Comme à l'accoutumance camarades, je vous ai concocté un petit topic de qualité. Ce soir nous parlerons des derniers instants de nos souverains; de Charlemagne à Napoléon III.
Pour se faire je vais m'appuyer sur l'ouvrage évoqué dans le titre : "Les derniers jours des rois" sous la direction de Patrice Gueniffey, aux éditions Pocket ref : 16081. Que je recopierais partiellement pour vous partager les différents récits.
Commençons avec du lourd : Charlemagne
"Mort d'un empereur, naissance d'une légende. Charlemagne, Aix-la-Chapelle, 814 par Georges Minois.
814. "Aux alentours de sa soixantaine et onzième année, la quarante septième de son règne, la quarante troisième depuis la soumission de l'Italie, et la quatorzième depuis son couronnement comme empereur et auguste, le seigneur empereur Charles, qui était à Aix pour l'hiver, quitta cette vie, le 28 janvier."
Telle est, sèche comme un acte de décès, la seule mention de la mort de Charlemagne dans les Annales royales. Cette brève et froide notice rapporte pourtant un événement capital dans l'histoire européenne : la disparition du plus grand souverain de l'époque, légende vivante qui régnait depuis presque un demi-siècle sur plus de la moitié du continent. Sa mort laisse un vide immense dont on ne prendra conscience qu'avec les déboires de ses successeurs dans les années suivantes.
Un septuagénaire usé par un règne d'un demi-siècle.
Les premiers symptômes de vieillissement se manifestent à partir de 810. L'empereur a alors 68 ans, un âge bien avancé pour l'époque. Jusqu'à là, ce colosse de plus d'1m90 avait une santé de fer. Grand sportif, excellent nageur, il "aimait s'entrainer dans l'eau à chaque fois qu'il le pouvait" dit EginhardClerc et proche de Charlemagne, il réside à la cour depuis 792 et sera l'auteur de la Vita Caroli (la Vie de Charlemagne), principale source d'informations concernant la vie privée de l'empereur . Un demi-siècle de guerres, de chasses, et de natation a fait de lui un véritable athlète qui, de surcroit, "était modéré dans le boire et le manger, notamment dans la boisson, car il détestait l'ivresse".
Cependant, l'abus de gibier roti, qu'il consomme excessivement en dépit de l'avis de ses médecins, finit par lui causer de sévères crises de goutte qui limitent ses déplacements. Sa sédentarisation se faisant de plus en plus fréquente, sa dernière grande sortie fut une vérification défensive aux rivages de la mer du Nord en 811.
Lassé par de nombreux deuils, celui de sa femme Liutgarde morte en 800, ses deux fils Pépin et Charles le Jeune morts en 810 et 811. L'empereur commence à faire part de sa lassitude, il "ne veut plus cette vie mener et ne veut plus cette couronne porter".
Malgré un grand affaiblissement au début de l'a 813, il décide malgré tout d'aller, comme chaque année, chasser dans les Ardennes, mais ses crises de goutte de plus en plus virulentes l'oblige à s'aliter, et c'est convalescent qu'il doit retourner à Aix. Restant toute l'année dans son palais d'Aix, il profite des quelques instants de répit, pour s'adonner à la chasse aux alentours de sa demeure.
Quand l'hiver de l'an 813 arriva, l'empereur fut prit d'une forte fièvre, son médecin Thégan, lui déclare une pleurésie. Eginhard relate brièvement ses derniers instants : "Comme il le faisait toujours quand il avait de la température, il réduisit son alimentation. Il continua à jeûner, prenant du liquide comme seule nourriture, et cela à de rares intervalles. Après avoir été allité pendant 7 jours, il reçut la sainte communion, puis il mourut, à 9h du matin, le 28 janvier, dans sa soixante douzième année."
Je m'arrête là pour le moment, j'attends vos avis pour savoir si je continue sur la postérité de Charlemagne, ou si vous préférez que je conte l'agonie d'un autre roi, auquel cas je vous laisse me dire celui qui vous intéresse.
Je tacherai de mettre une partie chaque jour, et si le topic a du succès, il se pourrait que je m'attaque aux derniers jours des reines. 
Post avant "g pa lu" 
Pour se faire je vais m'appuyer sur l'ouvrage évoqué dans le titre : "Les derniers jours des rois" sous la direction de Patrice Gueniffey, aux éditions Pocket ref : 16081. Que je recopierais partiellement pour vous partager les différents récits.

Commençons avec du lourd : Charlemagne
"Mort d'un empereur, naissance d'une légende. Charlemagne, Aix-la-Chapelle, 814 par Georges Minois.
814. "Aux alentours de sa soixantaine et onzième année, la quarante septième de son règne, la quarante troisième depuis la soumission de l'Italie, et la quatorzième depuis son couronnement comme empereur et auguste, le seigneur empereur Charles, qui était à Aix pour l'hiver, quitta cette vie, le 28 janvier."
Telle est, sèche comme un acte de décès, la seule mention de la mort de Charlemagne dans les Annales royales. Cette brève et froide notice rapporte pourtant un événement capital dans l'histoire européenne : la disparition du plus grand souverain de l'époque, légende vivante qui régnait depuis presque un demi-siècle sur plus de la moitié du continent. Sa mort laisse un vide immense dont on ne prendra conscience qu'avec les déboires de ses successeurs dans les années suivantes.
Un septuagénaire usé par un règne d'un demi-siècle.
Les premiers symptômes de vieillissement se manifestent à partir de 810. L'empereur a alors 68 ans, un âge bien avancé pour l'époque. Jusqu'à là, ce colosse de plus d'1m90 avait une santé de fer. Grand sportif, excellent nageur, il "aimait s'entrainer dans l'eau à chaque fois qu'il le pouvait" dit Eginhard
Cependant, l'abus de gibier roti, qu'il consomme excessivement en dépit de l'avis de ses médecins, finit par lui causer de sévères crises de goutte qui limitent ses déplacements. Sa sédentarisation se faisant de plus en plus fréquente, sa dernière grande sortie fut une vérification défensive aux rivages de la mer du Nord en 811.
Lassé par de nombreux deuils, celui de sa femme Liutgarde morte en 800, ses deux fils Pépin et Charles le Jeune morts en 810 et 811. L'empereur commence à faire part de sa lassitude, il "ne veut plus cette vie mener et ne veut plus cette couronne porter".
Malgré un grand affaiblissement au début de l'a 813, il décide malgré tout d'aller, comme chaque année, chasser dans les Ardennes, mais ses crises de goutte de plus en plus virulentes l'oblige à s'aliter, et c'est convalescent qu'il doit retourner à Aix. Restant toute l'année dans son palais d'Aix, il profite des quelques instants de répit, pour s'adonner à la chasse aux alentours de sa demeure.
Quand l'hiver de l'an 813 arriva, l'empereur fut prit d'une forte fièvre, son médecin Thégan, lui déclare une pleurésie. Eginhard relate brièvement ses derniers instants : "Comme il le faisait toujours quand il avait de la température, il réduisit son alimentation. Il continua à jeûner, prenant du liquide comme seule nourriture, et cela à de rares intervalles. Après avoir été allité pendant 7 jours, il reçut la sainte communion, puis il mourut, à 9h du matin, le 28 janvier, dans sa soixante douzième année."
Je m'arrête là pour le moment, j'attends vos avis pour savoir si je continue sur la postérité de Charlemagne, ou si vous préférez que je conte l'agonie d'un autre roi, auquel cas je vous laisse me dire celui qui vous intéresse.









