"L'homme civilisé ne saurait vivre sans discipline. Cette discipline peut être interne, c'est-à-dire en lui-même. Elle peut être externe, c'est-à-dire hors de lui-même, et nécessairement imposées par d'autres. L'Anglo-Saxons ayant, par ses caractères héréditaires, que fortifie son éducation, la discipline interne, peut se conduire et n'a pas besoin de la direction de l'Etat. Le latin ayant, par son hérédité et son éducation, très peu de discipline interne, a besoin d'une discipline externe. Elle lui est imposée par l'Etat, et c'est pourquoi il est emprisonné dans un réseau étroit de règlements qui sont innombrables parce qu'ils doivent le diriger dans toutes les circonstances de la vie.
Le principe fondamental de l'éducation anglo-saxonne est que l'enfant passe par le collège, non pour être discipliné par d'autres, mais pour apprendre dans quelles limites il peut user de son indépendance. Il doit se discipliner lui-même et acquérir ainsi le self-control, d'où dérive le self-governement. L'adolescent anglais sort du collège en sachant fort peu de grec, de latin et de sciences théoriques, mais il est devenu un homme sachant se guider dans la vie et ne comptant que sur lui-même. Les méthodes permettant d'arriver à ce résultat sont merveilleusement simples. On les trouvera exposées avec détails dans tous les livres sur l'éducation écrits par des Anglais.
L'éducation latine a un objectif exactement contraire. Son rêve est de briser l'initiative, l'indépendance, la volonté de l'élève par des règlements minutieux et sévères. Le seul devoir est d'apprendre, réciter et obéir. Les moindres actes sont prévus. L'emploi du temps est réglé minute par minute. Après sept ou huit ans de ce régime de galérien, toutes traces de volonté et d'initiative sont brisés. Mais alors quand le jeune hommes sera livré à lui-même, comment pourra-t-il se conduire puisqu'il ne l'a pas appris ? S'étonnera-t-on dès lors que les peuples latins sachant mal se gouverner et se montrent si faibles dans les luttes commercial et industrielles que l'évolution actuelle du monde a engendrées ? N'est-il pas naturel que le Socialisme, qui ne fera que multiplier les entraves dont l'Etat les enveloppe, soit accueilli avec tant de faveur par tous les esprits que le collège a si bien préparé à la servitude ?
Les conséquences des méthodes anglaises et latines peuvent être jugées par les résultats qu'elles produisent. Le jeune anglais, à sa sortie du collège, n'a aucune difficulté pour trouver sa voie dans l'industrie, l'agriculture ou le commerce. Tandis que nos bachelier, nos licenciés, nos ingénieurs ne sont bon qu'à exécuter des démonstration au tableau. Quelques années après avoir terminé leur éducation, ils ont totalement oublié leur inutile science. Si lEtat ne les case pas, ce sont des déclassés. S'il se rabattent sur l'industrie, il n'y seront acceptés que dans les places les plus infirmes, jusqu'à qu'ils aient trouvé le temps de refaire entièrement leur éducation, ce à quoi ils réussiront guère. S'ils écrivent des livres, ce ne seront que de pâles réédition de leurs manuels, aussi dépourvu d'originalité dans la forme que dans la pensée." Psychologie du socialisme de Gustave le Bon
Le principe fondamental de l'éducation anglo-saxonne est que l'enfant passe par le collège, non pour être discipliné par d'autres, mais pour apprendre dans quelles limites il peut user de son indépendance. Il doit se discipliner lui-même et acquérir ainsi le self-control, d'où dérive le self-governement. L'adolescent anglais sort du collège en sachant fort peu de grec, de latin et de sciences théoriques, mais il est devenu un homme sachant se guider dans la vie et ne comptant que sur lui-même. Les méthodes permettant d'arriver à ce résultat sont merveilleusement simples. On les trouvera exposées avec détails dans tous les livres sur l'éducation écrits par des Anglais.
L'éducation latine a un objectif exactement contraire. Son rêve est de briser l'initiative, l'indépendance, la volonté de l'élève par des règlements minutieux et sévères. Le seul devoir est d'apprendre, réciter et obéir. Les moindres actes sont prévus. L'emploi du temps est réglé minute par minute. Après sept ou huit ans de ce régime de galérien, toutes traces de volonté et d'initiative sont brisés. Mais alors quand le jeune hommes sera livré à lui-même, comment pourra-t-il se conduire puisqu'il ne l'a pas appris ? S'étonnera-t-on dès lors que les peuples latins sachant mal se gouverner et se montrent si faibles dans les luttes commercial et industrielles que l'évolution actuelle du monde a engendrées ? N'est-il pas naturel que le Socialisme, qui ne fera que multiplier les entraves dont l'Etat les enveloppe, soit accueilli avec tant de faveur par tous les esprits que le collège a si bien préparé à la servitude ?
Les conséquences des méthodes anglaises et latines peuvent être jugées par les résultats qu'elles produisent. Le jeune anglais, à sa sortie du collège, n'a aucune difficulté pour trouver sa voie dans l'industrie, l'agriculture ou le commerce. Tandis que nos bachelier, nos licenciés, nos ingénieurs ne sont bon qu'à exécuter des démonstration au tableau. Quelques années après avoir terminé leur éducation, ils ont totalement oublié leur inutile science. Si lEtat ne les case pas, ce sont des déclassés. S'il se rabattent sur l'industrie, il n'y seront acceptés que dans les places les plus infirmes, jusqu'à qu'ils aient trouvé le temps de refaire entièrement leur éducation, ce à quoi ils réussiront guère. S'ils écrivent des livres, ce ne seront que de pâles réédition de leurs manuels, aussi dépourvu d'originalité dans la forme que dans la pensée." Psychologie du socialisme de Gustave le Bon

