Chapitre 40: La descente
C'était Juliana.
-Bon je vous laisse

On monte dans ma chambre, on se pose dans mon lit et on commence à discuter.
-Tu sais Célestin je ne suis plus vierge... J'ai couché avec Randomin à la soirée du nouvel an...

-...

-Mais au moment où ça s'est passé, j'ai eu un déclic.

-....

-Je me suis rendu compte que l'homme que j'aime était à l'hopitâl...

-...

-Je t'aime Célestin.

Elle m'embrasse, je me laisse faire.
-Tu n'aurais pas dû venir ici.

-Pourquoi ?

-Ma famille est tarée. C'est le Front National ici.

-Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Juliana repart. Ma mère vient me voir
-Qu'est-ce que tu as encore raconté comme conneries à Juliana ? Tu sais j'entends TOUT
Je n'ai jamais su si elle prêchait le faux pour savoir le vrai, ou si elle avait écouté aux portes. Mais cette phrase n'a pas apaisé mes délires.
Je repense à l'année qui vient de passer. Ma dépression, ma rupture avec Juliette, ma tentative de suicide, mon stage en néphrologie.
Je me dis "plus jamais ça."
Je dessine une sorte de Tag où il est écrit "Goodbye 2010" et je l'accroche au mur de la cave.
Karl y rajoutera une petite phrase: Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé.
Citation bien connue du film Into The Wild.
J'envoie un message groupé à mes potes, pour leur expliquer que j'ai été hospitalisé suite à une crise de délires.
Speed, Kevin et Laura arrêtent de me fréquenter, sans même prendre le temps de répondre à ce message

Sur un coup de tête, je décide de me relooker. Je commande sur internet pour 80€ de fringues, dont un pantalon orange dégueulasse qui sera ma marque de fabrique pendant longtemps.
Shooté aux médicaments, je passe mes journées enfermé à attendre que ça passe, surveillé par ma mère.
De temps en temps je vais voir Juliana, avec qui je n'arrive même pas à avoir un semblant de discussion
Un jour j'essaye de refumer un joint. J'ai la tête qui tourne à la première latte, je me sens mal, je pars en bad. La défonce, c'est fini pour moi.

C'était Juliana.
-Bon je vous laisse


On monte dans ma chambre, on se pose dans mon lit et on commence à discuter.
-Tu sais Célestin je ne suis plus vierge... J'ai couché avec Randomin à la soirée du nouvel an...


-...


-Mais au moment où ça s'est passé, j'ai eu un déclic.


-....


-Je me suis rendu compte que l'homme que j'aime était à l'hopitâl...


-...


-Je t'aime Célestin.


Elle m'embrasse, je me laisse faire.
-Tu n'aurais pas dû venir ici.


-Pourquoi ?


-Ma famille est tarée. C'est le Front National ici.


-Mais qu'est-ce que tu racontes ?


Juliana repart. Ma mère vient me voir
-Qu'est-ce que tu as encore raconté comme conneries à Juliana ? Tu sais j'entends TOUT

Je n'ai jamais su si elle prêchait le faux pour savoir le vrai, ou si elle avait écouté aux portes. Mais cette phrase n'a pas apaisé mes délires.

Je repense à l'année qui vient de passer. Ma dépression, ma rupture avec Juliette, ma tentative de suicide, mon stage en néphrologie.

Je me dis "plus jamais ça."
Je dessine une sorte de Tag où il est écrit "Goodbye 2010" et je l'accroche au mur de la cave.

Karl y rajoutera une petite phrase: Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé.
Citation bien connue du film Into The Wild.

J'envoie un message groupé à mes potes, pour leur expliquer que j'ai été hospitalisé suite à une crise de délires.
Speed, Kevin et Laura arrêtent de me fréquenter, sans même prendre le temps de répondre à ce message


Sur un coup de tête, je décide de me relooker. Je commande sur internet pour 80€ de fringues, dont un pantalon orange dégueulasse qui sera ma marque de fabrique pendant longtemps.

Shooté aux médicaments, je passe mes journées enfermé à attendre que ça passe, surveillé par ma mère.
De temps en temps je vais voir Juliana, avec qui je n'arrive même pas à avoir un semblant de discussion

Un jour j'essaye de refumer un joint. J'ai la tête qui tourne à la première latte, je me sens mal, je pars en bad. La défonce, c'est fini pour moi.

