Citation de Unknow
Certains ont cru devoir admettre deux principes distincts, opposés l’un à l’autre ; mais cette hypothèse est écartée par ce que nous avons dit précédemment. En effet, ces deux principes ne peuvent pas être infinis tous deux, car alors ils s’excluraient ou se confondraient ; si un seul était infini, il serait le principe de l’autre ; enfin, si tous deux étaient finis, ils ne seraient pas de véritables principes, car dire que ce qui est fini peut exister par soi-même, c’est dire que quelque chose peut venir de rien, puisque tout ce qui est fini a un commencement, logiquement, sinon chronologiquement. Dans ce dernier cas, par conséquent, l’un et l’autre, étant finis, doivent procéder d’un principe commun, qui est infini, et nous sommes ainsi ramené à la considération d’un Principe unique. D’ailleurs, beaucoup de doctrines que l’on regarde habituellement comme dualistes ne sont telles qu’en apparence ; dans le Manichéisme comme dans la religion de Zoroastre, le dualisme n’était qu’une doctrine purement exotérique, recouvrant la véritable doctrine ésotérique de l’Unité : Ormuzd et Ahriman sont engendrés tous deux par Zervané-Akérêné, et ils doivent se confondre en lui à la fin des temps.
Ton avis sur cette citation ?
De la branlette intellectuelle inutile inspiré par le zervanisme ( au mieu ). Mais tu sais déja ce que je pense de Guénon et de sa vision du dualisme cher frère, je citerais donc :
« De ces deux principes fondamentaux qui ont été conçus comme jumeaux et qui naissent dans la pensée, l'un représente le bien et l'autre le mal. Entre ces deux, le sage choisit le bien et l'ignorant le mal. Et lorsque, dès l'origine, ces deux principes fondamentaux se sont rencontrés, ils ont créé la vie et la non-vie. Ainsi les disciples de la Justesse atteindront la meilleure existence et les disciples du mensonge ne la connaîtront pas. De ces deux principes opposés, le disciple du mensonge choisira les pires actions, alors que celui qui va vers les meilleures pensées satisfait Ahura Mazda en choisissant la Justesse et en persévérant pour l'atteindre » (Avesta, I : Yasna, gâtha 30, trad. Khosro Khazai Pardis, Les Gathas. Le livre sublime de Zarathoustra, 2011, p. 128).
