Topic : « Satan existe, et il est dans l'hôtellerie »

Avatar de hichochamko hichochamko
Les kheys, je vous livre ici mon expérience, et j'apprécierais beaucoup des avis sur celle-ci

En ayant marre de ne gagner que le minimum pour vivre m'étant fourni par la bourse, j'ai décidé de chercher un travail. Mon CV étant vide et manifestement peu convaincant, je n'ai jamais reçu la moindre réponse. Cela des mois durant https://image.noelshack.com/minis/2016/36/1473263957-risitas33.png

Jusqu'au jour ou j'ai reçu un mail me proposant un entretien, j'étais prêt à faire n'importe quel travail, aussi dégradant, aussi fatiguant soit-il, tant j'étais désespéré.

Un établissement réputé, qui me proposait un travail de garçon de salle. Aussitôt, j'accepte.

Le premier jour de travail venu, quelle ne fût pas ma surprise de constater que, pour une fois, l'ambiance au travail semblait sincèrement conviviale. Des gens sympathiques qui avaient à coeur de m'apprendre leur métier, moi qui n'était qu'un mousse à bord, sans jamais me reprocher mes gaffes, certes peu nombreuses mais tout de même, de débutant.

Néanmoins, je percevais déjà chez certains de mes collègues, un vice latent, mon instinct grondait en moi, comme pour me prévenir d'un danger. Ces vices étaient comme les saints d'une cathédrale, chacun semblait avoir son vice propre, l'un l'alcool, l'autre les femmes, l'argent, la haine. https://image.noelshack.com/minis/2016/36/1473263957-risitas33.png

Cet instinctive pensée s'est avéré correcte, une fois qu'elle fût confirmée par les dires et les actes, et à l'époque, je me disais "quelle perversion, ce milieu est rempli de gens malsains", en voyant l'un violemment enlacer et tripoter une serveuse dans la cuisine, cette dernière me lança d'ailleurs un "bienvenue dans le métier" suivi d'un soupir visiblement exténué. Le vice aussi de celui qui pose ses yeux sur l'une ou l'autre femme, se tapant des stagiaires pour sélectionner lesquelles resteraient dans l'équipe, ces dernières fussent-elles même au sortir de l'adolescence. https://image.noelshack.com/minis/2016/36/1473263957-risitas33.png

Sincèrement, je ne suis pas un fragile sur les moeurs, je mentirais si je disais avoir été choqué, mais disons plutôt que j'étais légèrement dégoûté. https://image.noelshack.com/minis/2016/36/1473263957-risitas33.png Je décidais alors que je ferai mes heures, et me barrerai sans jamais intégrer réellement ce milieu. Je n'en avais pas besoin.

Comprenez qu'à ce moment du récit, je me sentais différent d'eux, je me voyais comme un être de valeurs et de principes, et eux non, créant dés lors dans ma tête une classification entre les gens de bien et les gens de vice.

Au fur et à mesure que je les voyais s'adonner à leurs vices, manger en cachette toute la bouffe, tricher sur tout, mépriser le client, etc, j'ai aussi vu mes propres humeurs au travail. C'est inexplicable comme sentiment, mais un mur se casse à un moment, tu fais une transgression. Elle peut prendre n'importe quelle forme, taper dans les assiettes, ou dans une collègue, mais elle arrive, et tu réalises que t'es seul à l'arrière d'une cuisine, à minuit, que t'as mal aux pieds comme jamais auparavant, que tu sers des plats comme un chien, et les clients ne tardent pas à te rappeler que tu en es un, que tu gardes le sourire et que tu défiles dans la salle comme une poupée, un moment, règle de thermodynamique simple, ca doit fuir quelque part. https://image.noelshack.com/minis/2016/36/1473263957-risitas33.png

Et quand c'est entre hommes, tout va encore bien, mais dés qu'une femme arrive c'est l'enfer. Le milieu te rabaisse tellement en tant qu'homme, que pour la première fois de ma vie, je ne vois plus cette collègue comme des femmes, mais comme les défouloirs à foutre qu'elles sont. Mes seules pensées en entrant dans la cuisine c'est de l'enculer profondément, je l'imagine ma bite aux lèvres à chaque fois que je lui passe une commande, qu'il pourrait se passer absolument n'importe quoi dans ce restaurant mais que jamais à l'extérieur il n'en serait ainsi, le silence complet sur ce qui se déroulerait en ses murs.
Il faut savoir que de toute ma vie, j'ai été un maître cuck, j'ai une copine depuis deux ans mais elle me tient par les couilles, et avant j'ai toujours voulu sympathiser avec les femmes avant de les convoiter, or là, c'est purement pulsionnel.

Je pense donc que fondamentalement personne n'est mauvais, mais que ce travail nous change vraiment. Maintenant, comment ne pas sombrer ? Cimer aux kheys, ceux qui liront https://image.noelshack.com/minis/2016/48/1480464158-1474824966-1474551493-1474308964-1473610653-picsart-09-11-06-13-46.png
Avatar de POK POK
Va évacuer la pression quelque part khey. Faut pas rester comme ça sinon tu vas nous faire un burn out ou tu vas violer une serveuse. Et ça c'est mal m'voyez https://image.noelshack.com/minis/2017/04/1485439549-mackay.png
Avatar de hichochamko hichochamko
Citation de POK
Va évacuer la pression quelque part khey. Faut pas rester comme ça sinon tu vas nous faire un burn out ou tu vas violer une serveuse. Et ça c'est mal m'voyez https://image.noelshack.com/minis/2017/04/1485439549-mackay.png

Franchement j'ai pas de pression khey, justement, tu te laisses guider vers tout ça, progressivement, et tu sens que ca te convient
Avatar de Black-Knight Black-Knight
Et la meilleure c'est quand même que le travail de nuit en hôtellerie n'est pas majoré.

ET ÇÀ C'EST DANS LA CONVENTION COLLECTIVE, TU SAIS LE TRUC CENSÉ PROTÉGER LES SALARIÉS https://image.noelshack.com/minis/2016/26/1467335935-jesus1.png
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