Et ce n’est pas une manière de dire. Je vis dans ce centre médiéval inchangé depuis le célèbre incendie de 1524 ;






Et je ne sors jamais, sauf si l’ultime nécessité m’oblige, de ces ruelles inondées de guano et d’urine ; émanations calamiteuses digne de l’ancien monde, ou l’on frôle l’histoplasmose, la torpeur, et les diarrhées aqueuses : pas de place pour la demi-mesure.






L'atmosphère de ces ruelles y est si particulière (le matin surtout) tout comme sa lumière - et tous les peintres vous le diront - la lumière du matin est la plus belle, la plus pure, et de son prisme cristallin, éthéré, nous parvient - comme un rêve de beauté sentimentale - des horizons insoupçonnés, des esquisses de Genèse d'où j'étire l'interminable bandelette de ses imageries enivrantes, des lambeaux de paradis perdus ; et me permet d'entrevoir celles-ci comme au premier jour, dans leur splendeur Divine.
C’est pour cela enfin que l’après-midi, je m’enferme chez moi et m’adonne à la peinture classique loin du tumulte des hommes, en écoutant des vieux airs de luth dans ma chainse en lin :






Je vois les Foires Chaudes de la Saint Jean : les étales et les pies-grièches, les porcs et les métèques, les soieries et les laines flamandes, les bois précieux et les tas d’épices, les juifs maniant leurs gros sous ;






J’ai fui la modernité pour fuir la laideur :
Car le bourvari incessant de cette hybris infinie m’effraie…






Et je ne sors jamais, sauf si l’ultime nécessité m’oblige, de ces ruelles inondées de guano et d’urine ; émanations calamiteuses digne de l’ancien monde, ou l’on frôle l’histoplasmose, la torpeur, et les diarrhées aqueuses : pas de place pour la demi-mesure.






L'atmosphère de ces ruelles y est si particulière (le matin surtout) tout comme sa lumière - et tous les peintres vous le diront - la lumière du matin est la plus belle, la plus pure, et de son prisme cristallin, éthéré, nous parvient - comme un rêve de beauté sentimentale - des horizons insoupçonnés, des esquisses de Genèse d'où j'étire l'interminable bandelette de ses imageries enivrantes, des lambeaux de paradis perdus ; et me permet d'entrevoir celles-ci comme au premier jour, dans leur splendeur Divine.
C’est pour cela enfin que l’après-midi, je m’enferme chez moi et m’adonne à la peinture classique loin du tumulte des hommes, en écoutant des vieux airs de luth dans ma chainse en lin :






Je vois les Foires Chaudes de la Saint Jean : les étales et les pies-grièches, les porcs et les métèques, les soieries et les laines flamandes, les bois précieux et les tas d’épices, les juifs maniant leurs gros sous ;






J’ai fui la modernité pour fuir la laideur :
Car le bourvari incessant de cette hybris infinie m’effraie…




