>>POK
Je regarderai ton documentaire une autre fois mais ça m'a l'air assez intéressant, merci.
Sinon on fixe la normalité par rapport à la communauté bien évidemment, car si l'on se place dans le repère de l'individu alors tout chez lui constitue la norme. Sans compter que toute forme d'écart au modèle hétérosexuel ne peut pas être considéré comme une norme viable, puisque c'est le seul modèle qui permet la procréation dans notre espèce.
Je ne pense pas qu'on puisse réduire la psychologie et l'inconscient d'un individu à l'influence biologique, il n'y a pas de seuil fixe hormonal à partir duquel on devient homosexuel après tout. Selon moi l'influence du milieu est plus important, sans compter que l'orientation sexuelle peut varier au cours du temps (même après la puberté).


Citation de Riche
Oui l'homosexualité est naturelle mais elle ne peut pas être considérée à proprement parlé comme "normale" puisque qu'elle ne touche pas la majorité des individus, cad la norme.Pas tout à fait d'accord, d'abord certains animaux semblent montrer un comportement exclusivement homosexuel : c'est le cas de la femelle du macaque japonais qui parfois n'a des rapports sexuels qu'avec des femelles et rejette les avance de tous les males, et de certains espèces d'oiseaux dont je n'ai plus le nom. Un documentaire intéressant sur le sujet :
L'homosexualité est à la fois innée et acquise: innée parce que visiblement liée à une anomalie hormonale durant la période embryonnaire (absence/présence d'un pic de testostérone chez les garçons/filles, plusieurs facteurs en sont responsables comme l'expression de certains gènes ou le stress chez la mère...), et acquise puisque certaines études suggèrent que les fantasme sexuels sont souvent liés à des événements marquants et implicites qu'ils auraient vécu durant leur enfance, on peut supposer que ça s'applique aussi à l'homosexualité.
Donc on peut effectivement avoir une prédisposition à être homosexuel (il n'y a pas un seuil fixe de testostérone en dessous duquel on devient homosexuel), mais ici encore c'est l'influence du milieu le dernier mot.
De plus l'homosexualité chez l'Homme est assez atypique, car si l'on retrouve des comportements homosexuels chez les animaux, aucun individu n'a de rapport sexuel de manière exclusive avec ceux du même sexe. Nos plus proches cousins par exemple, les bonobos, niquent concrètement tout ce qui bouge sans distinction, histoire de maintenir la cohésion du groupe, on peut considérer qu'ils sont bi.
Le fait de se définir comme homosexuel et de sélectionner consciemment des partenaires exclusivement du même sexe, relève d'une forme d'existentialisme propre à l'Homme.
Après par rapport à la normalité, il faut voir dans quel point de vue tu te poses. La norme est définie par la fréquence, le nombre, la normalité, elle peut être individuelle ou collective. Si l'homosexualité est anormale dans le sens ou ce n'est pas la norme, elle est tout à fait normale à l'échelle de l'individu, pour donner un exemple que j'utilise souvent décidément : quand on te prend la tension, on te dit si elle est normale ou pas. Une tension normale est une tension comprise dans un intervalle centré dans auquel 95% des tensions des gens en bonne santé appartiennent. Mais il y a 5% des gens qui sont en bonne santé et qui ont une tension plus basse ou plus haute que la norme. À l'échelle collective, ils ont une tension anormale. Mais à l'échelle de l'individu, ces personnes sont en bonne santé et pas autrement, si on tente de les faire rentrer dans les valeurs normales ces personnes deviennent malades.
Pour l'homosexualité c'est un peu la même chose, donc dire que c'est anormal, ben c'est à prendre avec des pincettes parce que ce n'est pas tout à fait vrai. C'est comme dire à un mec de 2 mètres qu'il est anormal. Oui et non en fait.
Enfin pour la psychologie, oui il y a un impact mais il semble être faible comparé à celui de la génétique et de l'épigénétique plus particulièrement que tu as évoqué dans une parenthèse, je rappelle qu'une étude a analysé 4 gènes spécifiques sur un groupe de sujets et a réussi à déterminer leur orientation sexuelle correctement pour environ 70% d'entre eux.
Je regarderai ton documentaire une autre fois mais ça m'a l'air assez intéressant, merci.
Sinon on fixe la normalité par rapport à la communauté bien évidemment, car si l'on se place dans le repère de l'individu alors tout chez lui constitue la norme. Sans compter que toute forme d'écart au modèle hétérosexuel ne peut pas être considéré comme une norme viable, puisque c'est le seul modèle qui permet la procréation dans notre espèce.
Je ne pense pas qu'on puisse réduire la psychologie et l'inconscient d'un individu à l'influence biologique, il n'y a pas de seuil fixe hormonal à partir duquel on devient homosexuel après tout. Selon moi l'influence du milieu est plus important, sans compter que l'orientation sexuelle peut varier au cours du temps (même après la puberté).

