Ce qui est amusant dans toute ça, c'est que c'est cette sensibilité qui paraît aujourd'hui inappropriée et dysfonctionnelle qui permet de survivre. Le loup est plus sensible que le chien, le chien, à côté du loup, est une brute.
Il faut pouvoir s'imprégner de l'existence pour la comprendre et en tirer partie.
Les égorgeurs, démembreurs, adeptes du sacrifice humain, ne peuvent vivre qu'en prenant souche dans des civilisations déjà bâties.
Il suffit de voir les indiens, leur plaisir dans l'histoire de la vache sacrée n'est pas de protéger un animal dont ils sont redevables, mais de traquer et caillasser les profanateurs. Les aryens, les védiques, mangeaient les vaches, et s'ils ne les mangeaient pas, c'est qu'ils chassaient en compensation. Un aryen pur, exempt de toute corruption, n'aurait jamais édicté une loi si absurde, car elle est néfaste pour l'homme. Si en Inde, les brahmane ont écrit ces lois, c'est parce qu'ils étaient témoins de la brutalité autochtone, incapables de faire la part des choses, de traiter le bétail avec respect et sobriété. Egalement pour réguler leur reproduction. En somme, ils ont été corrompus, sont devenus cyniques au contact de populations étrangères. Ils ont manqué du courage ou de la force pour faire le nécessaire et se sont adaptés aux peuples conquis en prenant en compte leur identité.
Autrement, certainement que, quand les aryens éleveurs arpentaient le monde, en effet, ils évitaient de tuer leur bétail, car il leur apportait du lait, et de la matière organique précieuse pour les peuples sédentaires. Par économie, ils essayaient certainement de chasser une grande partie de leur viande et réservaient leurs têtes de bétail à la vente, à la traite, et n'en mangeaient que de temps en temps. C'était en effet "sacré".
La sensibilité et l'intelligence sont plus ou moins la même chose. Derrière l'idée d'un animal sacré il y a aussi la reconnaissance, la confiance et la fidélité, qui sont des dieux. Et ces dieux garantissent la pérennité des familles et des tribus. Toute la peine que l'on a à briser un pacte vient de là, se montrer mauvais, traitre, fait entrer le mal dans le foyer, car cela amène la méfiance. Que penser d'une personne qui n'a aucune reconnaissance et ne donne aucune contrepartie à son troupeau ? Cette personne est indigne de confiance et ne pense qu'au court terme. Non seulement elle brise quelque chose de beau, de noble, mais aussi, elle met en jeu la survie du groupe.
Les gens marrons maîtrisent très bien les mots, et les noirs aussi, en aucun cas ce n'est une question d'éducation. J'ai déjà été témoin d'une petite arabe de 10 ans éduquée à la versaillaise, elle savait très bien manier les mots, et elles savaient surtout très bien les utiliser pour brutaliser les gens autour d'elles, pour exiger, négocier, rabaisser. Un être de pure brutalité, que du désir, que des pulsions, un sens des nuance et une intelligence, certes, mais une agressivité si frénétique qu'il lui est impossible de faire illusion auprès d'autre chose que des abrutis, des bovins.