Citation de Osamodas
Ca se base sur quoi au juste cette fumisterie "d'expression de genre" ?
On est ce qu'on est pas ce qu'on croit/ressent ce qu'on est
Je vais essayer d'expliquer ma vision des choses

En principe, tu seras surement d'accord pour dire que des hommes sont plus ou moins masculins et des femmes plus ou moins féminines, que cela varie selon les individus sans qu'on puisse y faire grand chose. On n'est pas tous des boeufs de testo poilus avec une voix grave qui aimons le foot.
- Les essentialistes et conservateurs ont tendance à tout rapporter à la nature, au terre à terre, au sexe biologique basique : zizi = homme. Quelqu'un qui s'identifie autrement = malade ou perdu.
- Les LGBT+, féministes de nouvelle vague et gauche progressiste moderne ont tendance elles à tout expliquer par la construction sociale. Par exemple "s'il y a plus de mères au foyer et moins de femmes grands patrons" pour eux c'est uniquement parce qu'on élève les filles en leur apprenant à être en retrait, douce, pas trop ambitieuses, à s'occuper plus des enfants,...
La vérité est en fait entre les deux. Ce qui définit la personnalité d'un individu c'est : sa génétique, son sexe biologique et ses hormones, mais aussi son passif, son éducation et la construction sociale, notamment celle des genres masculin et féminin, de la culture au sein de laquelle il évolue

Certaines personnes ne se sentent simplement pas du tout coller à leur genre, à ce que "devrait être un homme/femme" et ont une affinité plus grande avec les codes de l'autre genre, ou bien se situent entre les deux. Il faut pas se référer à l'exemple gag du type qui s'offusque qu'on le prenne pour un homme avec sa barbe et son look masculin.
La dysphorie de genre a toujours existé mais c'était réprimé, surtout dans une société plus religieuse où la croyance est que Dieu commande à l'homme et la femme de s'unir et de faire des enfants, et où l'information sur ces cas rares était difficile à trouver. C'est depuis longtemps beaucoup mieux accepté dans la culture indienne par exemple

Souvent il y a des signes dès la petite enfance chez les trans (il veut mettre une robe) et cela se précise à la puberté avec un mal-être lorsque le corps évolue avec les caractères sexuels secondaires.
Certains restent dans leur genre de naissance toute leur vie, ou plusieurs décennies avant de sauter le pas. Ils le font pour se fondre dans le paysage et correspondre à ce que la société, leur famille, leurs amis attendent d'eux, malgré leur ressenti ou incertitude. Ca donne des cas étonnants comme ceux Caitlyn Jenner ou des réalisateurs frères-soeurs de Matrix par exemple

Je dirais que les stéréotypes de genre : comment doit être un vrai mec/fille nous servent beaucoup de repères et d'ordre. Ce que les conservateurs adorent, et pourquoi ils ont en général plus de mal à considérer, tolérer les gens qui ne rentrent pas dans le moule homme ou femme. Quand on est pas habitué et qu'on préfère le modèle très largement majoritaire, ça nous met mal à l'aise. On peut trouver ça "pas naturel" donc pas sain, pas moral et potentiellement dangereux, idem pour les gays.
Pour structurer un groupe, une société, je crois qu'il est plus facile d'avoir des rôles homme-femme complémentaires qui renforcent les différences biologiques élémentaires réelles entre les sexes chez la plupart des individus. Ainsi qu'un modèle familial unique validé/renforcé par la religion. Plutôt que des situations rares et complexes de personnes dont le ressenti est un peu difficile à comprendre, quand on se sent soi-même en accord avec son genre et qu'on n'a pas d'exemples de référence de telles personnes dans sa vie de tous les jours

Il faut comprendre que les transgenres, comme les gays, ne choisissent pas ce qu'ils ressentent. S'il y en a un peu plus qu'avant, c'est parce qu'on les pousse moins à se conditionner dans leur genre/sexe de naissance qu'avant (d'où l'impression de certains qu'il s'agit d'une "contamination par décadence morale.''
Et parce qu'ils sont plus visibles sur le net et dans ce qui est relayé. Enfin, leur condition ne les empêche pas de s'accomplir professionnellement, amicalement, amoureusement ni d'être utiles à la société s'ils sont acceptés, ou au moins tolérés 

