Malheureusement, les gens évoluent rarement sur des chemins qui restent parallèles. Au mieux, ils s'entrecroisent souvent.
J'ai toujours eu cette facilité à créer du lien social, à m'adapter aux autres. Ni laid ni totalement stupide, les gens m'apprécient. Enfin, ils apprécient que j'ai l'air de les apprécier
Invité souvent, sollicité jusqu'à l'excès, ces liens commençaient à me peser. Désiré mais rarement désirant, j'ai fini par arrêté de voir ces personnes que je distrayais mais qui ne me distrayaient plus, qui ne me correspondaient pas.
Leurs vies sont certes importantes...mais tout de même... je ne pu me résoudre à n'aborder avec eux que les sujets de leurs voitures/argent/enfants/chats... Et quand j'osai soutenir des conversations plus profondes portant sur le sens de la vie, l'histoire, la politique...je ne trouvait en face qu'en moi qu'une pantomime de pensées et d'idées. Du creux sur beaucoup de vide, mais toujours avec l'aplomb de quelqu'un qui pense qu'il pense
Aussi, je me suis mis en tête de rompre les liens que je n'entretenais que de façon formelle, par habitude, puisque ne tenant que par la nostalgie des moments vécus ensemble. Visiblement, nous n'avions plus grand chose de commun.
Une fois le vide effectué, j'entrepris de trouver des compagnons, des égaux parmi les humains.
Une illusion sans doutes.
J'ai donc fréquenté des milieux susceptibles de me mettre en contact avec des personnalités plus intéressantes et à la hauteur de mes meilleures espérances.
Et qu'ais-je trouvé? Des demi-habiles, des intellectuels ratés, des égocentriques, des lâches, des grandes gueules, des prudes, des dévergondés .. tous touchant à leur façon.
Alors je leur accorde mon intérêt et mon écoute, alors ils parlent et parlent encore.
Mais ceux que j'ai préféré rencontrer sont ceux qui se cherchaient encore, ceux qui gardaient, comme moi, les yeux grands ouverts sur le monde, attentifs aux moindres grandeurs dans toutes les choses minuscules.
Or ces oiseaux là sont rares.
Je me retrouve donc parmi vous. Et si un espoir m'étais permis, ça serait de
J'ai toujours eu cette facilité à créer du lien social, à m'adapter aux autres. Ni laid ni totalement stupide, les gens m'apprécient. Enfin, ils apprécient que j'ai l'air de les apprécier

Invité souvent, sollicité jusqu'à l'excès, ces liens commençaient à me peser. Désiré mais rarement désirant, j'ai fini par arrêté de voir ces personnes que je distrayais mais qui ne me distrayaient plus, qui ne me correspondaient pas.
Leurs vies sont certes importantes...mais tout de même... je ne pu me résoudre à n'aborder avec eux que les sujets de leurs voitures/argent/enfants/chats... Et quand j'osai soutenir des conversations plus profondes portant sur le sens de la vie, l'histoire, la politique...je ne trouvait en face qu'en moi qu'une pantomime de pensées et d'idées. Du creux sur beaucoup de vide, mais toujours avec l'aplomb de quelqu'un qui pense qu'il pense
Aussi, je me suis mis en tête de rompre les liens que je n'entretenais que de façon formelle, par habitude, puisque ne tenant que par la nostalgie des moments vécus ensemble. Visiblement, nous n'avions plus grand chose de commun.
Une fois le vide effectué, j'entrepris de trouver des compagnons, des égaux parmi les humains.
Une illusion sans doutes.
J'ai donc fréquenté des milieux susceptibles de me mettre en contact avec des personnalités plus intéressantes et à la hauteur de mes meilleures espérances.
Et qu'ais-je trouvé? Des demi-habiles, des intellectuels ratés, des égocentriques, des lâches, des grandes gueules, des prudes, des dévergondés .. tous touchant à leur façon.
Alors je leur accorde mon intérêt et mon écoute, alors ils parlent et parlent encore.
Mais ceux que j'ai préféré rencontrer sont ceux qui se cherchaient encore, ceux qui gardaient, comme moi, les yeux grands ouverts sur le monde, attentifs aux moindres grandeurs dans toutes les choses minuscules.
Or ces oiseaux là sont rares.
Je me retrouve donc parmi vous. Et si un espoir m'étais permis, ça serait de

