L’occupation de la Péninsule Coréenne par les américains force la CdN à élaborer une stratégie militaire adaptée à sa géographie ainsi qu’à ses capacités économiques et industrielles. Avec une pop de 25M d’habitants et un PIB inférieur au Zimbabwe la CdN s’appuie sur les qualités techniques de ses ingénieurs et conseillers pour empêcher l'invasion ou la destruction de son sol par les Américains obèses dont la lâcheté n’est plus un secret pour personne.
La défense des intérêts Coréens s’articule en trois Axes : 1) Le développement d'une armée conventionnelle pour endiguer une invasion terrestre 2) Le développement d’armes Non-conventionnelles 3) Une stratégie Nucléaire adaptée.Quelle est la stratégie nucléaire nord-coréenne actuelle et comment va t-elle évoluer ?
I) UNE STRATEGIE EN TRANSITION
Avant l’arrivée de Kim Jong Un la presse du monde représentait la menace nord-coréenne comme peu sérieuse et son gouvernement comme incompétent. D’après les experts d'époque la CdN n’aurait jamais l'économie, l'industrie et la technique pour obtenir l’arme atomique. Après les essaies nucléaires de 2013 et celui d’une bombe thermonucléaire en 2016 les analystes américains accuseront une petite sous-évaluation des capacités techniques nord-coréenne. [1]

Des coréens du Sud découvrent les images de l'explosion d'une bombe à hydrogène nord-coréenne
Le programme nucléaire est couteux, le gouvernement s’attend à un grand retour sur investissement dans les années à venir (à la fois politique, diplomatique et économique). Le commerce d’arme avec les pays du tiers monde [2] pourrait devenir un moyen de pression politique et diplomatique. Les négociations autour du nucléaire permettent à la CdN de traiter d’égal à égal avec la première puissance mondiale (2018 avec le président US). La Corée du Nord s’impose donc aux yeux du monde comme petite puissance nucléaire [3].
Internationalisation du conflit
Selon des analystes américains la stratégie nord-coréenne pourrait être de chercher une internationalisation du conflit. La Corée du Nord pourrait jouer le rôle de « catalyseur » par le déclenchement d’un conflit qui forcerait la Chine à intervenir pour restaurer la stabilité dans la région. Cette hypothèse ne fait pas l’unanimité car elle ne prend pas en compte les relations des deux pays qui se sont détériorées depuis l’arrivée de Kim Jong-un. [4]
La position de la Chine reste ambiguë, elle souhaite l’arrêt du programme nucléaire nord-coréen car craint que le japon et la Corée du Sud finissent par s’équiper de leur propre arsenal nucléaire pour se défendre. [5]
Stratégie de dissuasion nucléaire
Dissuasion nucléaire : consiste à prévenir toute menaces en persuadant l’ennemi que les représailles à la suite de son action seront dévastatrices. Cette stratégie dépend de la capacité de l’agressé à survivre à une première frappe atomique de l’agresseur et de sa capacités à répondre par le moyen d’armes nucléaires.
Il est fort probable que la CdN cherche à tirer profit de sa géographie pour augmenter sa résilience. Grâce aux montagnes, aux bunkers et tunnels un arsenal nucléaire mobile pourrait survivre à une frappe et en délivrer une en retour.
La CdN s’est dotée de missile SLBM (Pukguksong-X) pouvant être lancé depuis un sous-marin. L’usage de sous-marins s’inscrit dans un processus de dissuasion par leur mobilité et la difficulté à les détectés (à l’heure actuelle la flotte sous-marine est en développement). Cet usage implique d’assumer les conséquences d’une frappe atomique sur son territoire et d’avoir les capacités d’infliger en retour des pertes incalculables à l’ennemi (ce qui est loin d'être le cas). Même s’il est prouvé que des missiles nord-coréens puissent atteindre les USA rien aujourd'hui ne montre que la quantité de missile ou les technologies employées puisse saturer ou déjouer le bouclier anti-missile américain.


Aperçu de la portée des armes balistiques nord-coréenne
Cette stratégie est difficile à mettre en œuvre, sa complexité repose sur la Survie du commandement, des moyens de télécommunication et de l’arsenal nucléaire. Le gouvernement nord-coréen ne bénéficie pas d’une assez grande crédibilité concernant sa survie en cas de frappe atomique.
Usage offensif directe
Cette stratégie permet de compenser la faiblesse de l’armée conventionnelle par la menace d’usage d’arme de destruction massive. L’armée étant vétuste et mal préparé la menace d’une frappe atomique préventive permet de compenser cette faiblesse. (usage quasi suicidaire mais bien dissuadant)
D’après les différentes déclarations du ministère nord-coréen il s’emblerait qu’en cas conflit la CdN n’hésitera pas à faire usage en premier de l’arme nucléaire quoi qu'il en coûte.
« Nous ferons d’avantage d’effort pour accroître la capacité de dissuasion absolue pour faire face aux menaces militaires sans cesse croissantes des États-Unis, c’est-à-dire les capacités de défense nationale et une puissance de frappe préventive pour contrer rapidement toute action militaire contre nous. » Kim Yo-Jong. [6]
A l’heure actuelle il s’agirait d’une « frappe suicide » puisque dans un échange de frappe atomique la CdN n’aurait aucune chance de survivre et frapper une seconde fois. Tant qu'elle ne peut survivre à une frappe c’est la stratégie la plus facile à mettre en place. Pas besoin de prouver ses capacités de survie, il suffit de montrer à ses ennemis qu'on peut les atteindre en premier et infliger de grandes pertes [7]. Pour obtenir de la crédibilité le gouvernement Coréen cherche à prouver ses capacités balistiques dans des parades ou des essaies, il cherche aussi par la propagande à dérationaliser l’usage de l’arme nucléaire, c’est-à-dire que son usage ne dépendrait pas d’une volonté politique délibéré mais d’un automatisme à la suite d’un évènement provoqué par ses ennemis.
II) STRATEGIE FUTURE
Vers une stratégie hybride
Depuis 2011 l'armement développé est de plus en plus polyvalent. La production de missiles augmente également. La CdN se prépare au conflit de haute intensité et la communication du gouvernement sur ses essais balistiques laisse à penser une recherche de crédibilité.


Nombre d'essais d'armes balistiques depuis l'arrivé de Kim Jong-un au pouvoir.
Possible que dans le futur la CdN adopte une stratégie nucléaire hybride de frappe offensive couplée d’une capacité de riposte en cas de première frappe ennemi (principe de dissuasion). Le but premier serait d’endiguer toute menace (même conventionnelle) par un usage offensif de l’arme nucléaire + possibilité de riposte.
Pour adopter cette stratégie la Corée du nord va devoir prouver ses capacités techniques par des démonstrations de déploiement, de commandement et de résilience nucléaire. Elle doit aussi continuer le développement d’arme conventionnel et non-conventionnelle ainsi qu’être en mesure de traiter des objectifs sur son sol, sur un champ de bataille terrestre ou maritime. Les conséquences d’une telle stratégie seraient une large augmentation des dépenses et une instabilité diplomatique (un accident pourrait entrainer une escalade des tensions ou une perte de contrôle de la situation).
Sources :
[1] : Topic sur les armes balistiques de CdN: https://avenoel.org/topic[...]alistiques-nord-coreennes
[2] : Topic commerce d'arme clandestin: https://avenoel.org/topic[...]ion-la-vente-darme-en-cdn
[3] : Rencontre Trump-Kim : https://www.letemps.ch/mo[...]ongun-avantage-coree-nord
[4] : Relation Chine-Corée du Nord : https://www.cfr.org/backg[...]-north-korea-relationship
[5] : Role de la Chine dans les négociation sur le nucléaire : https://www.usip.org/publ[...]ar-and-peace-negotiations
[6] : Lettre de Kim Yo-Jong : http://www.mfa.gov.kp/en/[...]of-wpk-central-committee/
[7] : Presse : Et si San Francisco était détruite ? https://thebolditalic.com[...]lear-missile-bd92d1f3f299
« Nous continuerons à renforcer nos forces pour contenir les menaces persistantes des États-Unis et nous ne reculerons jamais. » Kim Jong-Un
voilou
I) UNE STRATEGIE EN TRANSITION

Avant l’arrivée de Kim Jong Un la presse du monde représentait la menace nord-coréenne comme peu sérieuse et son gouvernement comme incompétent. D’après les experts d'époque la CdN n’aurait jamais l'économie, l'industrie et la technique pour obtenir l’arme atomique. Après les essaies nucléaires de 2013 et celui d’une bombe thermonucléaire en 2016 les analystes américains accuseront une petite sous-évaluation des capacités techniques nord-coréenne. [1]

Des coréens du Sud découvrent les images de l'explosion d'une bombe à hydrogène nord-coréenne
Le programme nucléaire est couteux, le gouvernement s’attend à un grand retour sur investissement dans les années à venir (à la fois politique, diplomatique et économique). Le commerce d’arme avec les pays du tiers monde [2] pourrait devenir un moyen de pression politique et diplomatique. Les négociations autour du nucléaire permettent à la CdN de traiter d’égal à égal avec la première puissance mondiale (2018 avec le président US). La Corée du Nord s’impose donc aux yeux du monde comme petite puissance nucléaire [3].
Internationalisation du conflit
Selon des analystes américains la stratégie nord-coréenne pourrait être de chercher une internationalisation du conflit. La Corée du Nord pourrait jouer le rôle de « catalyseur » par le déclenchement d’un conflit qui forcerait la Chine à intervenir pour restaurer la stabilité dans la région. Cette hypothèse ne fait pas l’unanimité car elle ne prend pas en compte les relations des deux pays qui se sont détériorées depuis l’arrivée de Kim Jong-un. [4]
La position de la Chine reste ambiguë, elle souhaite l’arrêt du programme nucléaire nord-coréen car craint que le japon et la Corée du Sud finissent par s’équiper de leur propre arsenal nucléaire pour se défendre. [5]
Stratégie de dissuasion nucléaire
Il est fort probable que la CdN cherche à tirer profit de sa géographie pour augmenter sa résilience. Grâce aux montagnes, aux bunkers et tunnels un arsenal nucléaire mobile pourrait survivre à une frappe et en délivrer une en retour.
La CdN s’est dotée de missile SLBM (Pukguksong-X) pouvant être lancé depuis un sous-marin. L’usage de sous-marins s’inscrit dans un processus de dissuasion par leur mobilité et la difficulté à les détectés (à l’heure actuelle la flotte sous-marine est en développement). Cet usage implique d’assumer les conséquences d’une frappe atomique sur son territoire et d’avoir les capacités d’infliger en retour des pertes incalculables à l’ennemi (ce qui est loin d'être le cas). Même s’il est prouvé que des missiles nord-coréens puissent atteindre les USA rien aujourd'hui ne montre que la quantité de missile ou les technologies employées puisse saturer ou déjouer le bouclier anti-missile américain.


Aperçu de la portée des armes balistiques nord-coréenne
Cette stratégie est difficile à mettre en œuvre, sa complexité repose sur la Survie du commandement, des moyens de télécommunication et de l’arsenal nucléaire. Le gouvernement nord-coréen ne bénéficie pas d’une assez grande crédibilité concernant sa survie en cas de frappe atomique.
Usage offensif directe
Cette stratégie permet de compenser la faiblesse de l’armée conventionnelle par la menace d’usage d’arme de destruction massive. L’armée étant vétuste et mal préparé la menace d’une frappe atomique préventive permet de compenser cette faiblesse. (usage quasi suicidaire mais bien dissuadant)
D’après les différentes déclarations du ministère nord-coréen il s’emblerait qu’en cas conflit la CdN n’hésitera pas à faire usage en premier de l’arme nucléaire quoi qu'il en coûte.
A l’heure actuelle il s’agirait d’une « frappe suicide » puisque dans un échange de frappe atomique la CdN n’aurait aucune chance de survivre et frapper une seconde fois. Tant qu'elle ne peut survivre à une frappe c’est la stratégie la plus facile à mettre en place. Pas besoin de prouver ses capacités de survie, il suffit de montrer à ses ennemis qu'on peut les atteindre en premier et infliger de grandes pertes [7]. Pour obtenir de la crédibilité le gouvernement Coréen cherche à prouver ses capacités balistiques dans des parades ou des essaies, il cherche aussi par la propagande à dérationaliser l’usage de l’arme nucléaire, c’est-à-dire que son usage ne dépendrait pas d’une volonté politique délibéré mais d’un automatisme à la suite d’un évènement provoqué par ses ennemis.
II) STRATEGIE FUTURE

Vers une stratégie hybride
Depuis 2011 l'armement développé est de plus en plus polyvalent. La production de missiles augmente également. La CdN se prépare au conflit de haute intensité et la communication du gouvernement sur ses essais balistiques laisse à penser une recherche de crédibilité.


Nombre d'essais d'armes balistiques depuis l'arrivé de Kim Jong-un au pouvoir.
Possible que dans le futur la CdN adopte une stratégie nucléaire hybride de frappe offensive couplée d’une capacité de riposte en cas de première frappe ennemi (principe de dissuasion). Le but premier serait d’endiguer toute menace (même conventionnelle) par un usage offensif de l’arme nucléaire + possibilité de riposte.
Pour adopter cette stratégie la Corée du nord va devoir prouver ses capacités techniques par des démonstrations de déploiement, de commandement et de résilience nucléaire. Elle doit aussi continuer le développement d’arme conventionnel et non-conventionnelle ainsi qu’être en mesure de traiter des objectifs sur son sol, sur un champ de bataille terrestre ou maritime. Les conséquences d’une telle stratégie seraient une large augmentation des dépenses et une instabilité diplomatique (un accident pourrait entrainer une escalade des tensions ou une perte de contrôle de la situation).
Sources :
[2] : Topic commerce d'arme clandestin: https://avenoel.org/topic[...]ion-la-vente-darme-en-cdn
[3] : Rencontre Trump-Kim : https://www.letemps.ch/mo[...]ongun-avantage-coree-nord
[4] : Relation Chine-Corée du Nord : https://www.cfr.org/backg[...]-north-korea-relationship
[5] : Role de la Chine dans les négociation sur le nucléaire : https://www.usip.org/publ[...]ar-and-peace-negotiations
[6] : Lettre de Kim Yo-Jong : http://www.mfa.gov.kp/en/[...]of-wpk-central-committee/
[7] : Presse : Et si San Francisco était détruite ? https://thebolditalic.com[...]lear-missile-bd92d1f3f299
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