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Elles étaient les ergastines des cortèges anti-CPE, les habituées des boules Quies, les buveuses d’eaux compulsives aux examens.
Elles sont étudiantes en histoire, sociologie, droit, économie ou sciences de gestions. Toutes leurs études sont motivées par la volonté de servir les puissants un jour.
Après leurs licences en sciences molles, elles se dirigent vers des Master en journalisme où en sciences de gestion. Elles rêvent d’Amérique, de start-up et d’écrire pour Rue89.
Tout ce qui est doxa, discours dominant les attirent. Elles ont conscience d’exister dans cette médiocrité qui les accepte.
Elles peuvent également être appréciées pour leurs physiques et leurs fautes d’orthographes plutôt rare après des années à réviser leurs fiches de grammaires. C’est ainsi que Melissa la dyslexique finit chef de projet et Mélanie qui bégaie devient speakerine.
Ce sont des robinets d’eau chaude de bien pensance, tout ce qui est dissident les rebutent et les choquent.
Il est impossible de créer une accroche d’atome intellectuelle avec ces demies-cerveaux. Elles ne peuvent tenir une conversation sur les humanités sans leurs fiches.
Ces filles souffrent lorsque le niveau d’un débat s’élève. Lors de discussion érudites, elles viendront parfois ramener leurs fraises pour dire qu’elles ont étudié la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide en cours. Leur apport à la discussion est donc de haut niveau !
Face à leurs manque de cultures, elles vont serrer le poing, redoubler d’efforts, relire continuellement leur fiche, jusqu’à réciter des simagrées de banalités, pour ensuite, se confier en sanglot à Hugo du cours d’Anglais. La confidence est une thérapie pour ces jeunes filles. Elle leur permet d’avoir la conscience de souffrance.
Ces putes-à-fiches ont souvent une garde rapprochées de demis-femmes. Hugo en est un exemple. Il est dans la zone d’amitié depuis qu'il connait Mélanie. Il suit continuellement cette pute-à-fiche à la BU dans l’espoir un jour d’obtenir un baiser. Mais Mélanie sort avec Enzo le desco. Pour Hugo, la pute-à-fiche est tellement amoureuse qu’elle n’a pas conscience d’être manipulé par Enzo.
" Mélanie qui n’a pas conscience d’être manipulé, si pour l’aider je dois la rendre amoureuse pour l’aider à avoir la conscience d’être manipulé, est ce que je lui fait du bien ou du mal ? "
Hugo veut sans doute l’aider à prendre conscience qu’elle devrait être malheureuse, c’est-à-dire qu’il voudrait faire son bonheur. Pendant qu’Hugo se questionne, Enzo, lui, fourre la belle quotidiennement.
Enzo lui procure ce qu’Hugo le cultivé rêveur ne peut pas : les émotions. La pute-à-fiche est obsédé par les émotions. Ce qu’elle nomme émotion est en réalité la culture de l’instant. L’épopée napoléonienne, la lecture des vers de L’Illiade ou la portée de la mort de Socrate l’ennuie profondément. Ce qu’elle veut c’est de l’émotion brute, celle que l’on retrouve dans la littérature de supermarché. Après un week end entier à la BU, Mélanie devore Musso, Galvada et Nothomb.
Elle peut aussi dévorer par moment Tahar Ben Jelloun, conseillé par Samia, son amie maghrébine, elle aussi pute-à-fiches. Mélanie se permet par moment de l'appeler "ma petite arabe". C'est l'émotion, c'est l'émotion.
Les émotions d’Enzo là font passer du rire aux larmes, c’est le supplément d’âme de ces études qui l’épuise. Il peut arriver qu’elle craque mais Hugo est toujours là en réserve.
Mélanie est à bout. Elle se voit bien parfois se confier sur TF1 dans Confession intime devant la webcam installée au fond des chiottes du F2 de son homme chômeur.
Mais la pute-à-fiche qui ne connait rien du marxisme, à ce qu'elle appel une conscience de classe étudiante. Elle est étudiante, elle en est fier (elle le dira 10 ans plus tard sur les colonnes de Rue89).
Contrairement à Vanessa cap de Confession intime qui est sans diplômes. Pour Mélanie, il s'agit d'un écart infini et pourtant tous rapprochent ces deux filles.
A la différence qu'à 30 ans, Vanessa n'a pas les moyens de ses ambitions. Mélanie, elle, peut se venger sur le stagiaire et le cis employé en exposant ses diplômes, après avoir serrer le poing et bien tenu ses fiches durant sa vie estudiantine où elle était complexé par ces étudiants si paresseux.
Elles étaient les ergastines des cortèges anti-CPE, les habituées des boules Quies, les buveuses d’eaux compulsives aux examens.
Elles sont étudiantes en histoire, sociologie, droit, économie ou sciences de gestions. Toutes leurs études sont motivées par la volonté de servir les puissants un jour.
Après leurs licences en sciences molles, elles se dirigent vers des Master en journalisme où en sciences de gestion. Elles rêvent d’Amérique, de start-up et d’écrire pour Rue89.
Tout ce qui est doxa, discours dominant les attirent. Elles ont conscience d’exister dans cette médiocrité qui les accepte.
Elles peuvent également être appréciées pour leurs physiques et leurs fautes d’orthographes plutôt rare après des années à réviser leurs fiches de grammaires. C’est ainsi que Melissa la dyslexique finit chef de projet et Mélanie qui bégaie devient speakerine.
Ce sont des robinets d’eau chaude de bien pensance, tout ce qui est dissident les rebutent et les choquent.
Il est impossible de créer une accroche d’atome intellectuelle avec ces demies-cerveaux. Elles ne peuvent tenir une conversation sur les humanités sans leurs fiches.
Ces filles souffrent lorsque le niveau d’un débat s’élève. Lors de discussion érudites, elles viendront parfois ramener leurs fraises pour dire qu’elles ont étudié la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide en cours. Leur apport à la discussion est donc de haut niveau !
Face à leurs manque de cultures, elles vont serrer le poing, redoubler d’efforts, relire continuellement leur fiche, jusqu’à réciter des simagrées de banalités, pour ensuite, se confier en sanglot à Hugo du cours d’Anglais. La confidence est une thérapie pour ces jeunes filles. Elle leur permet d’avoir la conscience de souffrance.
Ces putes-à-fiches ont souvent une garde rapprochées de demis-femmes. Hugo en est un exemple. Il est dans la zone d’amitié depuis qu'il connait Mélanie. Il suit continuellement cette pute-à-fiche à la BU dans l’espoir un jour d’obtenir un baiser. Mais Mélanie sort avec Enzo le desco. Pour Hugo, la pute-à-fiche est tellement amoureuse qu’elle n’a pas conscience d’être manipulé par Enzo.
" Mélanie qui n’a pas conscience d’être manipulé, si pour l’aider je dois la rendre amoureuse pour l’aider à avoir la conscience d’être manipulé, est ce que je lui fait du bien ou du mal ? "
Hugo veut sans doute l’aider à prendre conscience qu’elle devrait être malheureuse, c’est-à-dire qu’il voudrait faire son bonheur. Pendant qu’Hugo se questionne, Enzo, lui, fourre la belle quotidiennement.
Enzo lui procure ce qu’Hugo le cultivé rêveur ne peut pas : les émotions. La pute-à-fiche est obsédé par les émotions. Ce qu’elle nomme émotion est en réalité la culture de l’instant. L’épopée napoléonienne, la lecture des vers de L’Illiade ou la portée de la mort de Socrate l’ennuie profondément. Ce qu’elle veut c’est de l’émotion brute, celle que l’on retrouve dans la littérature de supermarché. Après un week end entier à la BU, Mélanie devore Musso, Galvada et Nothomb.
Elle peut aussi dévorer par moment Tahar Ben Jelloun, conseillé par Samia, son amie maghrébine, elle aussi pute-à-fiches. Mélanie se permet par moment de l'appeler "ma petite arabe". C'est l'émotion, c'est l'émotion.
Les émotions d’Enzo là font passer du rire aux larmes, c’est le supplément d’âme de ces études qui l’épuise. Il peut arriver qu’elle craque mais Hugo est toujours là en réserve.
Mélanie est à bout. Elle se voit bien parfois se confier sur TF1 dans Confession intime devant la webcam installée au fond des chiottes du F2 de son homme chômeur.
Mais la pute-à-fiche qui ne connait rien du marxisme, à ce qu'elle appel une conscience de classe étudiante. Elle est étudiante, elle en est fier (elle le dira 10 ans plus tard sur les colonnes de Rue89).
Contrairement à Vanessa cap de Confession intime qui est sans diplômes. Pour Mélanie, il s'agit d'un écart infini et pourtant tous rapprochent ces deux filles.
A la différence qu'à 30 ans, Vanessa n'a pas les moyens de ses ambitions. Mélanie, elle, peut se venger sur le stagiaire et le cis employé en exposant ses diplômes, après avoir serrer le poing et bien tenu ses fiches durant sa vie estudiantine où elle était complexé par ces étudiants si paresseux.