Topic : « Le paradoxe du Roman moderne »

Avatar de LoveStreet LoveStreet
c'est qu'il s'est fini là ou il a commencé c'est-à-dire avec Don Quichotte de la Manche.

Car il y a tout dans ce Roman, c'est un livre d'éveil spirituel pour le gentilhomme, Don Quichotte c'est le rappel de l'idéal absolu gothique et antique dans un monde qui se dégrade : celui de la renaissance, et ou déjà la noblesse et les vertus se meurent.
C'est pour cela qu'il est moqué, car il vit son idéal dans une réalité, dans un monde en décadence éthique, et qui ne le comprend plus, qui est coupé des valeurs.

Et c'est totalement transposable à notre réalité. Allez crier la décadence et des versets de la Bible sur la place publique, les athées vont rire de vous et on va vous emmener au poste, car on vous prendra pour un fou, rendez-vous compte : prêcher la morale et les valeurs = fou.

Ce livre à une valeur intemporel, car il rend compte des maux du monde tout en prêchant l'homme grand, l'homme que vous devriez être. Et ce à n'importe quelle époque.

Ce n'est pas pour rien que ce roman en son temps était le deuxième livre le plus lu après la Bible, car c'est une Bible, c'est la Bible du gentilhomme, de l'Homme, du Héros.

C'est pour cela qu'il est le premier et le dernier Roman, car après plus rien ne sert de lire, car si vous avez lu Don Quichotte, vous avez déjà tout lu, il vous a déjà tout instruit, il n'y a plus qu'à (dans la mesure du possible) incarné cet idéal, l'homme de bien, l'homme chevaleresque, bref la grande idée que l'on se fait de l'Homme avec un grand H << la philosophie du Héros >> dans la grande tourmente des passions humaines.

C'est le paradoxe du roman moderne : il s'est terminé là ou il a commencé. Il n'y a eu qu'un seul Roman.
Liste des sujets