Chapitre 33: La première expérience pro
Les cours continuent, et plutôt que de les réviser, je dessine des trucs chelous le soir.
Je me tape des trips, je dessine des visions d'apocalypse, des guerres entre juifs, arabes, et chrétiens.
Vient le premier stage. Objectif des stages de première année: acquérir les compétences d'aide-soignant, c'est à dire en gros laver des culs.
J'atterie dans le service néphrologie de l'hôpital de ma ville. En gros c'est comme une maison de retraite sauf que tous les résidents ont des problèmes de rein.
Deux étudiantes de première année vont suivre le même stage que moi: Léane et Sylvia.
Léane est une 4/10 qui est en couple avec un mec de ma promo.
Sylvia a 40 ans. Elle travaillait avant dans le marketing pour les labos pharmaceutiques, et a décidé de se réorienter vers quelque chose de plus humain.
La première chose qu'on nous apprend en stage, c'est qu'on doit arriver une demi-heure avant le reste de l'équipe et mettre en route la machine à café.
Très vite on nous explique la marche suivre: Toilette de tous les malades, nettoyage des chambres, repas, transmission. Une routine.
Léane et moi ne sommes pas du tout encadrés et on est lâchés dans la nature. On nous assigne chacun un patient.
Sylvia, elle, finit par se faire encadrer par les infirmiers et faire ses journées avec.
Mon patient est un homme de 70-80 ans dépressif. Il a fait la guerre d'Algérie et me prend pour son fils.
Quand j'ai fini sa toilette, les aide-soignantes s'amusent à me prendre pour un facteur et à transporter des résultats de prise de sang à l'autre bout de l'hôpital.
Faut savoir que l'hôpital, c'est rempli de clans. Les ASH sont jaloux des aide-soignants qui sont jaloux des infirmiers qui sont jaloux des médecins.
En plus, je suis le fils d'un médecin reconnu dans la région, aimé par les uns, détestés par les autres.
Le soir avec Karl et Speed, on se met des races à base de whisky et de gros joints. En pleine semaine. Le lendemain quand je vais à mon stage je suis encore défoncé et je pue la weed à 10 km.
Un jour, tout le monde étaiten train de prendre le café en train de transmettre des infos sur les patients. Y a la sonnette qui retentit dans une des chambres.
-Va voir Célestin et viens nous dire ce que c'est
Je traverse le couloir, j'arrive à la chambre, j'entre. Une odeur immonde. Je m'approche du lit du patient. Une substance marron et coulante lui sortait des narines et de la bouche: Il avait fait une occlusion intestinale et j'étais en face de mon premier mort.
Pour me consoler de cette vision, j'ai passé le reste de mon stage avec mon rescapé de l'Algérie à écouter ses histoires. Le soir dans la cave de chez mes parents, je me défonçais à la weed, et je peignais des toiles en écoutant du Jean-Michel-Jarre.
J'avais des fantasmes cheloues avec Juliana.
-Tu vas te déshabiller, porter ce tablier et faire un peu de ménage.
A la fin de mon stage, j'ai pas validé les compétences qu'il fallait. Mon père réagit vivement:
-Oh ça va pas se passer comme ça. ILS VONT VOIR EUX. Je vais passer quelques coups de fils, attends...
Y en a qui vont VOLER !
Il attrape son téléphone et je commence à m'énerver
-Non tu restes en dehors de ça

Les cours continuent, et plutôt que de les réviser, je dessine des trucs chelous le soir.
Je me tape des trips, je dessine des visions d'apocalypse, des guerres entre juifs, arabes, et chrétiens.

Vient le premier stage. Objectif des stages de première année: acquérir les compétences d'aide-soignant, c'est à dire en gros laver des culs.

J'atterie dans le service néphrologie de l'hôpital de ma ville. En gros c'est comme une maison de retraite sauf que tous les résidents ont des problèmes de rein.

Deux étudiantes de première année vont suivre le même stage que moi: Léane et Sylvia.
Léane est une 4/10 qui est en couple avec un mec de ma promo.
Sylvia a 40 ans. Elle travaillait avant dans le marketing pour les labos pharmaceutiques, et a décidé de se réorienter vers quelque chose de plus humain.

La première chose qu'on nous apprend en stage, c'est qu'on doit arriver une demi-heure avant le reste de l'équipe et mettre en route la machine à café.

Très vite on nous explique la marche suivre: Toilette de tous les malades, nettoyage des chambres, repas, transmission. Une routine.

Léane et moi ne sommes pas du tout encadrés et on est lâchés dans la nature. On nous assigne chacun un patient.
Sylvia, elle, finit par se faire encadrer par les infirmiers et faire ses journées avec.
Mon patient est un homme de 70-80 ans dépressif. Il a fait la guerre d'Algérie et me prend pour son fils.

Quand j'ai fini sa toilette, les aide-soignantes s'amusent à me prendre pour un facteur et à transporter des résultats de prise de sang à l'autre bout de l'hôpital.

Faut savoir que l'hôpital, c'est rempli de clans. Les ASH sont jaloux des aide-soignants qui sont jaloux des infirmiers qui sont jaloux des médecins.
En plus, je suis le fils d'un médecin reconnu dans la région, aimé par les uns, détestés par les autres.

Le soir avec Karl et Speed, on se met des races à base de whisky et de gros joints. En pleine semaine. Le lendemain quand je vais à mon stage je suis encore défoncé et je pue la weed à 10 km.

Un jour, tout le monde était
-Va voir Célestin et viens nous dire ce que c'est

Je traverse le couloir, j'arrive à la chambre, j'entre. Une odeur immonde. Je m'approche du lit du patient. Une substance marron et coulante lui sortait des narines et de la bouche: Il avait fait une occlusion intestinale et j'étais en face de mon premier mort.

Pour me consoler de cette vision, j'ai passé le reste de mon stage avec mon rescapé de l'Algérie à écouter ses histoires. Le soir dans la cave de chez mes parents, je me défonçais à la weed, et je peignais des toiles en écoutant du Jean-Michel-Jarre.

J'avais des fantasmes cheloues avec Juliana.
-Tu vas te déshabiller, porter ce tablier et faire un peu de ménage.

A la fin de mon stage, j'ai pas validé les compétences qu'il fallait. Mon père réagit vivement:
-Oh ça va pas se passer comme ça. ILS VONT VOIR EUX. Je vais passer quelques coups de fils, attends...
Y en a qui vont VOLER !

Il attrape son téléphone et je commence à m'énerver
-Non tu restes en dehors de ça

