Pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie, chacune de mes envies et de mes nuits. Il faudrait connaître ma mémoire, même celle qui se cache, et toute mon histoire, mes traumatismes. L'exact façon dont mes oreilles captent le son, surtout l'influence des mots, si bien qu'aucun n'est capable d'exprimer ma pensée, et ma vision de tout ce que je vois, des détails auxquelles je m'attarde, comprendre ma vie comme je ne la comprend pas.
Il faudrait mieux savoir que ce que je crois déjà, parce que moi non plus, je ne la connais pas.
Il faudrait mieux savoir que ce que je crois déjà, parce que moi non plus, je ne la connais pas.