Retour au sujet

Avatar de garallen502 garallen502
Chapitre 2 : Souvenirs.

Quelques heures après....

Voilà, c'est maintenant officiel, Jules est mort, on entend plus ces cris glaçants, depuis un long moment. Ce long silence, qui maintenant recouvre la vallée m???atteins, alors je me recroqueville dans ma tranchée pleine de boue et de saleté et soudain, je décide de prendre une des seules photos de ma Jacqueline. Ses yeux, son sourire me font oublier l'endroit où je me trouve et je perçois sa douce voix qui me fait penser au premier jour, ce jour si bon où je l'ai rencontrée.

C'était un lundi, dans les rues de Paris, cette ville si éblouissante et riche de joie de vivre. J'étais, non loin de la Tour Eiffel, avec Paul, un vieil ami qui malheureusement fut tué, dans les premiers mois de ce conflit. On organisait des spectacles de rues à l'époque, lui jonglait avec tout ce dont il voyait, des bouteilles, des oranges, etc... Tandis que moi, j'étais son assistant, je présentais ses tours, jouais avec lui, faisais rire le public mais bien sur, il fallut, ce jour là, que deux agents nous interdisent de jouer au beau milieu de notre spectacle et c'est à ce moment là que Paul prît leurs bérets pour les narguer et décide de jongler avec. Les agents, alors mécontent, sortent leurs matraques et nous menacent. A peine le temps, de ramasser nos affaires et en jetant les bérets, on commence a courir au plus vite que l'on peut. Je n'avais jamais couru autant avant la guerre mais maintenant que j'y pense, on a l'habitude de faire ça ces derniers temps, pendant nos avancées, attaques, presque tout les jours, qui mènent à rien les unes que les autres... Bref, on continue de courir à toute allure, sans regarder si ils nous suivaient encore, on entendait plus leurs sifflets, leurs bruits de pas lourds à cause des bottes qu'ils portaient.

On finit par rejoindre mon quartier, et en arrivant sur la rue perpendiculaire à celle où les agents sont censés nous suivre, on se cache rapidement dans une quincaillerie tenue par une famille de bourgeois.
Totalement essoufflé à notre arrivée, Paul se pose par terre sur le sol mouillé, pendant que moi je m???assois entre 2 armoires remplies d'objets totalement poussiéreux, que j'arrive pas à percevoir ce que c'est réellement. Après avoir posé ma tête entre mes genoux pour souffler, je décide de bouger un peu à travers le long du magasin avec mon ami et c'est là que je la voit pour la première fois, elle était sur une échelle près du comptoir à cet instant précis. Cette après midi là, elle avait les cheveux ondulé, elle nous fixait aussi mais d'un air stupéfait, elle a sans doute eut peur lors de notre arrivée et nous dit par la suite, d'un ton mal assuré, les yeux plissé «  Bonjour, vous désirez quelques choses messieurs ? ». Paul répondit «  Bonjour mademoiselle, désolé de notre arrivée mouvementée, nous étions pressé.... » Tout de suite, après son interaction, je lui dit à mon tour, essayant de dévier le sujet de conversation «  Bonjour jolie mademoiselle, j'habite près d'ici, vous voyez et c'est bien la première fois que je vous voit, vous êtes du quartier ? ». « Oui » me répondit t-elle «  je suis la fille de Monsieur Pierre Durant, le gérant de cette quincaillerie. »

Après cette courte discussion Paul et moi se dirigeons vers la porte, sachant que les deux policiers sont partit et avant de quitter la pièce, je conclus «  Au revoir charmante demoiselle, on ne vous dérange pas plus longtemps mais ravi d'avoir fait votre connaissance et j'espère à bientôt. »


Sweet ? :hap: