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Ce pavé

Citation de Diacosme
Je ne dis pas que le travail c'est la santé, loin de là, c'est même souvent l'inverse, mais les données que tu donnes sur les anti-dépresseurs ne sont pas utilisable pour ce débat, il faudrait prendre en compte déjà la quantité d'anti dépresseurs consommés par habitant par rapport à la parité homme femme dans le monde du travail, par exemple faire un classement des pays selon la prorportion des femmes dans le monde du travail et ensuite faire un classement de la consommation d'antidépresseurs. Ensuite il ne faut pas oublier que le climat peut également jouer un rôle : il me semble que même si c'est très beau l'Islande, quand on voit les effets de l'hiver sur les parisiens je comprends que certains tombent en dépression facilement en Islande. Bref la dépression est due à une multitude de facteur et non seulement le travail ou la structure familiale.Même si ces deux dimensions sont importantes elles ne sont pas les seules à expliquer ces chiffres, qui sont encore une foi à prendre avec des pincettes. Il faut faire de véritables études de corrélation sur le sujet avancer de tels arguments. Peut-être que si le monde du travail en lui même était plus humain on aurait pas une augmentation du risque de dépression aussi importante. Peut-être que si la société ne nous apprenez pas que le seul moyen d'être heureux c'est de consommer, on aurait pas autant de dépressions. C'est multifactoriel et bien sur que la structure familiale est importante. Et je suis totalement d'accord sur le fait que la liberté est un luxe que peut de gens peuvent pleinement assumer. Cependant, l'ogre social tel qu'il existait au moyen âge n'était certainement pas le bon. Si la liberté est un luxe que seules certaines personnes sont pleinement capable d'apprécier cela ne signifie pas pour autant que cette faculté se transmette de père en fils et ne soit propre qu'à un des deux sexes. Certes on dira que le seigneur avait beaucoup de devoir et n'était pas libre du fait de sa condition de seigneur. Cependant les rôles attribués de base au Moyen Âge n'étaient pas gage d'efficacité ou de qualité. Quelqu'un qui aime la gestion et qui aime prendre des décisions sera à mon sens plue efficace à prendre des décision et à gérer quelque chose que quelqu'un qui doit faire ça uniquement parce qu'il est le fils de l'ancien qui occupait ce poste. C'est cette ordre hiérarchique pré-établi qui n'allait pas. Mais il faut être aveugle pour ne pas voir que cet ordre hiérarchique existe toujours aujourd'hui, à part qu'on a un peu plus le choix ( mais pas totalement quand même ) de se mettre au niveau de l'échelle qui nous correspond. Mais cela pose un autre problème, une autre questions, est-ce que être efficace dans son travail signifie être heureux dans la vie ? Est-ce que aimer son travail est gage de bonheur ? Et est-ce qu'on apprend vraiment aux jeunes générations a choisir le travail qui leur plait ? Est-ce qu'on les encourage vraiment à aller vers ce qu'ils aiment faire ? Ou plutôt est-ce qu'on les encourage à faire ce qu'on veut qu'ils fassent ? Aux dernières nouvelles, il ne me semble pas que l'on vive dans une société ou tout le monde est satisfait de la place qu'il occupe, et je pense que c'est plus compliqué que seulement dire "quand on a pas le choix on ne réfléchit pas, on remplit son rôle et on est heureux de pouvoir le remplir". Et si on avait le choix de trouver le rôle qui nous correspond vraiment, et qui nous plait et que l'on peut remplir, ne serions nous pas plus heureux ?
Structure familiale et travail sont deux sphères existencielles fondamentales de l'être humain dans une société humaine (y en a une troisième : c'est la religion), l'atomisation de l'une et la CDDisation de l'autre entraînent organisquement ce que l'on constate depuis une dizaine d'année : 1/4 des Français sont sous anti-dépresseurs. Le flux, le choix, la liberté et l'égalité, l'homme comme mesure de lui-même, la mort de Dieu ouvrant sur un nihilisme techno-scientifique pourri d'immanence, c'est de la pure merde car 1) choisir est un luxe d'aristocrate que peu de personne peuvent assumer, et 2) cela génère des dissonances cognitives en cascade où l'on fait miroiter par le travail le mythe d'un accroissement de puissance égalitaire harmonisé alors que la nature implique des dominants et des eslaves. Au Moyen-Âge on avait beau crever plus tôt on était plus heureux : on se savait dominé naturel, on savait nos devoirs conjugaux à remplir, le seigneur savait les siens, on savait sa fonction sociale assignée à tout jamais mais on n'apprenait pas à la haïr réactivement sous prétexte fumeux d'égalité ou d'humanisme, on vivait dans un Cosmos unifié où l'on était à sa place naturelle, on vivait activement avec l'autre toute la vie dans le cadre de la cellule monogame, on mourrait entouré de ses enfants plutôt que dans une maison de retraite sordide torchée par des infirmières gabonaises...
En revanche je me permet de remettre en cause un point : la famille traditionnelle telle que tu la conçois est-elle si bénéfique pour tout le monde ? Est-ce une bonne idée de considérer d'emblée qu'un individu a pour seul rôle de s'occuper des enfants pendant que l'autre doit s'occuper de ramener à manger ?Ce modèle a effectivement été le plus efficace et le plus stable mais est-ce qu'on peut dire que ce soit toujours le cas aujourd'hui ? Avec toutes ces avancées du moins avec une évolution aussi rapide et drastique de la société il faut bien s'attendre à ce que tout change y compris cette structure familiale. Ça ne veut pas dire que la famille traditionnelle n'est pas une bonne chose, ça veut dire que la famille traditionnelle à notre époque n'est plus la même qu'il y a 3000 ans, et qu'elle même s'est adaptée à l'égalitarisation des rôles de l'homme et de la femme. Nos rôles changent et nos devoirs aussi, l'homme comme la femme ont de nouveaux devoirs dans ce nouveau cadre familial. Au final, je vois la famille comme un tout : d'abord comme un couple monogame et un ou plusieurs enfants. Le couple a des devoirs pour élever ses enfants. Dans le modèle traditionnel sexiste, les rôles sont attribués selon le sexe et ne sont pas les mêmes. Dans ce nouveau modèle égalitaire, si les mêmes rôles sont remplis peu importe par qui, est-ce qu'on peut vraiment dire que la famille serait déséquilibrée ? Que la structure familiale se déliterait ? Que les enfants issus de cette famille auraient une vie plus difficile ?
Pour l'écrasante majorité des couples bien entendu que oui, sinon ce modèle n'aurait JAMAIS tenu aussi longtemps, c'est ce modèle qui a accompagné la croissance des sociétés européennes jusque dans leur phase d'apogée, de complexification et de croissance démographique, et qui dans les périodes d'extinction, de déclin et de déficit démographique s'est concomitamment délité, c'est ce modèle qui en Occident s'est maintenu et a perduré pendant plus de 3000 ans d'histoire, il n'est en rien arbitraire, il répond à une nécessité physiologique de ce qui était interprété comme étant un des facteurs les plus bénéfiques et le plus simples à une civilisation pour croître en puissance et perdurer, en tant que tout et jusque dans ses cellules atomiques, c'est-à-dire et pour l'homme, et pour la femme. Pendant plus de 3000 ans homme et femme ont organisé leur temps et leurs rapports suivant ce noyau nucléaire, avec les concessions et les avantages que ça impliquait tacitement, évidemment cela n'allait pas sans problèmes ni tensions, ni disparité de pratiques au niveau des campagnes et des villes, mais quel modèle n'a t-il pas sa part d'ombre ? Dans les faits joie et croissance de la force ont été largement au dessus du malheur que cela entraînait. Les gens souffrent bien plus actuellement de la Tinderisation de la société et du syndrôme Houellebecq que de la structure traditionnelle du couple, morte et enterrée et humiliée depuis que ces petits enculés de 68 ont fait leur révolution de bourgeois libertaires en permettant au marché de se servir du levier de la libération sexuelle pour grossir ses rangs, arrêtons de déconner 30 secondes.
Le soucis c'est que la société nous apprend que le bonheur se fait par le cul, et que c'est le cul qui importe plus que tout. Aujourd'hui on ne se rencontre pas parce qu'on s'apprécie mutuellement, on se rencontre parce qu'on a envie de coucher ensemble. La société nous vent le sexe gratuit et sur demande comme un moyen d'épanouissement or c'est faut. Le souci c'est qu'on ne promeut plus la famille comme gage de bonheur. Aujourd'hui la clé du bonheur c'est un travail qui paie bien. Avant la clé du bonheur c'était un compagnon fidèle et des enfants en bonne santé.
Cependant aujourd'hui, l'homme ne travaille plus tellement avec son corps, et dans énormément de métiers, l'homme est aussi apte que la femme. À partir de ce constat, il est assez logique que les différences s'estompent et que les rôles se confondent.Oui mais non, il a été démontré que les femmes travaillent moins que les hommes pour leur vie de famille, et la disparité des salaire est également expliquée par le comportement dans le milieu du travail : les hommes ont plus tendances à saisir les opportunités qui s'offrent à eux voir même à créer leurs opportunités, en demandant une augmentation par exemple là ou la femme osera moins le faire. Nous ne sommes pas parfaitement égaux, mais on peut déjà remarquer certaines choses : les femmes réussissent mieux que les hommes dans leur scolarité en général.
Pas vraiment, il reste un différentiel de productivité en moyenne plus haut chez l'homme que chez la femme, d'où la disparité des salaires. A tâches égales les femmes NE SONT PAS égales aux hommes, et inversement dans d'autres métiers. Croire en une interchangeabilité fluide stricte des sexes ou aux transformations organiques fulgurantes permises par un changement social, c'est du wishful thinking de constructiviste pour qui l'homme est une pâte à modeler que l'on pense pouvoir étirer sans qu'elle ne rompe, or c'est parfaitement infondé génétiquement parlant, de tels changements n'interviennent que sur des milliers d'années, actuellement le grand écart est si violent pour les sociétés occidentales qu'elles crèvent littéralement de ne plus faire de gosses : http://www.atlantico.fr/d[...]ele-tribalat-2760672.html. Bizarrement toutes ces sociétés sont celles dans lesquelles les structures traditionnelles sont attaquées et rongées par l'adaptativité du marché et le phénomène physiologique d'égalisation et de démocratisation européen qui aura gagné en véhémence et en totalitarisme mongol. Ce n'est pas un hasard, c'est un tout, la société humaine est ce tout organique à partir duquel un changement structurel opéré à un endroit produit des effets en cascades et imprévisibles à d'autres sur le temps long. Les effets on les voit actuellement et c'est la catastrophe.
Les effets que l'on voit sont le fruit de cette égalitarisation et surtout de cette adaptation des moeurs à ces nouvelles réalités. Si un jour on atteint un point de stabilité et que la société cesse d'évoluer, si un jour ces luttes des droits s'arrêtent et qu'on est satisfait de ce qu'on a, je pense que tout ira pour le mieux. À mon sens, la grande cause de tous nos problèmes actuels c'est que notre société se transforme à une vitesse jamais atteinte et que nos habitudes de vie ne s'adaptent pas aussi vite et sont en décalage constant avec cette évolution implacable.
Moi je m'en fouts je m'en tire bien. J'ai un job, j'ai une femme traditionnelle et intelligente (avec une bibliothèque 3 fois plus garnie que la mienne, ce qui est un exploit per se) qui m'aime, travaille et veut fonder un foyer, mais combien d'autres devront s'arracher les cheveux avec la pétasse libérée et femme forte bidon de 2017 ? Ces meufs ne valent rien, et j'en sais quelque chose pour les avoir longtemps fréquenté, et parfois même couché avec. Totalement instables, flinguées dans leur tête et nihilistes, qu'elles soient toubibs, notaires ou profs.Ces femmes ne valent rien pour toi, parce que tu ne partages pas leur valeurs et si un homme comme toi se met avec une femme comme ça c'est sur que ça ne marchera pas. En revanche celui qui sera satisfait de cette situation sera le plus heureux du monde avec une femme comme ça. Ce n'est pas parce que la société promeut la femme libérée et autonome que tout le monde sera plus heureux avec une femme libérée et autonome, ne seront heureux que ceux qui cherchent une femme libérée et autonome, pas les autres. Encore une fois, c'est un point de vue tellement personnel et subjectif qu'on ne peut pas le prendre pour argent comptant, c'est comme quand je dis moi que je suis gay et que je veux me mettre avec un mec adopter deux gosses et qu'on se répartisse totalement équitablement les tâches familiales. C'est un modèle qui me correspond à moi mais certainement pas à tout le monde et je ne me permettrais de juger les modèles sexistes ( qui attribuent des rôles selon le sexe, ça ne veut pas forcément dire que c'est une mauvais chose même si on utilise ce mot pour ça aujourd'hui ) que si ceux qui les suivent n'en sont pas satisfait.
Ce pavé

