>>Mystere
Pour l'instant, je suis absolument d'accord avec tout ce que tu dis, très sincèrement tout ce que tu as dit au dessus j'y adhère à 100%. Certains LGBT se trompent de combat en disant que le genre n'est au fond qu'une invention sociale. Le genre est essentiel, rien que dans la construction identitaire de l'individu. En revanche que l'on dise que telle chose soit caractéristique de tel genre, ça oui, c'est dans certains cas une construction sociale : associer le rose aux filles par exemple, ça n'a pas toujours été la couleur féminine, à une époque le rose été réservé aux garçons nobles par exemple. Le véritable combat des LGBT, ce n'est pas de dire que le genre est artificiel, ni que nous sommes tous parfaitement égaux, ni que le genre n'a absolument aucun lien avec le sexe. Non, le véritable combat des LGBT c'est de dire que le genre et le sexe biologique ne sont pas toujours en phase, et que certaines personnes s'identifie à un genre qui ne correspond pas à leur sexe. Le combat des LGBT c'est de dire que ce n'est pas grave, et qu'on ne peut pas forcer ces gens là à s'identifier à leur sexe biologique, mais que ces gens méritent le respect comme n'importe quel être humain si ils décident de vivre selon le genre auquel ils s'identifient initialement. En fait le combat des LGBT c'est déjà de dire qu'il n'y a pas que deux genres, et que le sexe ne définit pas toujours le genre de l'individu, à l'image des intersexes, qui ont un sexe génétique différent de leur sexe phénotypique, autrement dit par exemple les gens qui ont un vagin mais un caryotype XY.
C'est là que nos avis divergent. Il y'a eu des études sur le sujet, et en vérité on ne peut pas forcer les gens à rentrer dans un moule qui ne leur correspond pas, sous prétexte que c'est comme ça qu'ils devraient être, tout simplement parce que ça va à l'encontre de l'intérêt du patient. Ce sujet est extrêmement délicat, et il faut réellement le prendre d'un point de vue purement objectif, chez un patient, ce qui compte c'est que son état de santé s'améliore. Ce n'est pas qu'il rentre dans un moule. Je ressors constamment cet exemple de la tension : quand ton médecin te prend la tension, il est capable de te dire si elle est trop haute ou trop basse ou normale. En vérité le médecin se base sur des valeurs de références, qui elles, sont purement théoriques, et résultent d'un consensus médical, c'est à dire qu'on a pris un intervalle de valeurs dans lequel rentre le plus de gens en bonne santé et le moins de gens en mauvaise santé. Résultat : 95% des gens en bonne santé ont une valeur de la tension qui est normale, et qui appartient à cet intervalle. Ça nous pose deux problèmes : les 5% de gens qui sont en dehors sont pour la moitié au dessus et la moitié en dessous de ces valeurs. Quand un médecin va leur prendre la tension il va leur dire que leur valeur est anormale. De même, certains malades, ont une tension qui appartient à l'intervalle théorique, mais qui ne correspond pas à la tension qu'ils ont lorsqu'ils sont en bonne santé.
Dans ce cas le but du médecin n'est pas toujours de ramener le patient dans la valeur normale, le but du médecin est avant tout d'améliorer l'état de santé du patient, donc il ne peut pas se baser que sur ces normes théoriques, il doit se baser sur le patient, et donc voir les autres symptômes. Le médecin qui va donner des médicaments à un patient uniquement parce que sa tension est trop basse par rapport à la norme, est un mauvais médecin, qui risque d'aggraver l'état de santé de son patient en essayant de le faire rentrer dans cette "normalité". Quand on fait de la médecine il ne faut jamais oublier que ce qui est dans la norme n'est pas forcément signe d'une bonne santé, et ce qui est hors norme n'est pas forcément pathologique. Donc ce qui compte c'est d'améliorer l'état du patient et ça ne passe pas toujours par le remettre dans la norme. Il faut parfois que le patient reste hors norme pour être en bonne santé, parce qu'il est physiologiquement comme ça dans le cadre de la tension.
Pour en revenir à nos trans, on ne connait pas aujourd'hui, de moyens, que ce soit par la psychanalyse ou par la psychiatrie et l'administration de psychotrope, pour qu'une personne transgenre devienne cisgenre et s'identifie selon son sexe biologique. En revanche, on a remarqué que c'est que lorsque le patient à les moyens de vivre selon le genre auquel il s'identifie, on a globalement une amélioration, surtout chez les patients qui se sont identifiés à un genre opposé à leur sexe dès leur plus jeune âge. Ça n'est pas le cas pour tous, tout le monde est différent. Mais c'est globalement le cas pour beaucoup d'entre eux.
Quand tu dis que les LGBT acclament les personnes atteintes et oublient les problèmes qui y sont liés, encore une foi, je ne peux m'empêcher de te contredire. Les LGBT sont parfaitement conscient des difficultés dont ils font face quotidiennement. Ce qu'il faut comprendre et ça en fait ça vaut pour tous les LGBT, trans ou cis, c'est que notre éducation nous apprend à être quelqu'un d'autre. Je vais pas m'élever contre cette éducation cis-hétéro-normative toxique blablabla... Non, je comprends cette éducation qu'on reçoit parce qu'aucun parent ne va se dire que son enfant puisse être si différent, et même aucun parent ne souhaitera que son enfant soit aussi différent. Mais on ne peut pas agir là-dessus, et quand on est LGBT, il faut faire un véritable cheminement intérieur, pour démêler le vrai du faut sur nous même, pour savoir qui l'on est réellement. C'est extrêmement difficile parce que ça implique qu'on doit remettre en cause une grande partie de notre éducation, et on en a pas vraiment le choix, on ne choisit pas d'être comme ça. Quand on en arrive à finalement comprendre qui l'on est vraiment, quand on se dit "mais oui, mais c'est bon j'ai compris, je suis comme ça, et pas autrement", c'est une véritable libération. D'autant plus que les LGBT sont souvent discriminés, personne n'a envie d'être LGBT ce qui rend ce parcours d'autant plus difficile, entre les moqueries et les insultes que l'on subit ou dont on est le témoin à l'école par exemple. Quand un LGBT fait son coming out, il est sur de lui, et la première chose dont il a besoin c'est de se sentir accepté et d'avoir du soutien, d'ou ces acclamations.
En résumé, quand on est LGBT on grandit sans modèle, parce qu'on ne correspond pas à l'éducation que l'on reçoit ni aux personnes qui nous entourent, on a pas d'exemple familial, on a pas de conduite à suivre, ou de conseils. On se retrouve parfois dans des situations ou on se rend compte que nos proches, sans nous connaitre réellement, détestent les gens comme nous. On ne parle pas de communauté LGBT pour rien, c'est presque une deuxième famille pour certains qui perdent tout quand ils s'assument. Alors non, ces gens là, on ne va pas les engueuler, on ne va pas leur dire de se conformer à leur sexe biologique, on va les féliciter d'avoir eu le courage d'être eux-mêmes, on va les féliciter d'avoir su être honnête envers eux-mêmes et envers leur proches. On va surtout leur apporter ce dont ils ont le plus besoin à ce moment là : du soutien.
Je suis d'accord sur le dernier point. Trop souvent certains LGBT se trompent de combat, et généralisent leur histoire personnelle à toute la société. Il ne faut pas déconstruire le genre. En revanche, certains enfants savent très tôt à quel genre ils s'identifient, et tu l'as dit toi même, à 3 ans, on a déjà fait la différences entre les deux sexes et on s'identifie à un genre ou l'autre. Le soucis c'est que l'on ne connait pas assez le sujet, je n'ai jamais entendu parler d'un enfant trans qui serait devenu cis plus tard grâce à une quelconque thérapie ou éducation. Les trans reçoivent tous ensuite une éducation qui correspond au genre assigné à la naissance. Et ils sont quand même trans à la fin. Alors je suis dubitatif pour ce qui est des enfants, très clairement je ne sais pas. Si ce gosse de 8 ans est vraiment comme ça, se sent comme ça, ça ne sert à rien de s'acharner. De là à le féliciter, pour les raisons évoquées plus tôt, je ne sais pas. C'est bien que ses parents soient compréhensifs et le soutienne si il est vraiment comme ça, mais il n'y a pas grand chose à féliciter.
Chacun fait fait fait fait, c'qui lui plait plait plait, et les autres on s'en fout n'est-ce pas ? Pas vraiment. Je pense que les LGBT qui sont en admiration devant ces gosses, le sont parce qu'ils n'ont pas eu cette chance. Parce qu'ils ont vécu des années entières refoulés, cachés, faux. Parce que pour certains leur enfance a été une réelle souffrance, et qu'ils sont heureux de voir qu'un enfant puisse vivre comme ils n'auraient jamais pu vivre à son âge, et ne soit pas privé de toutes ces choses dont ils ont été privés.
Encore une foi, au niveau de l'enfance, c'est un sujet passionnant, mais je ne m'y connais pas assez pour prendre un avis là-dessus. Perso si j'ai des gosses un jour, et qu'un d'eux est trans, je sais pas comment je l'éduquerais, je l'emmènerais chez un psy et je m'en remettrais à ce que la recherche nous dit, mais aussi au bien être de mon enfant. Si il s'avère qu'il est plus heureux comme ça, ben je l'éduquerais en accord avec son identité, même si je le fais à contre coeur, parce que je saurais que c'est ce qui vaut le mieux pour lui. Et je lui laisserais le choix, quand il sera adulte de faire une transition chirurgicale qui est irréversible.
Désolé pour le pavé mais il fallait que ça sorte.
Je tiens à préciser que ce topic ne concerne que l'aspect du mouvement faisant la promotion de la "non-binarité" (genre différent du sexe).
Les LGBT disent que les différences et préjugés liés au sexe sont dues à la société et cherchent à leur faire perdre de la légitimité en disant que les sexes sont pareils sans facteurs sociaux (ex: il n'y a aucun raison d'offrir une poupée à une fille) mais c'est faux. Je vais prendre l'exemple du cliché de "l'homme est plus violent que la femme". On peut se dire que c'est à cause de la société mais encore une fois c'est faux (et au passage un peu simpliciste comme justification qui est en plus rarement réellement fondée et expliquée). Il se trouve que les hommes ont naturellement beaucoup plus de testostérone que les femmes et cette hormone à entre autre pour effet de développer l'agressivité. La société peut banaliser ce cliché, ne pas l'atténuer et il percistera donc mais en aucun cas le faire naitre. En ignorant ces différences naturelles entre les deux sexes, les lgbt disent que le genre défini mieux les personnes et est totalement indépendant du sexe car justement "nous ne sommes pas défini parce que nous avons entre les jambes" (une phrase que j'ai souvent entendue qui réduit le sexe à l'entrejambe en délaissant de nombreux facteurs dont certains ont une influence comportementale). En plus d'être contradictoire car ils n'arrivent pas à se détacher intellectuellement des représentations sociales liées a leur sexe car si le genre et le sexe étaient réellement indépendants il n'y aurait pas de raison de faire une opération génitale faites dans le but de mieux se sentir correspondre à son corps (car selon eux il ne définit rien) ils enlèvent toute importance de l'aquisition d'une identité sexuelle correspondant au sexe. Petit rappelle sur ce qu'est l'identité sexuelle :
Sentiment d'être un homme ou une femme ou autre synonyme : Identité sexuée.
Dans un environnement socioculturel, on attend le plus souvent d'un individu qu'il se reconnaisse comme ayant une identité masculine ou féminine. Deux genres sont ainsi définis : le genre masculin et le genre féminin.
Si la détermination mâle ou femelle des organes génitaux est établie, en général, dès avant la naissance, c'est seulement à l'issue d'un long processus, chez l'enfant puis chez l'adolescent, que l'identité sexuelle est définitivement acquise. L'identité sexuelle dépend plus d'un processus d'identification complexe lié à la trajectoire personnelle que d'une réalité uniquement biologique, bien que les travaux sur la différenciation sexuelle précoce du cerveau demandent à être approfondis. Elle est en effet dépendante de nombreux facteurs, tels que le sexe chromosomique, l'environnement affectif, culturel et social.
L'acquisition de l'identité sexuelle se fait, chez l'enfant, parallèlement à la prise de conscience de l'existence de la différence des sexes dans l'espèce humaine. Elle se construit, comme de nombreuses composantes de la future identité, à partir d'éléments physiques, psychologiques et cognitifs qui se conjuguent à des facteurs environnementaux et familiaux. Tout ce qui participe à la formation et au développement de l'identité globale de l'individu concourt à l'élaboration de son identité sexuelle. C'est pour cette raison que les troubles qui lui sont associés peuvent influencer toute l'identité.
L'identité sexuelle définit un ensemble d'attitudes et de comportements qui déterminent le rôle et le genre d'un individu. Cet ensemble d'attitudes et de comportements est perçu par la société comme étant la manifestation attendue de l'identité sexuelle de l'individu, son rôle social.
Pour l'état civil, c'est le sexe anatomique qui définit notre appartenance à un genre précis. C'est ainsi qu'un individu sera désigné comme étant qui un garçon qui une fille aux yeux de son environnement socioculturel. Cet état est souvent incarné par le prénom donné à l'enfant, qui l'identifiera comme étant une fille ou un garçon. En fonction de cet état, l'environnement s'adaptera, consciemment ou inconsciemment, et concourra à la formation et à l'identification sexuelle de l'enfant.
Biologiquement, le sexe est défini par leschromosomes sexuels : XX pour le sexe féminin, XY pour le sexe masculin. Mais dans la réalité, identité sexuelle et sexe biologique ne vont pas forcément de pair.
. L'acquisition de l'identité sexuelle
• À la naissance. Un individu est reconnu comme appartenant à un genre dès sa naissance, voire avant (pendant la grossesse grâce à l'échographie). La désignation du sexe à la naissance et pendant les deux premières années de vie conditionne à vie l'identité de genre de l'individu. Cela peut poser des problèmes lorsqu'un garçon a été identifié comme une fille à la naissance et a été élevé en conséquence, et réciproquement dans les cas d'ambiguïté sexuelle (par exemple, pseudohermaphrodisme).
• Pendant l'enfance. Évoluant dans un environnement le reconnaissant comme appartenant à l'un des deux sexes et s'identifiant au parent du même sexe, l'enfant acquiert son identité sexuelle au cours de son développement. Il se reconnaît avec assurance comme appartenant au genre masculin ou féminin dès l'âge de 3 ans.
Il peut exister des cas où les parents ou les proches s'inquiètent de voir un enfant présenter des caractères comportementaux de l'autre sexe, par exemple un garçon aux manières efféminées, ou une fille plutôt masculine (« garçon manqué »). Ces comportements n'ont pas forcément de lien avec des troubles de l'identité sexuelle (voir plus bas). Certains caractères et objets sont fortement associés à l'un ou à l'autre des sexes : cela commence par les jouets de l'enfant, une poupée est féminine, un camion de pompier est masculin, un ours en peluche est neutre car pouvant « convenir » aux deux sexes. Ces préférences sont néanmoins des traits que l'on peut retrouver dans la biographie des adultes présentant des troubles de l'identité de genre.
• À l'adolescence. L'adolescence et la puberté voient s'opérer des modifications identitaires qui aboutissent à la formation d'une identité sexuelle stable, en accord (ou non) avec l'identité acquise et développée dans l'enfance. Le sexe biologique se manifeste anatomiquement : le corps change. Généralement, l'identité sexuelle s'incarne dans le corps de l'individu.
Il existe des cas où les transformations corporelles de la puberté peuvent révéler un trouble de l'identité sexuelle et entrer en conflit avec l'identité sexuelle « vécue » de l'individu, induisant un malaise et un rejet du corps réel et des rôles qui lui sont associés.
2. Les troubles de l'identité sexuelle
Certains individus présentent des difficultés psychologiques liées à la façon de vivre leur propre corps sexué. Ces difficultés sont appelées « dysphories de genre ». Certains se reconnaissent dans l'autre sexe comme les transsexuels, d'autres ne se reconnaissent, tant au niveau morphologique qu'au niveau psychique, dans aucun ou dans les deux sexes, comme lesandrogynes.
cf. Larousse
Pour l'instant, je suis absolument d'accord avec tout ce que tu dis, très sincèrement tout ce que tu as dit au dessus j'y adhère à 100%. Certains LGBT se trompent de combat en disant que le genre n'est au fond qu'une invention sociale. Le genre est essentiel, rien que dans la construction identitaire de l'individu. En revanche que l'on dise que telle chose soit caractéristique de tel genre, ça oui, c'est dans certains cas une construction sociale : associer le rose aux filles par exemple, ça n'a pas toujours été la couleur féminine, à une époque le rose été réservé aux garçons nobles par exemple. Le véritable combat des LGBT, ce n'est pas de dire que le genre est artificiel, ni que nous sommes tous parfaitement égaux, ni que le genre n'a absolument aucun lien avec le sexe. Non, le véritable combat des LGBT c'est de dire que le genre et le sexe biologique ne sont pas toujours en phase, et que certaines personnes s'identifie à un genre qui ne correspond pas à leur sexe. Le combat des LGBT c'est de dire que ce n'est pas grave, et qu'on ne peut pas forcer ces gens là à s'identifier à leur sexe biologique, mais que ces gens méritent le respect comme n'importe quel être humain si ils décident de vivre selon le genre auquel ils s'identifient initialement. En fait le combat des LGBT c'est déjà de dire qu'il n'y a pas que deux genres, et que le sexe ne définit pas toujours le genre de l'individu, à l'image des intersexes, qui ont un sexe génétique différent de leur sexe phénotypique, autrement dit par exemple les gens qui ont un vagin mais un caryotype XY.
Donc oui la non binarité est un trouble de l'identité sexuelle. En plus d'amener à un rejet social que les lgbt ont bien remarqué elle provoque un conflit entre le sexe et l'identité sexuelle qui amène souvent à la dépression. Par leur ignorance sur les différences entre les sexes et l'importance d'une identité sexuelle correspondant au sexe, les lgbt banalisent un trouble, l'acclament, oublient totalement les problèmes qui y sont liés, empêche les personnes "atteintes" de se "soigner" en consolidant l'identité sexuelle correspondant a leur sexe permettant d'éviter les conséquences psychologiques et sociales qui ne sont pas des moindres.
C'est là que nos avis divergent. Il y'a eu des études sur le sujet, et en vérité on ne peut pas forcer les gens à rentrer dans un moule qui ne leur correspond pas, sous prétexte que c'est comme ça qu'ils devraient être, tout simplement parce que ça va à l'encontre de l'intérêt du patient. Ce sujet est extrêmement délicat, et il faut réellement le prendre d'un point de vue purement objectif, chez un patient, ce qui compte c'est que son état de santé s'améliore. Ce n'est pas qu'il rentre dans un moule. Je ressors constamment cet exemple de la tension : quand ton médecin te prend la tension, il est capable de te dire si elle est trop haute ou trop basse ou normale. En vérité le médecin se base sur des valeurs de références, qui elles, sont purement théoriques, et résultent d'un consensus médical, c'est à dire qu'on a pris un intervalle de valeurs dans lequel rentre le plus de gens en bonne santé et le moins de gens en mauvaise santé. Résultat : 95% des gens en bonne santé ont une valeur de la tension qui est normale, et qui appartient à cet intervalle. Ça nous pose deux problèmes : les 5% de gens qui sont en dehors sont pour la moitié au dessus et la moitié en dessous de ces valeurs. Quand un médecin va leur prendre la tension il va leur dire que leur valeur est anormale. De même, certains malades, ont une tension qui appartient à l'intervalle théorique, mais qui ne correspond pas à la tension qu'ils ont lorsqu'ils sont en bonne santé.
Dans ce cas le but du médecin n'est pas toujours de ramener le patient dans la valeur normale, le but du médecin est avant tout d'améliorer l'état de santé du patient, donc il ne peut pas se baser que sur ces normes théoriques, il doit se baser sur le patient, et donc voir les autres symptômes. Le médecin qui va donner des médicaments à un patient uniquement parce que sa tension est trop basse par rapport à la norme, est un mauvais médecin, qui risque d'aggraver l'état de santé de son patient en essayant de le faire rentrer dans cette "normalité". Quand on fait de la médecine il ne faut jamais oublier que ce qui est dans la norme n'est pas forcément signe d'une bonne santé, et ce qui est hors norme n'est pas forcément pathologique. Donc ce qui compte c'est d'améliorer l'état du patient et ça ne passe pas toujours par le remettre dans la norme. Il faut parfois que le patient reste hors norme pour être en bonne santé, parce qu'il est physiologiquement comme ça dans le cadre de la tension.
Pour en revenir à nos trans, on ne connait pas aujourd'hui, de moyens, que ce soit par la psychanalyse ou par la psychiatrie et l'administration de psychotrope, pour qu'une personne transgenre devienne cisgenre et s'identifie selon son sexe biologique. En revanche, on a remarqué que c'est que lorsque le patient à les moyens de vivre selon le genre auquel il s'identifie, on a globalement une amélioration, surtout chez les patients qui se sont identifiés à un genre opposé à leur sexe dès leur plus jeune âge. Ça n'est pas le cas pour tous, tout le monde est différent. Mais c'est globalement le cas pour beaucoup d'entre eux.
Quand tu dis que les LGBT acclament les personnes atteintes et oublient les problèmes qui y sont liés, encore une foi, je ne peux m'empêcher de te contredire. Les LGBT sont parfaitement conscient des difficultés dont ils font face quotidiennement. Ce qu'il faut comprendre et ça en fait ça vaut pour tous les LGBT, trans ou cis, c'est que notre éducation nous apprend à être quelqu'un d'autre. Je vais pas m'élever contre cette éducation cis-hétéro-normative toxique blablabla... Non, je comprends cette éducation qu'on reçoit parce qu'aucun parent ne va se dire que son enfant puisse être si différent, et même aucun parent ne souhaitera que son enfant soit aussi différent. Mais on ne peut pas agir là-dessus, et quand on est LGBT, il faut faire un véritable cheminement intérieur, pour démêler le vrai du faut sur nous même, pour savoir qui l'on est réellement. C'est extrêmement difficile parce que ça implique qu'on doit remettre en cause une grande partie de notre éducation, et on en a pas vraiment le choix, on ne choisit pas d'être comme ça. Quand on en arrive à finalement comprendre qui l'on est vraiment, quand on se dit "mais oui, mais c'est bon j'ai compris, je suis comme ça, et pas autrement", c'est une véritable libération. D'autant plus que les LGBT sont souvent discriminés, personne n'a envie d'être LGBT ce qui rend ce parcours d'autant plus difficile, entre les moqueries et les insultes que l'on subit ou dont on est le témoin à l'école par exemple. Quand un LGBT fait son coming out, il est sur de lui, et la première chose dont il a besoin c'est de se sentir accepté et d'avoir du soutien, d'ou ces acclamations.
En résumé, quand on est LGBT on grandit sans modèle, parce qu'on ne correspond pas à l'éducation que l'on reçoit ni aux personnes qui nous entourent, on a pas d'exemple familial, on a pas de conduite à suivre, ou de conseils. On se retrouve parfois dans des situations ou on se rend compte que nos proches, sans nous connaitre réellement, détestent les gens comme nous. On ne parle pas de communauté LGBT pour rien, c'est presque une deuxième famille pour certains qui perdent tout quand ils s'assument. Alors non, ces gens là, on ne va pas les engueuler, on ne va pas leur dire de se conformer à leur sexe biologique, on va les féliciter d'avoir eu le courage d'être eux-mêmes, on va les féliciter d'avoir su être honnête envers eux-mêmes et envers leur proches. On va surtout leur apporter ce dont ils ont le plus besoin à ce moment là : du soutien.
On peut aussi se dire "je n'ai pas reçu d'éducation féminine et pourtant je me sens fille avec un sexe de fille" ce genre de choses mais ce serait n'égliger l'importance de petits détails dont on ne se rend même pas compte. L'identité sexuelle peut se voir définir dés les trois premières années de la vie d'un individu et l'amnésie infantile efface toute trace de ces souvenirs là.
Si je prends l'exemple de la schizophrénie: c'est une psychose(faisant d'elle un trouble mental se caractérisant par un problème au niveau de la distinction de la réalité. Dans ce cas là la personne atteinte peut entendre des voix, avoir des hallucinations visuelles et sensorielles égalemet pendant des périodes de crise car justement elle ne dicerne plus la limite entre ses pensées et la réalité) qui se manifeste généralement entre 20 et 30 ans (peut aussi être déclenchée par un choc émotionnel fort ou des drogues voir ne jamais se manifester) se développe avant les 6 mois, pendant la phase ou le bébé fait la limite entre son corps et la réalité. A la naissance un bébé pense que le monde et lui ne font qu'un. Lorsqu'il a une demande il pleure et est immédiatement satisfait. C'est avec plusieurs facteurs et le delay que va mettre la mère à satisfaire ses désirs qu'il va réussir à se rendre compte que le monde ne dépend pas uniquement de lui et qu'il est un objet parmis tant d'autres. S'il a une mère trop présente ou absente il n'y aura pas de delay et la psychose peut se développer et se réléver des années aprés. Qui peut prétendre ne pas avoir eu une éducation développant la schizophrénie ? Cet exemple appuie l'impact que peuvent avoir certains facteurs que l'on ne supçonne même pas.
J'ai vu un gosse de huit ans se faire acclamer parce qu'il se maquille et met des habits très féminins avec des couleurs comme le rose alors que même une fille n'a pas à se faire acclamer en se maquillant à cet âge. Il ressortait l'habituel discrous de "chacun fait ce qu'il veut n'écoute pas les autres" qui est un fantasme. Sa vie serait au moins très très difficile, au pire ce sera ce que vous pouvez imaginer des conséquences d'une dépression. Le monde ne marche pas comme ça. Il est vrai que les cas LGBT de cette génération ne sont pas tous aussi extrèmes mais véhiculent une idée favorisant fortement la naissance de personnes se rapprochant des cas extrèmes.
Je suis d'accord sur le dernier point. Trop souvent certains LGBT se trompent de combat, et généralisent leur histoire personnelle à toute la société. Il ne faut pas déconstruire le genre. En revanche, certains enfants savent très tôt à quel genre ils s'identifient, et tu l'as dit toi même, à 3 ans, on a déjà fait la différences entre les deux sexes et on s'identifie à un genre ou l'autre. Le soucis c'est que l'on ne connait pas assez le sujet, je n'ai jamais entendu parler d'un enfant trans qui serait devenu cis plus tard grâce à une quelconque thérapie ou éducation. Les trans reçoivent tous ensuite une éducation qui correspond au genre assigné à la naissance. Et ils sont quand même trans à la fin. Alors je suis dubitatif pour ce qui est des enfants, très clairement je ne sais pas. Si ce gosse de 8 ans est vraiment comme ça, se sent comme ça, ça ne sert à rien de s'acharner. De là à le féliciter, pour les raisons évoquées plus tôt, je ne sais pas. C'est bien que ses parents soient compréhensifs et le soutienne si il est vraiment comme ça, mais il n'y a pas grand chose à féliciter.
Chacun fait fait fait fait, c'qui lui plait plait plait, et les autres on s'en fout n'est-ce pas ? Pas vraiment. Je pense que les LGBT qui sont en admiration devant ces gosses, le sont parce qu'ils n'ont pas eu cette chance. Parce qu'ils ont vécu des années entières refoulés, cachés, faux. Parce que pour certains leur enfance a été une réelle souffrance, et qu'ils sont heureux de voir qu'un enfant puisse vivre comme ils n'auraient jamais pu vivre à son âge, et ne soit pas privé de toutes ces choses dont ils ont été privés.
Encore une foi, au niveau de l'enfance, c'est un sujet passionnant, mais je ne m'y connais pas assez pour prendre un avis là-dessus. Perso si j'ai des gosses un jour, et qu'un d'eux est trans, je sais pas comment je l'éduquerais, je l'emmènerais chez un psy et je m'en remettrais à ce que la recherche nous dit, mais aussi au bien être de mon enfant. Si il s'avère qu'il est plus heureux comme ça, ben je l'éduquerais en accord avec son identité, même si je le fais à contre coeur, parce que je saurais que c'est ce qui vaut le mieux pour lui. Et je lui laisserais le choix, quand il sera adulte de faire une transition chirurgicale qui est irréversible.
Désolé pour le pavé mais il fallait que ça sorte.