C'était un doux hiver de décembre, nous nous baladions sur le Marché de Noël du village, sous les vapeurs du vin chaud. Nous avancions à petit pas, au rythme de la foule, accompagné du chant des artisans qui résonnait dans leur grands chalet blanc. Des vendeurs de tissus, des artisans du bois, des spécialistes de la gourmandise, ils étaient nombreux . Nous avancions donc dans ces ruelles blanches illuminés par de vives couleurs, jusqu'à ce qu'un stand assez particulier attira mon attention …
Ce stand était tenu par une jeune femme au visage plutôt simple, avec des traits asiatiques tout étant assez peu typée. Était-elle une métisse comme Oren-Ishi ou bien aviez-vous trop bu ?
En tout cas, son stand senté bon, elle vendait des brochettes de viandes au fromage, un peu comme ce que vous adorez prendre quand vous allez aux Sushi.
“Je vous en prends 2 paires !”
“Donc vous en voulez 4 ?”
La femme avait l’esprit vif, bien.
J'opine de la tête, lui donnant la monnaie et prenant une serviette en papier.
“Passez de bonnes fêtes, et prier l’atome!”
“Prions l’atome !”
Vous étiez alors en train de repartir quand soudain, vous vous rappeliez d’où cette femme semblait sortir.
Elle avait la même banalité, mais la même force d’âme que la petite fille que vous aviez connue durant votre enfance et qui avait capturer votre âme à l’époque.
Vous vous retourna alors, et vous dirigeant vers le stand, vous vous apprêtiez à lui dire que vous vous souvenez d’elle.
Mais malheureusement pour vous, le froid avait fait son oeuvre sur le parvis de la place de la ville, et votre torseur d’action au sol passa de liaison ponctuelle à celui de liaison glissière entre votre dos et le sol.
En vous revenant à vos esprits, la jeune femme était au dessus de votre épaule.
“ça va, rien de casser ?”
Non, dites vous alors.
Elle avait quitté son stand par soucis pour vous, cela vous confortez dans le votre esprit qu’elle était bien celle que vous pensiez.
“Pourriez-vous m’emmener au chaud ? J’ai besoin de me reposer”
Après lui avoir demandé ça, vous étiez non loin de là assis sur le bord d’une fontaine gelée.
“Désolé de vous avoir fait quitter votre stand. Vous allez manquer des clients”
“Non, pas de soucis, je devais faire une pause de toute façon. Dites-moi, est-ce que l’on ne sait pas déjà vu quelque part ?”
“J’en suis convaincu, mais je crois que si je devais m’en souvenir il y a peu, le choc me fait à présent douter, j’espère que vous êtes bien Sen ?”
La femme ria !
“Il y a longtemps que je n’ai pas entendu ce nom !
Oui, je me suis fait appelé comme ça il y a longtemps dans ma jeunesse.
Et vous, je crois que vous êtes le petit [pseudo] ?”
Vos yeux alors s’illuminèrent et devinrent un peu humide.
La nostalgie vous pris dans son tourbillon, et vous lui racontai alors comment votre rencontre initial avait changé votre vie, motiver vos actes, comment vous aviez ensuite nié une partie de vous pour vous mouler dans la société.
Mais aussi comment des fois, l’enfant qui étiez en vous venait vous demander à nouveau de rêver, à travers les héros et les héroïnes du passé.
Combien de fois vous avez rêvé d’être un héros tout simple, combattant les méchants hommes imbus de leur pouvoir, combien de fois avez vous rêvé de rejoindre une rébellion d’hommes convaincus que leur cause était juste, qu’elle rendait grâce à l’Humanité ?
Mais combien de fois votre sensibilité avait été écrasé par la force des orgueilleux. Il leur est facile de tuer, de crier, de frapper, d’imposer leur manque de nuance, leur manque d’essence artistique.
De dire de vous, que vous n’êtes qu’un idéaliste et doux rêveur, un gauchiste bobo.
“Ne pleurez pas, jeune homme. Comme chaque être vivant, vous vous êtes perdus, vous avez retrouvé un bout de chemin et puis égaré de nouveau.
C’est là le destin commun de tous, de s’égarer du chemin de la vie.
J’ai aussi oublié qui j’étais et Sen est devenue le nom de ma vie d’esclave des bains.
Mais grâce à ma volonté, à l’amour que je portais à mes parents, et à l’amour que l’on m’a porté, j’ai pu retrouver mon nom, et retrouver un chemin de vie.
Vous n’êtes pas perdu !”
Suite à ces mots, je repartis dans ma vie, à nouveau rassuré par le fait que nos vies sont des sinusoïdes, des montagnes russes faites de hauts et de bas.
Qu’en nous, l’enfant rêveur sommeil, que l’adulte serein le guide et que quelque part, des êtres comme Elle ont donné la première lueur du rêve d’avenir.
Elle, Chihiro, ma mère.
Ce stand était tenu par une jeune femme au visage plutôt simple, avec des traits asiatiques tout étant assez peu typée. Était-elle une métisse comme Oren-Ishi ou bien aviez-vous trop bu ?
En tout cas, son stand senté bon, elle vendait des brochettes de viandes au fromage, un peu comme ce que vous adorez prendre quand vous allez aux Sushi.
“Je vous en prends 2 paires !”
“Donc vous en voulez 4 ?”
La femme avait l’esprit vif, bien.
J'opine de la tête, lui donnant la monnaie et prenant une serviette en papier.
“Passez de bonnes fêtes, et prier l’atome!”
“Prions l’atome !”
Vous étiez alors en train de repartir quand soudain, vous vous rappeliez d’où cette femme semblait sortir.
Elle avait la même banalité, mais la même force d’âme que la petite fille que vous aviez connue durant votre enfance et qui avait capturer votre âme à l’époque.
Vous vous retourna alors, et vous dirigeant vers le stand, vous vous apprêtiez à lui dire que vous vous souvenez d’elle.
Mais malheureusement pour vous, le froid avait fait son oeuvre sur le parvis de la place de la ville, et votre torseur d’action au sol passa de liaison ponctuelle à celui de liaison glissière entre votre dos et le sol.
En vous revenant à vos esprits, la jeune femme était au dessus de votre épaule.
“ça va, rien de casser ?”
Non, dites vous alors.
Elle avait quitté son stand par soucis pour vous, cela vous confortez dans le votre esprit qu’elle était bien celle que vous pensiez.
“Pourriez-vous m’emmener au chaud ? J’ai besoin de me reposer”
Après lui avoir demandé ça, vous étiez non loin de là assis sur le bord d’une fontaine gelée.
“Désolé de vous avoir fait quitter votre stand. Vous allez manquer des clients”
“Non, pas de soucis, je devais faire une pause de toute façon. Dites-moi, est-ce que l’on ne sait pas déjà vu quelque part ?”
“J’en suis convaincu, mais je crois que si je devais m’en souvenir il y a peu, le choc me fait à présent douter, j’espère que vous êtes bien Sen ?”
La femme ria !
“Il y a longtemps que je n’ai pas entendu ce nom !
Oui, je me suis fait appelé comme ça il y a longtemps dans ma jeunesse.
Et vous, je crois que vous êtes le petit [pseudo] ?”
Vos yeux alors s’illuminèrent et devinrent un peu humide.
La nostalgie vous pris dans son tourbillon, et vous lui racontai alors comment votre rencontre initial avait changé votre vie, motiver vos actes, comment vous aviez ensuite nié une partie de vous pour vous mouler dans la société.
Mais aussi comment des fois, l’enfant qui étiez en vous venait vous demander à nouveau de rêver, à travers les héros et les héroïnes du passé.
Combien de fois vous avez rêvé d’être un héros tout simple, combattant les méchants hommes imbus de leur pouvoir, combien de fois avez vous rêvé de rejoindre une rébellion d’hommes convaincus que leur cause était juste, qu’elle rendait grâce à l’Humanité ?
Mais combien de fois votre sensibilité avait été écrasé par la force des orgueilleux. Il leur est facile de tuer, de crier, de frapper, d’imposer leur manque de nuance, leur manque d’essence artistique.
De dire de vous, que vous n’êtes qu’un idéaliste et doux rêveur, un gauchiste bobo.
“Ne pleurez pas, jeune homme. Comme chaque être vivant, vous vous êtes perdus, vous avez retrouvé un bout de chemin et puis égaré de nouveau.
C’est là le destin commun de tous, de s’égarer du chemin de la vie.
J’ai aussi oublié qui j’étais et Sen est devenue le nom de ma vie d’esclave des bains.
Mais grâce à ma volonté, à l’amour que je portais à mes parents, et à l’amour que l’on m’a porté, j’ai pu retrouver mon nom, et retrouver un chemin de vie.
Vous n’êtes pas perdu !”
Suite à ces mots, je repartis dans ma vie, à nouveau rassuré par le fait que nos vies sont des sinusoïdes, des montagnes russes faites de hauts et de bas.
Qu’en nous, l’enfant rêveur sommeil, que l’adulte serein le guide et que quelque part, des êtres comme Elle ont donné la première lueur du rêve d’avenir.
Elle, Chihiro, ma mère.