Chapitre 2
Sous la contrainte, Célestin accompagna Pierre-Mohamed dans un parc voisin, armé de deux packs de douze bières Heineken.
Au fond de lui, il ne voulait qu’une seule chose : fuir. Mais, il savait que son bourreau, sportif aguerri, ne se laisserait pas semer facilement. Et la crainte des sévices qu’il risquait en cas d'échec tétanisait le pauvre Célestin. “Il va finir par se lasser et me laisser tranquille.” espérait-il naïvement. 

Pierre-Mohamed s’était posé, un joint entre les lèvres.
Célestin osa deux questions.
“T-tu comptes boire toutes ses bières ? J-je croyais que tu étais musulman ?

- Alors, primo, oui, je suis musulman. Mais je ne vois pas en quoi ça m’empêche de boire de l’alcool. Et deuzio, non, je ne compte pas toutes les boire, puisque que tu vas les boire avec moi.”

Sur ces mots, il prit une bouteille, tourna le goulot vers La Mecque et la décapsula lentement avec son canif.
“Tiens ! Je t’ai hallalé ta bière !

- M-Merci… C-c’est gentil de ta part…

- Ta gueule et boit ! “

Célestin détestait l’alcool parce qu’il le tenait mal. Mais, il ne voulait pas contrarié son compagnon de beuverie.
Les deux lycéens en était à huit bières quand le soleil commençait à se coucher. Célestin n’était pas bien.

“O-on peut arrêter ? J-je commence à être malade…

- Tu arrêteras quand on n’aura plus d’alcool… ou quand tu feras un coma éthylique… Ça dépend…”

Sans sourciller, il lui tendit une nouvelle bouteille. En la buvant, Célestin ne pu retenir un haut-le-cœur et renversa de la bière sur le sol.
Cette scène fit beaucoup rire Pierre-Mohamed.
“Ha ha ha ! Vous les Blancs, vous tenez vraiment pas l'alcool ! Vous êtes vraiment une race de fragiles.

- Mais… T’es aussi blanc que moi…”

Sans doute ragaillardi par l’alcool, Célestin avait osé cette réplique. Mauvaise idée. Visiblement furieux, l'alcoolisé se jeta sur lui et le mit au sol d’une balayette. Puis, il plaça quelques coup de pieds dans le ventre, histoire de bien faire le travail.

“NE ME COMPARE PAS À TOI ! JE VAUX BIEN MIEUX QU’UN CLOPORTE DANS TON GENRE !”

Célestin se releva difficilement.
“T’es toujours vivant ? C'est bien ! Continue à boire maintenant !

- Pourquoi tu me fais tout ça ?

- Parce que ça m’amuse.”

En disant ces mots, Pierre-Mohamed afficha un sourire sadique.
Célestin attaqua sa dixième bière, toujours sous la surveillance attentive de son tortionnaire. Soudain, le regard de Pierre-Mohamed se posa sur une femme qui passait par là. Ses cheveux bleus l’avait interpellé. Complètement désinhibé, il ne put s’empêcher de lui faire remarquer, à sa façon, sa coloration atypique.
“EH ! MADEMOISELLE ! Y’A UN SCHTROUMPH MORT DANS VOS CHEVEUX !”

À ses mots, la passante fonça telle une lionne vers les deux jeunes hommes.
“D’OÙ TU JUGE MON PHYSIQUE !? JE FAIS CE QUE JE VEUX DE MON CORPS !”

Folle de rage, elle écarta violemment Célestin de son passage. Ce dernier ressenti alors une douleur au niveau de la main.
Elle se plaça face à celui qui l’avait interpellé.
“EST-CE QUE JE T’AI AUTORISÉ À M’ADRESSER LA PAROLE !? C'EST QUAND MÊME DINGUE EN 2018 DE NE PAS POUVOIR ALLER D’UN POINT A À UN POINT B SANS ÊTRE EMMERDÉ PAR UN PUTAIN D’HOMME BLANC CISHET !? “

Sur ces mots, elle lui asséna a un violent coup de boule qui le fit tomber à la renverse. Dans sa chute, il s’arrosa avec sa propre bière.
“VAZY ! POURQUOI TU M’AGRESSE, SALE PUTE ! C’EST PARCE QUE JE SUIS MUSULMAN, C’EST ÇA !? “

Il se releva énervé, en pointant son canif vers elle. Décontenancée par ses mots et son arme, la femme fit un pas en arrière.
“M’agresser ne vous rendra pas service. Ni à vous, ni aux gens de votre communauté qui souffre déjà tellement de discriminations au quotidien…

- JE VAIS TE FUMER, SALOPE !”

Constatant que Pierre-Mohamed avait changé de proie, Célestin saisit cette opportunité pour déguerpir. Il couru comme jamais il n’avait couru.
Il sentait que son agresseur ne l’avait pas suivi, mais il ne stoppa sa course qu’arrivé chez lui. Une fois en sécurité, il reprit lentement son souffle. C’est alors qu’il remarqua, sur sa main, trois traits rouges d’où perlait du sang.
“C'est la femme qui a dû me griffer en me bousculant…” conclut-il.

Sous la contrainte, Célestin accompagna Pierre-Mohamed dans un parc voisin, armé de deux packs de douze bières Heineken.

Au fond de lui, il ne voulait qu’une seule chose : fuir. Mais, il savait que son bourreau, sportif aguerri, ne se laisserait pas semer facilement. Et la crainte des sévices qu’il risquait en cas d'échec tétanisait le pauvre Célestin. “Il va finir par se lasser et me laisser tranquille.” espérait-il naïvement. 

Pierre-Mohamed s’était posé, un joint entre les lèvres.

Célestin osa deux questions.“T-tu comptes boire toutes ses bières ? J-je croyais que tu étais musulman ?


- Alors, primo, oui, je suis musulman. Mais je ne vois pas en quoi ça m’empêche de boire de l’alcool. Et deuzio, non, je ne compte pas toutes les boire, puisque que tu vas les boire avec moi.”


Sur ces mots, il prit une bouteille, tourna le goulot vers La Mecque et la décapsula lentement avec son canif.
“Tiens ! Je t’ai hallalé ta bière !


- M-Merci… C-c’est gentil de ta part…


- Ta gueule et boit ! “


Célestin détestait l’alcool parce qu’il le tenait mal. Mais, il ne voulait pas contrarié son compagnon de beuverie.
Les deux lycéens en était à huit bières quand le soleil commençait à se coucher. Célestin n’était pas bien.


“O-on peut arrêter ? J-je commence à être malade…


- Tu arrêteras quand on n’aura plus d’alcool… ou quand tu feras un coma éthylique… Ça dépend…”


Sans sourciller, il lui tendit une nouvelle bouteille. En la buvant, Célestin ne pu retenir un haut-le-cœur et renversa de la bière sur le sol.

Cette scène fit beaucoup rire Pierre-Mohamed. “Ha ha ha ! Vous les Blancs, vous tenez vraiment pas l'alcool ! Vous êtes vraiment une race de fragiles.


- Mais… T’es aussi blanc que moi…”


Sans doute ragaillardi par l’alcool, Célestin avait osé cette réplique. Mauvaise idée. Visiblement furieux, l'alcoolisé se jeta sur lui et le mit au sol d’une balayette. Puis, il plaça quelques coup de pieds dans le ventre, histoire de bien faire le travail.


“NE ME COMPARE PAS À TOI ! JE VAUX BIEN MIEUX QU’UN CLOPORTE DANS TON GENRE !”


Célestin se releva difficilement.
“T’es toujours vivant ? C'est bien ! Continue à boire maintenant !


- Pourquoi tu me fais tout ça ?


- Parce que ça m’amuse.”


En disant ces mots, Pierre-Mohamed afficha un sourire sadique.
Célestin attaqua sa dixième bière, toujours sous la surveillance attentive de son tortionnaire. Soudain, le regard de Pierre-Mohamed se posa sur une femme qui passait par là. Ses cheveux bleus l’avait interpellé. Complètement désinhibé, il ne put s’empêcher de lui faire remarquer, à sa façon, sa coloration atypique.
“EH ! MADEMOISELLE ! Y’A UN SCHTROUMPH MORT DANS VOS CHEVEUX !”


À ses mots, la passante fonça telle une lionne vers les deux jeunes hommes.
“D’OÙ TU JUGE MON PHYSIQUE !? JE FAIS CE QUE JE VEUX DE MON CORPS !”


Folle de rage, elle écarta violemment Célestin de son passage. Ce dernier ressenti alors une douleur au niveau de la main.
Elle se plaça face à celui qui l’avait interpellé.
“EST-CE QUE JE T’AI AUTORISÉ À M’ADRESSER LA PAROLE !? C'EST QUAND MÊME DINGUE EN 2018 DE NE PAS POUVOIR ALLER D’UN POINT A À UN POINT B SANS ÊTRE EMMERDÉ PAR UN PUTAIN D’HOMME BLANC CISHET !? “


Sur ces mots, elle lui asséna a un violent coup de boule qui le fit tomber à la renverse. Dans sa chute, il s’arrosa avec sa propre bière.
“VAZY ! POURQUOI TU M’AGRESSE, SALE PUTE ! C’EST PARCE QUE JE SUIS MUSULMAN, C’EST ÇA !? “


Il se releva énervé, en pointant son canif vers elle. Décontenancée par ses mots et son arme, la femme fit un pas en arrière.
“M’agresser ne vous rendra pas service. Ni à vous, ni aux gens de votre communauté qui souffre déjà tellement de discriminations au quotidien…


- JE VAIS TE FUMER, SALOPE !”


Constatant que Pierre-Mohamed avait changé de proie, Célestin saisit cette opportunité pour déguerpir. Il couru comme jamais il n’avait couru.

Il sentait que son agresseur ne l’avait pas suivi, mais il ne stoppa sa course qu’arrivé chez lui. Une fois en sécurité, il reprit lentement son souffle. C’est alors qu’il remarqua, sur sa main, trois traits rouges d’où perlait du sang. “C'est la femme qui a dû me griffer en me bousculant…” conclut-il.

