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Bon voilà j'en ai rien à foutre que vous lisez ou pas mais j'ai juste besoin d'extérioriser parce que je suis gavée

Bon donc tout à commencé quand j'avais 4 ans, j'ai eue une maladie assez rare et qui peut être mortelle ou laisser des séquelles mais par chance j'ai été traitée à temps et j'ai rien eu ; je suis rentrée chez moi après être restée 2 semaines à l'hosto à vomir tout les jours et à avoir des prises de sang très régulièrement, ainsi que 2 ponctions lombaires. Je suis restée 2 semaine en chaise roulante après ça parce que j'étais trop faible pour marcher vu qu'en même temps j'avais contracté une mononucléose, et que j'avais mal au dos à cause des ponctions lombaires. Ca a un peu traumatisé mes parents et du coup à partir de la j'ai été pas mal pourrie gâtée pendant mon enfance, ce qui a attisé pas mal de jalousie de la part de mes grands frères et de ma grande soeur qui me foutent souvent des trucs dans les dents au jour d'aujourd'hui mais soit.

J'ai commencé l'équitation à partir de 10 ans, en CM2. C'était un rêve qui se réalisait pour moi, mes parents avaient enfin trouvé un club pas trop cher ou m'inscrire, j'étais la plus heureuse des petites filles :ok:

Après y a eu le collège, j'ai été bonne élève jusqu'en 5e (12-13 ans) ou j'ai commencé à changer, el famoso crise d'adolescence. Je trainais avec des gens plus vieux ( des 3e ) je fumais mes premières clopes, mes premiers joints, mes premiers verres d'alcool. Rien d'excessif jusqu'ici. Mes notes ont commencées à chuter, j'ai voulu prendre mes libertés parce que j'avais pas le droit de rester avec mes potes devant le collège, ou de sortir pour aller m'amuser avec mes amis. Mes parents m'ont étouffé pendant quelques temps mais j'ai explosée au bout d'un moment et au lieu de prendre petit à petit des libertés, je les ai pris un peu trop rapidement ( ça a duré de mi 5e a mi 4e à peu près ). Je sortais par la porte même si ils m'interdisaient et je courrais plus vite que mon père. Puis quand ils se sont mis à fermer la porte à clef, je passais par la fenêtre. Ils pouvaient strictement rien faire. Le collège s'en est mêlé, ils disaient que j'étais en danger, j'ai jamais trop compris pourquoi mais bon le corps enseignant s'est pas mal acharné sur moi aussi. Je me suis mise à sécher les cours parce que c'est devenu une source d'angoisse pour moi d'aller là bas, vu que je me faisais convoquer chez le CPE pour un lacet défait, un jean trop skinny à leur goût, une bague avec un aigle dessus ( askip j'étais nazie ). Je comprenais pas parce que y avait des meufs avec des jupes à ras la chatte et sans collants, des sacs à mains et moi je débarquais avec un jean ( même pas troué ) mais ça allait pas :( Bref passons. Du coup oui, ça m'a fait sécher pas mal les cours ce qui n'a rien arrangé chez moi.

Ma mère depuis la 5e ( 12-13 ans donc ) m'a plus ou moins coupé les vivres ; si je voulais acheter de nouvelles fringues fallait que j'aille bosser, mais quand bosser quand tu fais des journées de 8h à 17h et que t'as 12 ans, qui embauche un enfant de 12 ans ?

Tout ce qu'il me restait c'était l'équitation, milieux dans lequel je me débrouillais vraiment bien et seul moment ou j'avais la tête vide, ou je pouvais respirer, le temps d'une heure le samedi.

Donc pendant quelques années vu que j'avais pas de thunes je me trimballais avec des vieilles fringues. Jsuis passée au lycée, en pro, je me suis encore fais des potes. Et mes potes me proposaient souvent de sortir pour aller au ciné ou au Quick mais vu que j'avais pas de thunes je pouvais pas, donc j'ai finis par être plus ou moins exclue de mon groupe d'amis. Dans ce lycée je me suis fais harcelée par un professeur ( moralement et sexuellement, j'ai pas été violée non plus mais bon ). J'en ai jamais parlé à personne. J'ai essayé de me plaindre vite fait à d'autres professeurs, j'étais pas la seule, mais tout le monde a fait la sourde oreille, et c'était nous les fautives au final. J'ai finis par lacher ce premier lycée. J'en ai chié pendant plusieurs mois mais mes parents ont dit à tout le monde que j'y avais été 1 mois et que j'y allais plus après, cimer de nier tout ces mois ou j'ai du supporter tout en fermant ma gueule :)

J'ai été desco et j'ai passé de mars à septembre enfermée dans ma chambre à dormir. J'avais pas de potes. Je me levais pour pisser, prendre un bain, prendre un "repas" ( un lexomil, un verre d'eau, une cuillère de beurre de cacahuète, un yaourt ou des céréales ), puis je retournais me coucher. Mes parents s'en battaient les couilles. Mes frères et ma soeur ont pas trop réagit non plus.

En septembre j'ai fais de moi même des démarches pour retourner dans un lycée général ( plus tard mes parents se sont vantés d'avoir fais des démarches alors qu'ils se sont déplacé une fois pour signer les papiers, c'est tout ). Ils m'avaient coupé l'équitation au moment ou ma monitrice m'avait proposé de faire les championnats de France et ou j'aurais pu avoir une carrière et en faire mon métier, mais bon tranquille. Ils m'ont dit que si je retournais au lycée je retournerai à l'équitation. Donc j'ai atteris dans un lycée relais qui m'a remis à niveau et m'a envoyé en général dans un lycée de ma ville. J'étais contente, mais ça s'est pas bien passé, j'ai pas réussi à m'intégrer, vu qu'encore une fois à chaque fois que des gens me proposaient de faire un truc je pouvais pas vu que pas d'argent, puis tout ces mois d'enfermement m'ont bousillé le crâne et je me suis pas sentie à ma place. Et surtout, j'ai été en cours de octobre à février, mais j'ai pas revu la couleur de l'équitation pour autant. J'ai abandonné. Mes parents, encore une fois, ont raconté à tout le monde que j'y allais pas, ont nié tout mes efforts.

Rebelote, je suis restée plusieurs mois enfermé dans ma chambre, bloquée.

Récemment j'ai trouvé un petit boulot le soir. Je me fais + ou - 250€ par mois. Je bosse la semaine, et le week end tout ce qu'il me reste maintenant, c'est d'aller en teuf. Avec la thune que je me fais, je paye un peu d'essence pour mes potes quand on va en teuf, mon shit/ma beuh, mes clopes, mon alcool et mes ecsta. C'est la seule chose qui me fait tenir.

Voilà ou j'en suis. J'ai 18 ans, et ma vie se résume à bosser la semaine, et à me droguer devant des caissons dans les bois ou dans un hangar le week end. Je suis plus heureuse qu'avant, mais ça n'efface pas le fait que je doive vivre dans cette baraque de merde et j'ai envie de me casser de la.
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