« Dans la cité, il y avait les “grands frères” maliens pour les Maliens, les “grands frères” marocains pour les Marocains, etc. Au lieu de nous rassembler, la soi-disant “politique de la Ville” de la France nous a peu à peu séparés par origine, nous éloignant de notre patrie commune. Autour de moi, on parlait de la Palestine, d’Israël, des guerres au Proche-Orient, jamais de la France. » Et puis vint l’islam, de plus en plus conquérant. « On l’a laissé faire, accuse-t-il. Petit à petit, les salles de prière se sont multipliées, les femmes voilées, je ne comprenais pas ces gens qui ne mangeaient plus, qui refusaient de me serrer la main parce que j’étais chrétien… »

