Bah oui, Jesus chez les musulmans est un prophète, chez les chretiens c'est une divinité, mais jésus n'est pas dieu.
Dieu ou Allah est l'entité fondamental, les uns y associent deux autres figurent divines, les autres n'y associent rien.
mais dans les deux cas, dieu est unique, c'est la même entité dont il est question, puisque chez les musulman, dieu a apporté une nouvelle religion car la chrétienté a été "gâchée" par l'association.
Du coup c'est le même dieu qui s'est adressé à deux peuples differents
Auto-édit :
Au départ, le nom d’Allah (al-ilâh) débordait largement le domaine de l’islam pour toucher la plupart des communautés religieuses, juives, mais surtout chrétiennes du Proche et du Moyen-Orient. C’est donc tout naturellement que lorsque les premiers chrétiens ont traduit la Bible en arabe, ils ont employé le nom d’Allah, qui équivaut tout simplement à « Dieu », avec un D majuscule, mais aussi à « Seigneur », ou à « Seigneur-Dieu ». Dans le Coran, le mot Allah signifie à la fois « Dieu », au sens courant du terme, « le Dieu Unique » et « le Dieu de l’islam ». Ce mot existait avant l’arrivée de l’islam. D’aucuns disent qu’il est d’origine araméenne, d’autres prétendent qu’il vient de la région du Hedjaz, de sorte que Tabari (IXe siècle), l’un des plus grands historiens de l’islam, le situe parmi les 360 divinités tutélaires qui faisaient le panthéon de La Mecque. L’histoire retiendra que lors de son entrée à la Kaaba, le Prophète Mahomet aurait demandé de détruire toutes les idoles qui l’encombraient.
Mais Allah était déjà le Dieu de l’islam, et ne pouvait subir le même outrage. Car, le privilège d’Al-Ilâh par rapport aux autres divinités de l’Arabie ancienne, c’est le fait d’avoir été ennobli par le Coran. En donnant Al-Ilâh une primauté sur les autres dieux, celui-ci est devenu Allah, soit le Dieu unificateur des musulmans et non plus le dieu ethnique des Arabes.
Voici la définition qu’en donne le Coran : « Il est Allah, il n’est d’autre Dieu que Lui. Il est le maître du mystère, et du témoignage. Il est le clément, il est le miséricordieux. Il est Allah. Il n’est d’autre Dieu que Lui. Il est le roi, le très-saint, le dispensateur de salut, l’être de croyance, le magnanime, le puissant, l’irrésistible… » (Coran, LIX, 22-23). Cet ascendant sur les autres dieux de la Péninsule a consacré Allah en tant que Dieu unique et sans partage, mais cela n’empêche pas les chrétiens d’Orient de continuer à utiliser le nom Allah, en référence à la racine ancienne, sans être pour autant des fidèles musulmans.
La racine al-ilâh est la même pour toutes les acceptions de la divinité en langue arabe : le Dieu unique, le dieu de tous les jours, le dieu tout simplement. Ce qui signifie que le concept désigne tout à la fois le dieu local, le dieu national et, par touches progressives, Allah. Il faut dire que la vocation première de l’islam a été de faire passer la péninsule Arabique, puis tout l’univers païen, du polythéisme au monothéisme. On assiste ainsi à une cristallisation très forte au bénéfice de Allah, devenu principalement le Dieu de l’islam, même si d’autres communautés arabes, pas forcément musulmanes, l’ont uniformément utilisé pour désigner leur principe divin.
Aujourd’hui, face à la crise des identités qui sévit autant en Orient qu’en Occident, les auteurs et les religieux de l’Église d’Orient se rétractent doucement, en abandonnant l’usage – qui était universel – de ce nom d’Allah, identifié de plus en plus avec une religion, l’islam, à leurs yeux trop agressive.
Dieu ou Allah est l'entité fondamental, les uns y associent deux autres figurent divines, les autres n'y associent rien.
mais dans les deux cas, dieu est unique, c'est la même entité dont il est question, puisque chez les musulman, dieu a apporté une nouvelle religion car la chrétienté a été "gâchée" par l'association.
Du coup c'est le même dieu qui s'est adressé à deux peuples differents
Auto-édit :
Au départ, le nom d’Allah (al-ilâh) débordait largement le domaine de l’islam pour toucher la plupart des communautés religieuses, juives, mais surtout chrétiennes du Proche et du Moyen-Orient. C’est donc tout naturellement que lorsque les premiers chrétiens ont traduit la Bible en arabe, ils ont employé le nom d’Allah, qui équivaut tout simplement à « Dieu », avec un D majuscule, mais aussi à « Seigneur », ou à « Seigneur-Dieu ». Dans le Coran, le mot Allah signifie à la fois « Dieu », au sens courant du terme, « le Dieu Unique » et « le Dieu de l’islam ». Ce mot existait avant l’arrivée de l’islam. D’aucuns disent qu’il est d’origine araméenne, d’autres prétendent qu’il vient de la région du Hedjaz, de sorte que Tabari (IXe siècle), l’un des plus grands historiens de l’islam, le situe parmi les 360 divinités tutélaires qui faisaient le panthéon de La Mecque. L’histoire retiendra que lors de son entrée à la Kaaba, le Prophète Mahomet aurait demandé de détruire toutes les idoles qui l’encombraient.
Mais Allah était déjà le Dieu de l’islam, et ne pouvait subir le même outrage. Car, le privilège d’Al-Ilâh par rapport aux autres divinités de l’Arabie ancienne, c’est le fait d’avoir été ennobli par le Coran. En donnant Al-Ilâh une primauté sur les autres dieux, celui-ci est devenu Allah, soit le Dieu unificateur des musulmans et non plus le dieu ethnique des Arabes.
Voici la définition qu’en donne le Coran : « Il est Allah, il n’est d’autre Dieu que Lui. Il est le maître du mystère, et du témoignage. Il est le clément, il est le miséricordieux. Il est Allah. Il n’est d’autre Dieu que Lui. Il est le roi, le très-saint, le dispensateur de salut, l’être de croyance, le magnanime, le puissant, l’irrésistible… » (Coran, LIX, 22-23). Cet ascendant sur les autres dieux de la Péninsule a consacré Allah en tant que Dieu unique et sans partage, mais cela n’empêche pas les chrétiens d’Orient de continuer à utiliser le nom Allah, en référence à la racine ancienne, sans être pour autant des fidèles musulmans.
La racine al-ilâh est la même pour toutes les acceptions de la divinité en langue arabe : le Dieu unique, le dieu de tous les jours, le dieu tout simplement. Ce qui signifie que le concept désigne tout à la fois le dieu local, le dieu national et, par touches progressives, Allah. Il faut dire que la vocation première de l’islam a été de faire passer la péninsule Arabique, puis tout l’univers païen, du polythéisme au monothéisme. On assiste ainsi à une cristallisation très forte au bénéfice de Allah, devenu principalement le Dieu de l’islam, même si d’autres communautés arabes, pas forcément musulmanes, l’ont uniformément utilisé pour désigner leur principe divin.
Aujourd’hui, face à la crise des identités qui sévit autant en Orient qu’en Occident, les auteurs et les religieux de l’Église d’Orient se rétractent doucement, en abandonnant l’usage – qui était universel – de ce nom d’Allah, identifié de plus en plus avec une religion, l’islam, à leurs yeux trop agressive.