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Avatar de SasukeNihiliste SasukeNihiliste
Dom Juan aux enfers:

Arrive un condamné dont je connais l'allure,
Asservi de passions, guidé par la luxure.
Un esprit malfaisant qui balafre les cœurs,
Un maitre en perfidie qui se moque des mœurs,

Pervertissant les âmes de belles blandices,
Un physique charmeur instrument de malice,
Il bafoue l'intangible de cruels délices,
Se dérobe aux présages, éternise ses vices.

Trahit même son père pour défier les cieux,
Délaisse les vertus attachées au sang bleu,
Mais la vie d'un impie perd vite ses saveurs,

La damnation du ciel ne concède faveur,
Abattu par sa foudre, livré à Lucifer,
Il subit sans repos le brasier des enfers.

Paysages :
Admirez patiemment les traits du paysage,
Ses multiples climats dessinent son visage.
D’immenses étendues poursuivent l’horizon,
Ecoutez la borée déclamer l’oraison.
Sa douce symphonie vient orner le silence,
L’harmonie de ces chants transporte les consciences
Ses échos parcourant les montagnes et les plaines,
Parviennent les messages de régions lointaines.
Les flots et les ruisseaux s’écoulent avec l’histoire,
Des empreintes du temps émergent ses mémoires.
Défilèrent devant lui l’humain et sa nature,
Florissant face à lui sous toutes ces allures

Songes nostalgiques:
Je languis seul, étiolé, fané par le temps
Effrité, consumé par tous ses événements
Attendant que pour moi retentisse le glas
Ressassant le passé, submergé par l'émoi
Mon âge ne laisse plus de place à l'espoir
Les doutes disparaissent avec l'envie de croire
Finis les embrasements des amours de jeunesse
Finis les grands chagrins des relations qui blessent
Fini l'émerveillement de chaque découverte
Finies les joies des gains et déceptions des pertes
Finie l'exaltation des projets d'avenir
S'achève mon passage et mon envie d'écrire
Les hommes de vertu s'éteignent avec les traitres
Je n'ai plus à bâtir ou d'actions à commettre
À quoi rime ce passé dont je ne vois le fruit ?
Je ne laisse aucune trace et disparais sans bruit.

Crépuscule :
Au loin, où se cambrent les cieux,
Flamboie sur les parois d'azur,
Inonde et orne leur courbure,
Le brasier véhément des dieux.
Plus tard se trouble son éveil,
Enseveli d'un voile noir,
S'adoucit son éclat vermeil,
Criblé des fournaises du soir.
L'empyrée couvre le silence,
La nuit dérobe ses nuances,
Trompe les êtres de mirages,
Anime les natures sauvages.

Sans titre:
Je ne peux délaisser ces tendresses et mémoires,
Ne saurais oublier ces journées et ces soirs.
La douce féerie des ballades hivernales,
Qui scindent la commune ornée de ta chandelle,
Noyé dans la fraicheur de la voûte brumale,
Je savoure en ta main ton étreinte charnelle.
Contemplant près de toi l'écoulement des saisons,
Scintille ce spectacle émaillant l'horizon
Accueillant les milliers de floraisons vernales
Embrasant les vallées de leur élan vermeil,
Je croise en ton regard ces deux fragments d'opale,
Bleus comme des saphirs, irisés au soleil.
Si friand de ces orbes aux reflets nitescents
Qu'ornent de leur éclat tes cheveux flavescents,
S'y laissent choir les flots de mes songes enfouis,
D'un échange exaltant figent le cours du temps,
Apaisent mon esprit et ses furieux torrents
D'un silencieux larcin volent sa frénésie.
Je te donne ces vers rédigés d'une main
Animée par la fougue enivrante de l'âme
Qu'elle dessine un sourir' de son éclat carmin
Et réchauffe ton cœur de l'ardeur de sa flamme.