Elle apaise la forêt, ses paupières affaissées
Elle pleure des larmes dorées, ange déchu coeur blessé
Elle se dort dans les ombres, elle meurt sans un sourire
Elle croule sous les décombres de sa folie martyre.
Ses racines emmêlées se regardent sans un mot
Son écorce est fêlée où pleurent les animaux
A quelques pas de là, les babines salivent
Les prédateurs sont las de la divine ogive
Oui, sa lumière se noie, et ils profiteront,
D’un grand festin de rois, quand ses branches tomberont.
Les petits sans défenses se cacheront dans les noeuds
De la mère de leur chance, de son corps sinueux.
Dernier râle d’agonie de la déesse sauveuse
Fin de l’hégémonie d’une paix vertueuse.
A mort les touts petits, bienvenue chez les loups
Peurs sombres et cliquetis feront partie de vous
Pour des siècles et des siècles, la mort sonnera son glas
Plus de dieu, plus de Thècle, juste les loups et leurs pas
Une société mouroir, pas de plus vers le vide
Obscurantisme miroir d’une plèbe régicide.
Oh si vous eûtes soigné votre sainte protectrice
Si vous n’eûtes jamais nié l’asile de la matrice
Si sur son bois bien tendre les marques vous empếchâtes
Ah, si vous n’eussiez pu fendre son grand coeur écarlate
Malheur à vous, négligents, les loups aiguisent leurs dents
C’est la fin, fin des temps, mettez tous vos carcans
Future viande, bidoche, le gibier terrifié
Sonnera bientôt les cloches de l’affreux monde d’après
Ainsi finit l’histoire du Saule de la clairière
Ses lianes, son territoire, tout est devenu poussière
Sa souche décomposée, sépulture oubliée
Voit des pousses juste nées fleurir à ses pieds
- Genepil (09/01/2023, entre 3:35 et 5:48 du matin)
Bon réveil à tous, j'ai fais nuit blanche du coup
Elle pleure des larmes dorées, ange déchu coeur blessé
Elle se dort dans les ombres, elle meurt sans un sourire
Elle croule sous les décombres de sa folie martyre.
Ses racines emmêlées se regardent sans un mot
Son écorce est fêlée où pleurent les animaux
A quelques pas de là, les babines salivent
Les prédateurs sont las de la divine ogive
Oui, sa lumière se noie, et ils profiteront,
D’un grand festin de rois, quand ses branches tomberont.
Les petits sans défenses se cacheront dans les noeuds
De la mère de leur chance, de son corps sinueux.
Dernier râle d’agonie de la déesse sauveuse
Fin de l’hégémonie d’une paix vertueuse.
A mort les touts petits, bienvenue chez les loups
Peurs sombres et cliquetis feront partie de vous
Pour des siècles et des siècles, la mort sonnera son glas
Plus de dieu, plus de Thècle, juste les loups et leurs pas
Une société mouroir, pas de plus vers le vide
Obscurantisme miroir d’une plèbe régicide.
Oh si vous eûtes soigné votre sainte protectrice
Si vous n’eûtes jamais nié l’asile de la matrice
Si sur son bois bien tendre les marques vous empếchâtes
Ah, si vous n’eussiez pu fendre son grand coeur écarlate
Malheur à vous, négligents, les loups aiguisent leurs dents
C’est la fin, fin des temps, mettez tous vos carcans
Future viande, bidoche, le gibier terrifié
Sonnera bientôt les cloches de l’affreux monde d’après
Ainsi finit l’histoire du Saule de la clairière
Ses lianes, son territoire, tout est devenu poussière
Sa souche décomposée, sépulture oubliée
Voit des pousses juste nées fleurir à ses pieds
- Genepil (09/01/2023, entre 3:35 et 5:48 du matin)





