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Je ne me considère pas de gauche donc je suis d'accord sur certains points avec toi, mais il y en a d'autre sur lesquels je ne suis pas d'accord, tout simplement parce que le point de vue est juste biaisé, et la vision de la chose erronée : je m'explique :

>>Amme
(Avant propos : Je n'englobe pas toute les individus de gauche dans mon propos. Je ne fais que prendre quelques cas, quelques situations pour appuyer mes propos. Ce n'est pas la peine de me spammer de : "Olol on pense pas comme ça EUSSOUH" je suis déjà au courant, merci.)
Depuis plusieurs jours, de nombreux kheys de gauche se plaignent (souvent à raison), que le niveau du débat, des affrontements idéologiques, se résument à des insultes puériles du genre : "Cuck https://image.noelshack.com/minis/2017/17/1493289235-risibouchetrois.png " "Facho" "Gauchiasse", "Smallarms https://image.noelshack.com/minis/2017/17/1493289235-risibouchetrois.png " etc...
En outre, les kheys de gauche ont souvent du mal à cerner pourquoi "le camp adverse" fait preuve d'autant de virulence à son égard. Je vais tâcher de présenter, proprement et de manière concise, ce qui me pousse à détester la gauche.
Dans un premier temps, je reproche à la gauche sa vision internationaliste du monde. Je leur reproche de ne pas considérer leurs compatriotes comme des individus au dessus du reste du monde. Je leur reproche d'occulter totalement les millénaires d'histoire qui ont forgé le peuple français. Pour moi un français passera toujours avant un non-français. Pour la gauche, nous sommes tous égaux, tous des citoyens du monde. Penser comme cela, c'est nier la fraternité française, c'est nier les liens qui se sont tissés au cours plusieurs siècles de guerres, de combats et de conflits divers.

Je comprends tout à fait le point de vue, disons que la gauche à mon sens se veut humaniste : l'humain avant tout, peu importe son origine son sexe sa religion etc... Mais je suis d'accord : avec cette vision du tous égaux poussé à l'extrême on en vient à renier nos racines "discriminantes", on en revient à favoriser le plus démuni au lieu du plus méritant par exemple. La gauche incarne à mon sens un empathie développée à l'extrême pour les gens qui ont la vie dure, dans une période migratoire comme aujourd'hui, c'est gens là s'avèrent être issu de l'immigration, d'ou cette sensation de détruire le patriotisme et la fraternité de notre beau pays. Si la France ne connaissait pas l'immigration, je pense que la gauche serait tout autant humaniste et désireuse d'aider les plus démunis. Mais dans notre contexte actuel la gauche oublie cette dimension fondamentale qu'est la nation. La nation est mère du peuple, une mère s'occupe de ses enfants, pas de ceux des autres, ou du moins elle s'occupe de ses enfants en priorité. La gauche à transformé la France en mère adoptive compulsive qui veut aider tous les enfants de la planète et adopter tous ceux qui viennent toquer à sa porte, sans pour autant vraiment se soucier de ceux qui étaient là au début, et qui sont ses vrais enfants.

Je leur reproche de ne pas savoir aimer. Aimer c'est d'abord occulter. Aimer c'est occulter les défauts d'une entité pour se concentrer sur ses meilleurs aspects. La gauche s'est efforcée, pendant 50 ans, d'anéantir tout le travail du général de Gaulle. La gauche a appris, a forcé, les français à se détester. Vous invoquez la "rigueur historique" pour juger la France, mais vous êtes beaucoup moins prompts à l'invoquer quand il s'agit de juger les effets économiques de vos croyances. Je vais vous dire. C'est le romantisme qui apprend à aimer, pas le réalisme. Quand on aime on est toujours idiot.

La gauche aime, mais elle n'aime pas de la même manière, c'est cette notion d'empathie chez la gauche qui l'emporte sur l'amour des semblables. C'est à mon sens un amour différents, mais les deux devraient être complémentaires et équilibrés.

Je reproche également à la gauche, sa vision presque... Paternaliste du monde extérieur. Cet exécrable humanisme (qui a servi à vendre la colonisation, on le rappelle), qui consiste à juger le reste du monde. L'impudence dont témoigne la gauche pour juger de ce qu'il se passe : En Russie, en Chine, au Japon, et même dans certains pays "développés" comme le Royaume-Uni ou les U.S.A, m'excède au plus haut point. Rappelons, que l'extrême droite française (la vraie, celle qui a toujours existé, je ne fais pas allusion à l'alt right, ou aux abrutis néo-nazis), a toujours prôné des systèmes économiques proche de l'autarcie. Quelles terres la France aurait-elle colonisées si nous étions sous autarcie? Aucune. Absolument aucune.

Sur ce point je suis encore une foi à moitié d'accord : je suis d'accord sur ce coté paternaliste de la gauche qui se croit défendre les grandes valeurs et avoir toujours raison, se permettant de critiquer à tort et à travers ce qui se fait ailleurs. En revanche je ne peux m'empêcher d'y apporter une raison concrète, une raison qui me concerne personnellement : je suis gay, et je suis incapable de ne pas me sentir concerné quand j'apprends que dans un pays pas si loin de chez nous, des gens exactement comme moi se font arrêtés et mettre en prison, et deviennent l'objet d'une véritable chasse à l'homme ( #Tchétchénie ). Et de ce point de vue, c'est pas un sentiment paternaliste quand je critique ces pays là, c'est un sentiment de profonde déception et de profonde tristesse pour les gens là bas que j'éprouve. C'est le sentiment que tout ça ne sert à rien, qu'on fait souffrir des gens pour aucune raison, parce que si on étudie l'homosexualité on se rend compte qu'il n'y a aucune raison de la répréhender, de la cacher et de l'interdire, ça existera toujours dans les mêmes proportions, peu importe les lois et les arrestations : j'ai le sentiment du gâchis plus que du "ces gens là devraient le savoir ! ils sont complètement cons ma parole !"

Justement, qui aujourd'hui hurle au fachisme, hurle aux heures les plus sombres dès que l'on parle, en bégayant, de protectionnisme? Qui hystérise systématiquement tous les débats publics? Qui a traité Chirac et de Gaulle de fachos? Qui a traité Philippot de fachiste?
Je reproche également à la gauche de manquer de coeur. Oui je n'ai pas honte de le dire, et n'y voyez là aucun sarcasme.
Est-ce possible de demander à ce que cessent les clochers, sous couvert d'une obscur loi voté dans un contexte bien précis? Oui ça l'est.
Est-ce possible de demander à la police de partir détruire une crèche? Oui ça l'est.
Est-ce possible de ne pas verser une larme en comparant l'état de villes comme Marseille il y a un siècle, et aujourd'hui? Oui ça l'est, on vous dira même que c'est le progrès.
Est-ce possible de ne pas être dévasté en regardant de vieux film français datant des années 50 et de comprendre que tout ne sera plus jamais ainsi? Oui ça l'est. Au nom de quoi? Du progrès, social et technologique.
Est-ce possible de dénigrer des fêtes locales, millénaires, qui ne font de mal à personne, sous prétexte qu'elles "excluraient" une partie de la population? (CF : Fête du cochon).
Est-ce possible que la ville de Paris finance une fresque sur laquelle est écrite : "Les françaises aux africains" et que la seule qui soit intervenue est une identitaire se revendiquant de l'alt right?


Là je suis tout à fait d'accord, j'ai l'impression que la gauche ne fait aucun effort pour comprendre et c'est d'ailleurs pour ça que je me considère pas de gauche, parce que l'empathie dont la gauche fait preuve elle n'a lieu que dans un seul sens. Au nom de la laïcité on détruit nos coutumes et notre patrimoine de moeurs, parce que selon moi oui, c'est un patrimoine, même si je ne suis pas croyant et même plutôt anti religion. Et d'un autre coté, au nom de cette même laïcité on permet des prières de rue, des signes distinctifs religieux partout. Mais ce débat a longtemps eu lieu en France : le débat d'une laïcité libérale ou étatique : autoriser toute religion ou masquer la religion dans l'espace public. Le problème c'est que la rue et la mairie ne sont pas les mêmes choses : la mairie représente l'état et la rue ne représente que les habitants. Si l'état se veut laïque la mairie doit être laïque et on a le choix alors entre représenter toutes les religions ou n'en représenter aucune. La laïcité étatique l'emporte et on ne représente plus aucun signe religieux dans une mairie.

Le problème c'est que cette volonté de laïcité, d'égalitarisme parfait, nous force à nous détacher progressivement de ce patrimoine culturel, la gauche invoque la multiculturalité, c'est faut, la gauche est en train de détruire la culture et le patrimoine, au nom de l'égalité, la gauche uniformise tout, et ce n'est à mon gout, pas une bonne chose. Un peuple sans racines est un peuple qui va mal, et il serait temps de limiter l'érosion que subissent nos coutumes avant que la société ne s'effondre sur elle même.

Je reproche également à la gauche son culte de la médiocrité. Aurait-on un jour pensé qu'un godemiché géant serait installé au milieu de Versailles et que l'on pourrait considérer ceci comme un art? Était-ce envisageable que les héros ayants détruits cette abomination soient qualifiés de fachistes? Aurait-on pu un jour penser, que la discrimination puisse, d'une façon comme d'une autre, devenir quelque chose de positif? Pouvions nous prévoir, l'effondrement de notre niveau scolaire, et la disparition d'études consacrées aux grands classiques littéraires au nom de l'égalitarisme?

Encore une foi, absolument d'accord sur ce point, sous couvert de cette empathie cultivée à l'extrême, on tire vers le bas au lieu d'encourager à aller plus haut, au lieu de tirer les élèves, on tente de trouver des moyens de dissimuler la différence de niveau, on change les systèmes de notation pour que les mauvais élèves ne soient pas trop triste d'avoir de moins bonnes notes que leurs camarades, on allège les programmes etc. Quand on voit le bac aujourd'hui, il ne vaut rien, tout le monde là, le principe d'un examen c'est que tout le monde ne l'a pas, c'est ça qui lui donne de la valeur. En l'occurence le lycée est tellement facile que les élèves ne comprennent rien de ce qui leur arrivent quand ils tentent des études supérieures.

Je vous reproche votre haine de la famille. Votre volonté, votre combat acharné de la détruire. Quel en est le but? Créer des humains "libérés" de la société "traditionnelle"? Créer de gros connards individualistes, sans frontières, et qui tomberont les bras ouverts dans le piège du capitalisme? C'est cela que vous cherchez à promouvoir.

En revanche, là je suis absolument contre. La famille ne peut pas être détruite, et la gauche ne remettra jamais en cause la famille traditionnelle qui quoi qu'on en dise restera toujours la famille la plus stable et le meilleur cadre d'éducation pour les enfants. Cependant la famille traditionnelle n'est pas la seule famille et il faut bien reconnaitre les autres. La famille homoparentale existe, et lui donner un statut en rien ne dénigre les autres.

Enfin, et c'est pour moi le plus grand reproche que j'ai à faire à la gauche : Je lui reproche de créer des monstres dont elle perd systématiquement le contrôle, et dont elle n'ose même pas, par la suite, assumer la paternité. Que dire de ces "néo-féministes" modernes? Ces féministes qui estiment que la masculinité est quelque chose de "toxique", qui estiment que les femmes blanches ne devraient faire QUE des enfants métissés?
Que dire de cette gauche qui a développé la "french theory"? Cette idéologie mortifère, véhiculée par Bourdieu et Foucault, qui n'aura permis qu'à l'école de Chicago d'imposer ses dogmes à la société française?
Que dire des associations anti-racistes? De toutes ces organisations grassement financées par l'état?
Que dire de la libération sexuelle? Weinstein n'a-t-il pas l'air suffisamment libéré? Est-ce que tous ces beaux acteurs Hollywoodiens (tous de gauche), sont suffisamment libérés?
Bref voilà quelques unes des raisons qui font que je n'aime pas les gens de gauche. Sans cuck, sans gauchiasse, ni rien. Comme promis. :hap:
#624776