Qu'on s'aligne tous sur un point : l'écriture dite "inclusive" est une tare pour la langue française. Ca rend les phrases lourdingues, illisibles, au nom d'une pseudo "égalité des sexes". Je veux bien l'entendre et je suis totalement d'accord.
D'ailleurs en tant que personne qui écrit beaucoup dans sa vie personnel, je suis farouchement opposée à la banalisation de torchage de cul bienpensant. Je vais pas paraphraser ce que l'Académie a déjà dit ( http://www.academie-franc[...]-lecriture-dite-inclusive
), mais l'idée est là : ça rebute, ça complexifie inutilement, ça empêchera les gens qui veulent apprivoiser la langue de réellement se l'approprier.
Qu'on s'entende, hein : manipuler la langue, respecter la langue, ce n'est pas non plus ne jamais faire de faute. Ce n'est pas bourrer les yeux de son voisin à coups de de diatribes, de vocabulaire pompeux ou de petit doigt en l'air. Respecter et aimer sa langue, c'est avant tout vouloir la faire vivre et l'utiliser intelligemment... pour communiquer des idées.
Maintenant que ça, c'est éclairci... il serait peut-être temps de soulever l'hypocrisie ambiante (sur ce forum ou ailleurs) vis à vis de cette écriture inclusive.
On lui reproche de "tuer" la langue française. Je veux bien l'entendre aussi. Parce que ça rend son usage difficile, parce que ça dénature des mots, parce que ça tord des règles établies au nom d'une égalité superficielle (parce que oui, messieurs-dames, j'ai beau écrire lecteur.ice.s, le masculin arrive toujours en premier et on pourra toujours le pointer, donc on trouvera toujours matière à râler. Les féminazies auront toujours du grain à moudre et une raison pour tortiller du quintal de gras qui leur sert de cul).
Mais notre langue française, j'en voyais pas beaucoup la défendre quand les chiffres sur l'acquisition de la lecture ou de l'écriture au collège sont tombés ces dernières années. J'en voyais pas des masses qui s'insurgeaient quand le passage à l'ère Internet et des écrans (dont j'ai aussi profité, hein, je m'inclus dedans) a permis l'avènement des "mais on est pas en cours de français, hein !" et autres raccourcis orthographiques.
Je vais vous dire, ça fait plusieurs années que la langue française perd de sa fraîcheur. Les jeunes lisent moins, n'écrivent presque plus. Les collégiens galèrent à lire, à écrire et s'offusquent quand on leur propose une dictée. Les jeunes adultes se débattent avec la moindre lettre de motivation. Les gens perdent de vue l'importance de la langue : comme pilier d'un patrimoine culturel, mais aussi comme pilier d'une identité nationale et comme vecteur essentiel à l'expression d'idées.
Les jeunes savent de moins en moins lire en sixième.
Ils savent de moins en moins se renseigner dans des livres.
Ils voient les livres comme une corvée scolaire plutôt que comme un outil.
Ils voient l'écriture comme une plaie plutôt que comme un moyen d'expression.
Mais ça, cette perte de matière, ça fait des années qu'elle est en cours. Il vous a fallu quelques dégénérés siphonnés du hashtag, des névrosés de Tumblr, pour que vous vous en rendiez compte.
Parmi vous, y en a pas la moitié qui se battent réellement pour la langue française. Y en a qui utilisent la lutte pour la langue comme d'un prétexte pour pisser sur des abrutis, et ça, c'est peut être encore plus insupportable que les ahuries qu'on nous sert sur Madz ou sur facebook. On a des mots usés, des mots tombés en désuétude. On fronce du nez quand quelqu'un utilise un mot un peu précieux en y voyant une arrogance systématique. On se moque gentiment quand on essaie de faire vivre notre langue ou ses mots.
Ce bordel d'écriture inclusif, c'est pas la cause ni le visage de la décadence que vous pointez. C'est la conséquence directe de la transformation de notre culture et de nos éducations.
Si vous aimez notre langue française au point qu'elle vous pousse à prendre les armes contre l'ennemi arc-en-ciel (
), alors lisez, écrivez, faites la vivre, étudiez la linguistique, l'étymologie, le vocabulaire. Faites lire vos enfants, soyez regardants vis à vis de l'orthographe (encore une fois, respecter la langue ce n'est pas écrire comme un pisse-vinaigre de grammar nazi). Faites quelque chose de concret, bon sang.
Vous savez à quoi tient cette novlangue pseudo-progressiste à la sauce cyprine ?
A cette phrase : "Le masculin l'emporte sur le féminin".
Voilà ce qui a foutu un tel purin dans la tête de quelques gamines frustrées. Ce n'est pas une réalité de langue : le masculin prend une valeur de neutre dans un pluriel qui associe des femmes et des hommes. Point barre. Ce n'est pas plus à discuter que le fait que les allégories soient souvent féminines (La Liberté, La Mort, La Vie, La Chance etc.).
Et perso ça me gonfle pas mal que d'un coup, on ait comme un sursaut identitaire, un regain d'amour pour la langue... qui ne soit en réalité que le reflet plus présentable d'une simple haine dirigée contre la frange la plus stupide et extrême du féminisme.
C'est dommage
D'ailleurs en tant que personne qui écrit beaucoup dans sa vie personnel, je suis farouchement opposée à la banalisation de torchage de cul bienpensant. Je vais pas paraphraser ce que l'Académie a déjà dit ( http://www.academie-franc[...]-lecriture-dite-inclusive
Qu'on s'entende, hein : manipuler la langue, respecter la langue, ce n'est pas non plus ne jamais faire de faute. Ce n'est pas bourrer les yeux de son voisin à coups de de diatribes, de vocabulaire pompeux ou de petit doigt en l'air. Respecter et aimer sa langue, c'est avant tout vouloir la faire vivre et l'utiliser intelligemment... pour communiquer des idées.
Maintenant que ça, c'est éclairci... il serait peut-être temps de soulever l'hypocrisie ambiante (sur ce forum ou ailleurs) vis à vis de cette écriture inclusive.On lui reproche de "tuer" la langue française. Je veux bien l'entendre aussi. Parce que ça rend son usage difficile, parce que ça dénature des mots, parce que ça tord des règles établies au nom d'une égalité superficielle (parce que oui, messieurs-dames, j'ai beau écrire lecteur.ice.s, le masculin arrive toujours en premier et on pourra toujours le pointer, donc on trouvera toujours matière à râler. Les féminazies auront toujours du grain à moudre et une raison pour tortiller du quintal de gras qui leur sert de cul).
Mais notre langue française, j'en voyais pas beaucoup la défendre quand les chiffres sur l'acquisition de la lecture ou de l'écriture au collège sont tombés ces dernières années. J'en voyais pas des masses qui s'insurgeaient quand le passage à l'ère Internet et des écrans (dont j'ai aussi profité, hein, je m'inclus dedans) a permis l'avènement des "mais on est pas en cours de français, hein !" et autres raccourcis orthographiques.
Je vais vous dire, ça fait plusieurs années que la langue française perd de sa fraîcheur. Les jeunes lisent moins, n'écrivent presque plus. Les collégiens galèrent à lire, à écrire et s'offusquent quand on leur propose une dictée. Les jeunes adultes se débattent avec la moindre lettre de motivation. Les gens perdent de vue l'importance de la langue : comme pilier d'un patrimoine culturel, mais aussi comme pilier d'une identité nationale et comme vecteur essentiel à l'expression d'idées.
Les jeunes savent de moins en moins lire en sixième.
Ils savent de moins en moins se renseigner dans des livres.
Ils voient les livres comme une corvée scolaire plutôt que comme un outil.
Ils voient l'écriture comme une plaie plutôt que comme un moyen d'expression.
Mais ça, cette perte de matière, ça fait des années qu'elle est en cours. Il vous a fallu quelques dégénérés siphonnés du hashtag, des névrosés de Tumblr, pour que vous vous en rendiez compte.
Parmi vous, y en a pas la moitié qui se battent réellement pour la langue française. Y en a qui utilisent la lutte pour la langue comme d'un prétexte pour pisser sur des abrutis, et ça, c'est peut être encore plus insupportable que les ahuries qu'on nous sert sur Madz ou sur facebook. On a des mots usés, des mots tombés en désuétude. On fronce du nez quand quelqu'un utilise un mot un peu précieux en y voyant une arrogance systématique. On se moque gentiment quand on essaie de faire vivre notre langue ou ses mots.
Ce bordel d'écriture inclusif, c'est pas la cause ni le visage de la décadence que vous pointez. C'est la conséquence directe de la transformation de notre culture et de nos éducations.

Si vous aimez notre langue française au point qu'elle vous pousse à prendre les armes contre l'ennemi arc-en-ciel (
), alors lisez, écrivez, faites la vivre, étudiez la linguistique, l'étymologie, le vocabulaire. Faites lire vos enfants, soyez regardants vis à vis de l'orthographe (encore une fois, respecter la langue ce n'est pas écrire comme un pisse-vinaigre de grammar nazi). Faites quelque chose de concret, bon sang.Vous savez à quoi tient cette novlangue pseudo-progressiste à la sauce cyprine ?
A cette phrase : "Le masculin l'emporte sur le féminin".
Voilà ce qui a foutu un tel purin dans la tête de quelques gamines frustrées. Ce n'est pas une réalité de langue : le masculin prend une valeur de neutre dans un pluriel qui associe des femmes et des hommes. Point barre. Ce n'est pas plus à discuter que le fait que les allégories soient souvent féminines (La Liberté, La Mort, La Vie, La Chance etc.).
Et perso ça me gonfle pas mal que d'un coup, on ait comme un sursaut identitaire, un regain d'amour pour la langue... qui ne soit en réalité que le reflet plus présentable d'une simple haine dirigée contre la frange la plus stupide et extrême du féminisme.
C'est dommage
