois transféré et directement au sénateur. Il est alors transféré sur un avion, une scène sur le tarmac de l'avion montre lecteur toujours enchaîné, avec une autre masque pour l'empêcher de mordre, encore plus terrifiant, et deux policiers côtes à côtes, lecteur a toujours ce regard de fou, regardant fixement l'horizon, le chef de la prison doit alors signer un papier pour officialiser le transfert, mais il ne trouve pas son stylo, ainsi on comprend que Lecter à réussis à le lui prendre, sans qu'on ne puisse l'expliquer. Le seul moment où Lecter regarde ailleurs, c'est pour fixer le chef de la prison, indiquant par l'image que le chef de la prison est probablement le prochain sur sa liste, où l'on semble entendre un râle devant de la gorge de Lecter, comme soullagé. Lecter est alors amené devant la femme de la sénatrice, Lecter accuse alors Stirling et le chef du FBI d'avoir déjà probablement condamné sa fille, Lecter donne alors l'identité de Buffalo Bill, un certain Fédérel, il l'a rencontré car il était l'amant de son ancien patient (celui a la tête coupée du début), mais que ce dernier commençait à avoir peur de Fédérel, car il avait abbatu un étranger, et avait fait des "choses avec sa peau", ce qui met mal à l'aise la femme, Lecter tente alors de rentrer dans l'esprit de la femme du sénateur, en l'accusant par une question, lui demandant si elle s'est bien occupée de sa fille, si elle lui a bien donné le sein (question obscène dérangeante, malaisante), la sénatrice qui ne devrait pas répondre à ça, lui répond quand même que oui, par désir de retrouver sa fille, ce à quoi Lecter rétorque par quelque chose d'encore plus obscène "ça renforce les mamellons à ce qu'on dit", gène d'autant plus forte que plusieurs hommes sont autours (policiers, gens qui travaille pour le sénateur, etc). Puis provoque la mère en changeant de ton "un homme dont on coupe la "jambe" (sexe probablement) le démangera toujours" puis "dis moi môman, quand ta chérie sera entre 4 planches, où est-ce que sa te dérangera ?" (ici on comprend qu'elle fait allusion à son vagin, renforçant encore plus l'obscénité, mêlé à du sadisme). Alors la femme s'en va car elle a en trop entendu, alors Lecter tente de la "repêchée" et de recapter son attention en décrivant le portrait robot détaillé du tueur, pour finir par un compliment sur le manteau de la femme (après l'avoir salie). Ici Lecter utilise son procédé habituel de destabilisation et de cassure mentale en changeant de ton et de registre systématiquement, et repêchant l'attention de sa victime quand celle-çi cherche à se couper de son emprise.

Auto-édit :
r) Une fois Lecter transféré, il est placé dans une prison, seul, dans une sorte d'ancien musée, au milieux d'une pièce dans une immense cage éclairée systématiquement avec un garde devant lui montant la garde. Starling vient le voir, cependant elle et le chef du FBI ont déçus le sénateur, qui les a déchargés de l'enquête, Starling a comprit que le nom donné par Lecter était "bidon", car il s'agissait d'un anagramme, on voit donc qu'on ne peut faire confiance à Lecter et qu'il ne fait que s'amuser avec ses victimes, on comprend aussi qu'il a fait perdre du temps aux enquêteurs pour retrouver la victime. La lumière de la cage, qui se trouve au dessus, créer un effet d'ombre sur le visage de lecteur qui est intéressant, il rend le personnage encore plus sinistre. Starling demande toujours plus d'informations, Lecter lui indique que la motivation première du tueur est la convoitise, Lecter enchaîne sur une énième question gênante, il demande à Starling si elle n'a jamais vu de regards convoiter son corps. Starling n'a pas tout son temps, elle ne lui reste que 5 minutes et elle devient impatiente et presse Lecter de lui dire des vérités, Lecter dit que Starling n'a plus rien à lui vendre, alors il demande en échange qu'elle lui parle toujours plus de son passé, il revient sur ce qu'elle lui à dit, son père est mort, elle est seule, elle est chez sa cousine et elle a fuguée, visiblement elle ne veut pas en dire plus, et Lecter a toujours lui son regard de serpent, fixe, avec traveling avant, cherchant à briser la psychée de sa victime. Starling explique alors qu'elle a entendu comme des cri d'enfants, dans la grange, qu'elle ne devait pas regarder mais qu'elle l'a fait (traveling avant sur le visage de Starling, comme pour souligner le fait que l'on rentre dans son esprit, sa mémoire), qu'il s'agissait d'agneaux qui allait être égorgé, elle en a prit un sous le bras et elle est partit sans savoir où, elle avait froid, il faisait noir, elle avait faim (bruits de vents en fond sonore, nous immergeant dans la scène), elle fut rattrapée par le shérif, le fermier lui en a tellement voulu qu'il l'a envoyée dans un orphelinat. Lecter fait alors le parallèle entre cet agneau qu'elle n'a pas pu sauver, et la victime, ce qui serait une sorte de répétition de ce trauma que Lecter a su dénicher (d'où le nom du film, le "Silence des Agneaux", ce que cherche Starling, à savoir la paix intérieure). Lecter finira pas un "merci Clarice, merci", comme si il avait atteint son but, une jouissance et réconfort émotionnel. Elle est emmenée par le policiers en dehors de la salle, suppliant Lecter de lui donner le nom, et jusqu'au dernier moment Lecter lui redonne le dossier de l'affaire (on imagine qu'il a laissé des informations dans les documents), et en profite pour caresser le doigts de Clarice, premier contact physique entre lui et elle.

s) Clarice est forcée de monter dans un avion car elle n'a plus l'affaire en main. On retrouve Lecter dans sa cage, un traveling vers la droite montre des dessin de Starling en Madone, avec un agneau dans les bras. Les policiers lui apporte un second repas, de l'agneau. Lecter savoure une pièce musicale. On semble nous faire comprendre que Starling tiens une place de choix dans le coeur de Lecter, une passion, où il s'imagine avec elle, avec en arrière fond cette musique. On voit Lecter sortir de sa bouche une partie métalique du stylo qu'il avait volé au chef de la prison. Il la place entre ses doigts, on s'attend alors à qu'il fasse une action, mais on ne sait quoi, la première que l'on pourrait voir de sa part. Les policiers demandent à Lecter de se mettre dos à la cage pour être mennoté, ce qu'il fait. On comprend alors que le bout de métal va être utilisé pour dévérouiller les menotes, et qu'il va forément agir dans les minutes qui suivent (car les policiers vont se rendre compte de ça). Alors que les policiers ne prennent pas garde, le pensant attaché, l'un tourne le dos nonchalamant, et l'autre vient reprendre le plateau au sol, proche de Lecter, qui en profite pour lui passer une menote à un poignet d'un coup rapide, et l'attache à la cage. Cela permet à Lecter de s'occuper de l'autre, qu'il bouscule, pour lui dévorer la bouche en faisant comme des grognements de chiens, et utiliser son spray au poivre contre lui. Il prend sa matraque, et se relève, et l'on a un plan du point de vue du policier au sol, un contre-plongée, où Lecter prend son prend pour avancer vers le policier, en étant de toute puissance, la bouche pleine de sang. Il frappe alors lourdement et en cadence le policier qui hurle, on ne voit pas le policier frappé, ce qui renforce l'horreur, accentué par le bruit sourd et lourd des coups qui nous font imaginer le pire, avec à chaque coups des éclaboussures de sang sur le visage et tshirt blanc de Lecter. Lecter prend son temps, et savoure la fin de sa musique, et entend en fond le policier sonné, probablement en train de ramper (il est hors-cadre), Lecter prend alors un couteau Suisse au sol, et disant "c'est quand vous voulez Sergent" d'une voix douce et apaisée, où l'on imagine le pire pour le survivant.

t) Les policiers en bas de l'immeuble voient que l'ascensseur déscend, ce qui n'est pas normal, puis l'ascensseur fait des vas-et-viens, alors la tension monte, la policiers ne veulent prendre aucuns risques et bouclent le secteurs, demandent des groupes d'interventions, et vont alors aller voir ce qu'il se passe. Ils entendent des coups de feu. On voit alors les policiers chercher leurs collègues, pendant que la caméra fait un traveling avant sur le carreau bleuté mal lavé d'une porte, permettant de voir la cage de Lecteur, illuminée en fond, avec le corps du policier, dépecé dans le dos, formant comme des ailes, accrochées en position de cruxifiction au haut de sa cage. L'on a la deuxième scène gore du film, où le policier est éventré, les viscères tombantes, ensanglanté. L'autre, au sol, a visiblement le visage tailladé, il est complètement défiguré. Un des policiers se penche sur lui, et se rend compte qu'il n'est pas mort et qu'il respire. Le policier le rassure en lui disant qu'il va s'en sortir, en se rapprochant de lui, lui parlant à l'oreille, qu'une ambullance arrive pour lui (normalement le spectateur a un doute, il est possible qu'il s'agisse en réalité de Lecter se faisant passer pour un des policiers en ayant prit son uniforme). On lui pose alors un masque pour soulager des blessures au visage, et lui joue le jeu. Alors qu'ils sont dans l'ascensseur avec ce qu'ils croient êtres leur collègue policier sur un brancard, des goutes de sang tombent sur le policier blessure, et l'un des médecins regarde vers le plafond pour voir un écoulement de sang. A ce moment là, ils pensent encore que c'est Lecteur qui a du se mettre sur l'ascensseur, ainsi ils font évacuer le corps de leur "collègue". Une équipe monte alors à l'étage au dessus, et voient un corps avec les habits de prisonniers de Lecter, en sang, ventre à terre. L'équipe en dessous décide alors d'ouvrir la trappe, d'où sort la partie haute du corps, visiblement mort, sans que l'on ne puisse voir le visage. On passe alors sur l'ambullance, où le "policier" retire tranquillement et doucement ce qui a été mit sur son visage et les tubes aux bras, pendant que le médecin est occupé à parler à la radio, à ce moment là on comprend qu'il s'agit de Lecter, on voit alors un plan du médecin de 3/4, et Lecter juste derrière lui, retirant le masque de chaire du policier qu'il s'était mit sur le visage. Un très court moment montre une femme du FBI, ayant reçu l'information que Lecter s'est échappé, prévenant Stirling, et indiquant que l'ambullance a été retrouvée dans un parking sous-terrain, avec ceux à l'intérieur tous morts, il a tué un touriste et a prit ses vêtements et de l'argent, et qu'il peut être partout.

u) Court passage de "Billy", cousant une vraie peau découpée avec sa machine à coudre, scène horrible et dérangée. Stirling et sa collègue se posent alors plusieurs questions, et essayent de résumer les éléments qu'elles ont sous la main : selon Lecter la meilleur vertu est la simplicité, et l'on convoite avant tout ce que l'on a proche de soi, ainsi elles en déduisent que la première victime, qui a été tuée de la manière la plus simple, devait être connue du tueur, proche d'elle, ainsi elles partent voir les parents, dans une région américain visiblement rurale, assez délabrée, sinistre. Elle regarde un peu partout la chambre de la fille, mais n'y trouve rien de particulier, si ce n'est des photos cachées de la victime derrière une boite à musique, dont le son devient distordu à un moment, qui sont des photos de nus "soft" un peu coquines, qui mettent mal à l'aise, dans la mesure où la fille est morte et que c'est une chose privée, puis Stirling continue, et passe dans une pièce où elle voit un mannequin pour coudre avec un mètre à ruban, et voit un placard, qu'elle ouvre avec une certaine crainte, fouille, et trouve justement une robe avec dans le dos, deux losanges découpés et épinglés, elle comprend immédiatement que la robe est celle du tueur, qui était probablement un tailleur ou couturier, ce qui se recoupe avec la première scène décrite çi-dessus. Elle appelle en précipitation son chef, qui lui indique qu'ils sont déjà partit pour le trouver, ils savent où il est et qu'ils sont en avions, ils seront là bas dans quelques minutes, le système de fichier à fait des recoupements pour le retrouver, notamment par le biais de colis de larves venant du Suriname (Asie), addressée à un nom et une boite au lettre, un certains James Kamp, faisant le lien avec le cocon du début.

v) On retrouve la victime dans son puit, insultant dans son coin le tueur, projetant de se venger, elle utilise alors un os de son plat, pour attirer le petit caniche du tueur dans son sceau relié à une ficelle pour le capturer. Démarre en fond sonore la sinistre musique du tueur qui raisonne, comme une menace produisant une tension, on le vois utiliser du maquillage, comme si il s'appretait à "rentrer en scène", ce qui ne peut signifier rien de bon. On voit le caniches arriver vers le pièges, et un gros plan sur le tétond du tueur, où se trouve un piercing. La scène est ambigue, car le caniche en soi est innocent, ainsi que la victime, mais la victime pour s'en sortir tente d'utiliser le chien comme un objet, quitte à la sacrifier, et espère de cette "petite merde" va rentrer dans son piège. La fille est visiblement épuisée, affamée, or Starling a indiqué que le tueur devait affamer ses victimes avant de prendre leur peau. Gros plan sur les lèvres du tueur qui se met du rouge à lèvre, qui se parle à lui même, en plein dans ses fantasmes, disant "tu veux baiser avec moi.." puis "je me baiserais bien", "j'ai envie de me baiser tout le temps, j'ai envie de me baiser jusqu'à l'os", renforçant encore plus le malaise. La mise en scène laisse penser que le tueur a finit de se préparer, et l'on voit de l'autre côté que le chien est presque tombé dans le piège, ainsi se créer une tension où le "temps presse" pour la victime et son plan doit marché immédiatement sans quoi elle risque probablement la mort. Une dernière scène montre que son plan n'a pas marché, et que le tueur danse de façon dérangeant, avec son pénis entre ses jambes, simulant comme une vulve de femme.

w) On repasse sur Stirling, qui intérroge les amis d'une des victimes, cherchant des preuves pour mettre sur le dos du tueur les autres victimes pour le faire condamner pour meurtre et non pas seulement kidnapping (car à ce moment là, la victime que l'on voit dans le film est toujours vivante). L'amie lui donne alors des noms, notamment celle d'une femme. On repasse sur un plan rapproché de la main du tueur, sélectionnant et faisant rouller avec des doigts une larve qui a éclose, ce qui est dégoutant et dérangeant. Alors qu'il est émerveillé par le fait que le papillon sorte de son cocon (comme lui pensant évoluer comme un papillon, trouvant sa nouvelle et vraie identité) et entend son chien couiner, il part alors voir ce qui se passe, on se demande alors si la victime a réussis son coup. Au même moment l'on voit des équipes d'intervention de la police encercler une maison, on se demande alors si ils vont sauver à temps la victime, créant une tension et questionnements. La victime a alors capturée le chien, et menace de tuer cette "saloperie" si il ne lui donne pas un téléphone tout de suite, ce qui impacte visiblement le tueur, qui hurle, en disant "que vous n'avez jamais souffert vous !". Il panique, et prend alors un énorme pistolet dans sa chambre, hésitant. On voit alors les policiers tendre un piège au tueur, ils envoyent une sorte de livreur sonner à sa porte. On change de plan où l'on voit une alarmer sonner dans le sous-sol du tueur, il décide alors de monter. Changement encore de plan où l'on revient sur les policiers, qui décident d'intervenir, puis on repasser sur le tueur, qui s'habille comme un homme et remonte chez lui (gros plan sur l'entrebaillement de la porte), le tueur ouvre la porte, et l'on voit non pas le policier-livreur, mais Stirling. Cet entrecoupement de scènes est très bien réalisé, où jusqu'au dernier moment l'on pense que les policiers ont coincé le tueur, or premièrement ce n'est pas le cas, et secondement c'est encore pire, car Stirling rend visite, elle, au tueur, sans qu'elle ne sache elle même qu'il s'agit bien du tueur, créant une énorme tension car le danger est imminent. Le chef du FBI comprend alors qu'ils se sont trompés et que c'est Clarice qui est en train de chercher le tueur.

x) Le tueur la fait rentrer, prétextant qu'il a la carte d'une couturière, Clarice lui disant qu'elle est sur l'enquête du meurtre d'une des victimes. Le tueur demande à Clarice si "elle est prête d'arrêter le gars", Clarice disant que "oui, ça se pourrait bien", soulignant l'ironie de la situation, et surtout la tension, car en disant cela Stirling se met en danger. Alors qu'ils discutent, la caméra met en lumières des indices, que devrait voir rapidement Stirling, comme des tableaux avec des papillons. Le tueur pose encore des questions à Clarice, ce que sait le FBI sur le tueur. Clarice remarque alors des papillons, se posant sur des bobines de fil de couture (gros plan sur le visage de Clarice, qui semble alors comprendre qu'elle est en face du tueur). Pendant qu'il ne regarde pas, elle retire le cran de sureté de son pistolet. Un plan montre que le révolve du tueur est juste dans la salle qu'à côté, le danger est donc imminent, soit Clarice réussit, soit elle est morte, créant une énorme tension, avec derrière la mort de la victime. Elle prétexte de vouloir passer un coup de téléphone, le tueur comprend alors qu'elle a comprit, et ricane, Clarice le met en joue, et le tueur fait semblant de se rendre en glissant vers la pièce d'à côté où se trouve le révolver. On entend alors le tueur partir en trombe dans le sous-sol, et avec grand courage et crainte, elle s'engouffre, seule, dans le dédale, avec une tension à son comble. On voit enfin le parcours pour aller dans l'antre du tueur, une sorte de labyrinthe immonde, délabré, qui prend l'eau, Clarice entend alors le tueur crier sur sa victime, et le cri de la victime, ce qui presse Clarice à intervenir. Elle pousse alors la porte de son antre, chanson du tueur en fond. L'on déguste une dernière fois les délires macabres du tueur que nous montrent la caméra, les articles de journeaux parlant de lui et de ses assassinats, une mannequin de couture recouvert de peaux entières de femmes nues, avec les seins, vulve, etc (choquant). Clarice arrive au niveau du puit, la fille est toujours vivante, Clarice est terrifiée, et dans une scène tragique et comique, affirme que elle, la victime, le risque plus rien, la victime demandant ce qu'elle attend pour la sauver, Clarice demandant dans un même temps où est le tueur, montrant bien l'absurdité terrifiante de la scène, Clarice n'ayant rien sauvée du tout pour le moment. Clarice affirme qu'elle va devoir partir mais qu'elle va revenir, la victime lui criant de rester, la traitant de "salope". Clarice s'engouffre toujours plus dans les méandres du lieu, découvrant le laboratoire, la salle chirurgicale, et l'endrois où il s'occupe des papillons. Elle enfonce alors une porte, dans une petite pièce jaune allumée, avec un plan de Clarice de face dos au mur, horrifiée, puis passe un plan traveling avant d'une image horrifique, un cadavre d'une vieille femme dans une baignoire, pourri, avec de l'eau-croupie brunâtre avec des morceaux indéterminés, et sur ce même plan, toute la lumière s'éteint. Alors on entend le son des lunettes à vision nocturnes, que le tueur utilisait la première fois qu'on le voyais, ainsi Stirling est en grand désavantage, l'on est dans les yeux du tueur, l'épiant, la regardant paniquer et cherchant son chemin en faisant tomber tout un tas de choses au sol. Gros plan sur le visage du tueur, de face, avec ses lunettes, et une légère lumière au dessus de lui, vision effrayante et déshumanisée de l'être, dans un rôle de chasseur discipliné. Il a suit au pas, et cherche presque à la toucher, comme si il était fasciné, voir jaloux d'elle, mais on le voit mettre en joue Clarice qui est de dos, et à la séconde où il fait reculer le chien, ce qui provoque un bruit distinct, Clarice se retourne, se baisse, et tir dans la direction du tueur, elle le touche, les flash permettent de voir pendant quelques secondes le tueur, un es tirs touchant une vitre qui laisse passer un brin de lumière. Clarice recharge en panique, mais le tueur est déjà presque mort, agonisant et s'étouffant dans son sang, au sol, dans une position effrayant, les bras relevés, les doigts crochus.

y) Juste après, un enchaînement de plan : 1) Traveling avant sur l'article parlant de sa 5ème victime 2) Plan sur la vitre brisée, laissant passer la lumière (l'espoir, le salut), avec un casque, drapeau et petit soldat américain (l'amérique est sauvée du tueur ?) 3) Gros plan sur quelque chose qui tourne où se trouve des papillons (le tueur a enfin achevée sa transformation en mourrant ? ou le tueur symbolisé par les papillons, s'est envolé, ou un cycle s'est tourné ?).

z) Scènes finales, où la victime est sauve, le chien dans le bras qui lui est sauf de ce dingue, et Clarice pétrifiée. On voit alors Clarice être enfin incorporée au FBI, une fête a lieu. Sa collègue lui dit qu'on la demande au téléphone, mais avant cela son chef la félicite, à la fin elle prend alors avec sourir le téléphone : au bout du fil, la voix d'Hannibal Lecter, en liberté, annonçant un nouvel épisode, et montrant que rien n'est terminé, et qu'il ne s'agissait que d'un premier acte. On voit alors le visage de profil de Lecter, avec une paire de lunette de soleil (nouvelle identité), lui demandant si les agneaux ont arrêtés de pleurer (maintenant qu'elle a sauvée la victime). Cette séquence est intimiste, en effet, elle voit son patron du FBI partir et elle n'essaye pas de prévenir qui que ce soit, Lecter indique qu'il ne lui fera aucuns mals, que le monde est plus intéressant avec elle (on sent alors que leur relation n'est pas purement celle d'une agent du FBI face à une criminel à arrêté, qu'elle est en quelque sorte charmée, sous emprise, ce qui est également le cas pour Lecter), il lui dit qu'il a un ami pour le dîner et qu'il doit partir (phrase ambigüe, pouvant vouloir dire qu'il dîne AVEC un amis, ou qu'il dînes DE l'ami, comprendre, le manger). On voit alors dans les yeux de Lecter, qu'il s'agit quelques scènes plus tard, du gardien de la prison, en vacance dans une ile paradisiaque, Lecter alors raccroche avec un "au revoir" (et non pas un adieu). Traveling arrière plongée, avec Clarice seule avec son téléphone, cherchant à parler à Lecter, paniquée (servant à mettre en relief la perte, à l'instar d'un oiseau (ou papillon) de Lecter dans le ciel, comme échappé de sa cage, et servant à rapetisser Clarice, isolée, paniquée, perdue). Le film se termine sur Lecter, dans la foule, suivant tranquillement le chef de la prison, la caméra faisant elle aussi un traveling arrière plongé, comme pour indiquer que cela n'est plus de nôtre ressort, et que son sort est scéllé.

) De façon générale, le film ne fait pas une fixation sur Lecter, ainsi il est montré comme un serial-killer expert dans son domaine, analysant les "performances" d'autres tueurs, les critiquants comme un professeur. Il est presque montré comme le mentor de Stirling, renforçant sa position de domination sur elle, renforçant son aura d'homme bien plus dangereux que les dingues assassins que Striling traque (en l'occurrence, Buffalo Bill). Le film maintient une tension continue, toujours d'un aspect froid, sale, morne, mal éclairé ou avec un ciel gris, avec quelques poses dans les courts passages au FBI. Le gore n'est utilisé qu'avec parciemonie, quand la tension est à son comble, et pour relancer le rythme. La tension et malaise est maintenue, pas seulement dans les passages qui concernent le tueur, mais aussi dans des lieux ou avec des individus de tout les jours (policiers, entomologistes, chef de la prison...). La bande son est utilisée pour surligner les moments de tension ou de doutes.

Avatar de AlbinosRadical AlbinosRadical
Citation de Splendeur
Personne va lire ta dissertation, khey :(

Quel est le problème cher Splendeur ? Avez vous peur pour moi, ou serais-ce, plutôt une angoisse personnelle que vous projetez sur ma personne ? Cherchez au fond de vous Splendeur, et dites moi la vérité cette fois. https://image.noelshack.com/minis/2017/07/1487258282-hannibal-hopkins.png
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