[RISITAS] Leurs vies de PUTE, ma vie de CUCK
Chapitre soixante-septième : La peur mène à la colère
"Merde... Merde !... MERDE !"
Pour la quinzième fois, je mord rageusement mes draps et laisse échapper un cri sourd. Ou du moins, je feigne de crier par peur de réveiller mon camarade de chambre qui dort dans le lit d'à côté.
"PUTAIN !!!"
Il est déjà une heure du matin passé, et mon coeur bat comme une petite chose fragile. Il bat fort et rapidement, il cherche comme une petite souris, à échapper à un terrible prédateur...
"J'avais tout, j'avais tout putain, comment ça à pu dégénérer à ce point ?!"
...
...
Elle est si belle... Nos meilleurs souvenirs me remontent en tête, notre première rencontre, dans ce hall, entouré et isolés par la neige... Nos soirées à se téléphoner, à se regarder par la fenêtre, sous les étoiles du début d'automne... Nos premiers baisers...

...
...
"MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !!!!!!!!!!!!!!!!!"
Et pour la seizième fois, je hurle intérieurement en serrant mon traversin de toute mes forces. J'avais tout réussi, pour la première fois de ma vie un amour m'était réciproque, une fille tenait à moi autant que je tenais à elle, j'avais découvert le plus beau sentiment du monde et je baignais dans un bonheur immuable...

Si je pouvais seulement... Si j'avais fait ceci, ou ça... Mon imagination reprend le dessus sur la réalité et de multiples scénarios explosent dans ma tête... Je la récupère, elle m'échappe, dans un jeu incessant du chat et de la souris... Je m'endors finalement, bien plus tard, de fatigue...
______________________________________________________________________________________
Vendredi matin
Je me lève, comme tout les jours, sans douleur, sans tristesse, un jour normal...

[Je suis désolée, mais je pense qu'il faut arrêter tout ca]
Putain de merde, c'est vrai !
Une pointe, un pieu, une explosion dans mon coeur, et je m'habille lentement pour aller prendre mon petit-déjeuner, seul.
Je n'attend personne pour aller manger, je veut être seul, je ne suis pas encore prêt à en parler à voix haute, il me faut encore l'accepter

Je monte les escaliers, fait la queue, prend mon plateau et m'installe sur une table en retrait, en mangeant les yeux rivés sur mon bol de céréale. Ironie du sort, Wendy et sa bande de copine démentes viennent manger juste à côté de moi





Je supportent leurs conversations insupportables et m'en vais 15 minutes plus tard.
Par réflexe, je cherche Marianne tout autour de moi

Je la vois, à l'autre bout de la salle, elle ne me vois pas

Un puissant sentiment de tristesse et de colère prend alors possession de moi, il m'arrive comme une décharge électrique et je détourne vivement le regard, en marchant d'un pas pressé vers la sortie, le regard froid, le coeur en feu

Durant le premier cours du matin, je fait finalement part de la nouvelle à Mathias et Benjamin.
- Te laisse plus avoir par cette connasse ! Lève les yeux et dis-toi que t'est libre maintenant !

- C'est pas une connasse... Elle est juste plus heureuse sans... Sans moi...

- Arrête de la défendre putain, elle t'a quitté pour se foutre avec un fils de pute !

- Ah ça je suis d'accord, ce type est un fils de pute

- Bon, on va prendre un café pour se changer les idées ?

- Ok...

Soudain, le même sentiment qu'à la cantine refait surface

- Non, je veut pas y aller, ou alors apportez moi un café, je vous files 40 centimes
- Ba... Non, viens avec nous, il t'arrive quoi là ?

- C'est que... Il va y avoir Marianne là-bas, c'est sur et je ne veut pas la voir

- C'est ridicule, t'aura qu'à pas la regarder et basta, si on refusait d'aller là où sont les gens qu'on aiment pas, on n'irais plus nul part ! Amènes toi, avec nous, viens !

Je me laisse finalement convaincre. C'est vrai que c'est stupide après tout... Ca me fera mal de la voir, c'est sûr, mais il faut bien vivre...

Je les suis donc. Au fur et à mesure que nous nous approchons du hall du bâtiment principal, mon coeur bat de plus en plus fort, comme si j'approchais de la gueule du loup. Je tente de combattre ce sentiment.
"Arrête, Shima, arrête... C'est bon là... Calme toi, tu va juste dans le hall prendre un café !"

Puis, nous entrons.






...
...


...
...


Là.
Juste... Devant... Moi...
A 5 mètres.
Entourés d'une bande d'amis.
Marianne... Ma Marianne... Mon amour...
Embrassait passionnément.
Elle l'embrassait, les yeux fermés, un bras derrière sa nuque, à pleine bouche

Juste... Devant... Moi...

Dans mon cerveau, il y a un blanc. Je n'entend plus rien du tout, et ma vision se réduit jusqu'à ne voir que... "Ca"... Je reste là, debout et sans bouger, comme une statue de cire. Stoïque, je sens des gens passer derrière moi, et Benjamin prendre un café... Mais je m'en fiche...

Mathias vient doucement me tirer de là :
"- Shima... C'est bon, viens, arrête..."
Elle ne me regarde même pas...
- Elle ne m'a même pas vu...

- Tant mieux, allez, c'est bon, prend ton café...

"La peur est le chemin vers le côte obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance"
- Non, je vais aller fumer une clope.

Une énergie sans précédent remplit mon corps, et je fonce en direction de Mar... Maria... En direction de... De "CA"
Mais... Je n'ai pas le courage d'aller parler, de lancer une confrontation directe. Je ne fait au final que passer juste à côté d'eux d'un pas rageur...
En fumant ma clope, la colère se mélange au désespoir... Les gouttes d'eau qui tombent faiblement du ciel me rappellent Laura...

"- C'est fini entre nous !
"
J'ai vraiment été un con fini...
______________________________________________________________________________________
Durant le week-end, je regarde les murs de ma chambre. Tous, portent une trace de Marianne.
Un dessin, accroché au mur ici, une photo là, une autre là-bas... Je les regardes... Longtemps... Me délectant de chacun de ces souvenirs, de chacune de ses petites choses qui nous avaient construit... Pour la première fois depuis des mois, je reparle à Laura

Le Dimanche soir, par envie de me faire du mal en écoutant de la musique dépressive comme l'adolescent vivant sa première séparation que je suis, je regarde le profil Facebook de Marianne.


[En couple avec : Lucas Minchella]


Comment peut-elle faire ça... Alors qu'elle ne voulait dire à personne qu'elle et moi sortions ensemble ? Comment peut-elle s'afficher maintenant avec lui ?!



"La peur est le chemin vers le côte obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance"


- BORDEL !

J'entreprend alors une folie. Puisqu'elle n'hésitait pas à jeter 6 mois de relation en deux jours, j'allais en faire de même

Je vais tout faire cramer

Les dessins, les photos, les petites cadeaux, TOUT

Allez, un petit peu d'alcool à brûler ramener de l'atelier...

Sur le rebord de ma fenêtre

Comme un mâle alpha, je m'allume une cigarette, la fume en entière, et jette le mégot encore rougeoyant dans le mélange de papier, d'alcool et de plastique, comme le ferais le Général Sheperd

Mais ça marche pas

Alors j'allume toute cette merde avec mon briquet, en me brûlant au passage

Mais bref, j'en rallume une en regardant tout ces souvenirs brûler... Je ne peut m'empêcher de me voir comme un soldat au Vietnam entrain de regarder un village brûler au napalm...

Je passe finalement la nuit en visioconférence sur Skype avec Charlène

Tout en lui parlant, je fait finalement brûler la moitié des matières plastiques de ma chambre dans un bol en céramique, et les vapeurs me shootent complètement...

Putain, qui aurait crû qu'en l'espace de quelques jours, je passerait d'un yes-life en couple, en un déchet qui se shoot à la vapeur de blanco brûlé ?

Chapitre soixante-septième : La peur mène à la colère
"Merde... Merde !... MERDE !"
Pour la quinzième fois, je mord rageusement mes draps et laisse échapper un cri sourd. Ou du moins, je feigne de crier par peur de réveiller mon camarade de chambre qui dort dans le lit d'à côté.
"PUTAIN !!!"
Il est déjà une heure du matin passé, et mon coeur bat comme une petite chose fragile. Il bat fort et rapidement, il cherche comme une petite souris, à échapper à un terrible prédateur...
"J'avais tout, j'avais tout putain, comment ça à pu dégénérer à ce point ?!"
...

...Elle est si belle... Nos meilleurs souvenirs me remontent en tête, notre première rencontre, dans ce hall, entouré et isolés par la neige... Nos soirées à se téléphoner, à se regarder par la fenêtre, sous les étoiles du début d'automne... Nos premiers baisers...


...

..."MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !!!!!!!!!!!!!!!!!"
Et pour la seizième fois, je hurle intérieurement en serrant mon traversin de toute mes forces. J'avais tout réussi, pour la première fois de ma vie un amour m'était réciproque, une fille tenait à moi autant que je tenais à elle, j'avais découvert le plus beau sentiment du monde et je baignais dans un bonheur immuable...


Si je pouvais seulement... Si j'avais fait ceci, ou ça... Mon imagination reprend le dessus sur la réalité et de multiples scénarios explosent dans ma tête... Je la récupère, elle m'échappe, dans un jeu incessant du chat et de la souris... Je m'endors finalement, bien plus tard, de fatigue...
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Vendredi matin
Je me lève, comme tout les jours, sans douleur, sans tristesse, un jour normal...


[Je suis désolée, mais je pense qu'il faut arrêter tout ca]
Putain de merde, c'est vrai !

Une pointe, un pieu, une explosion dans mon coeur, et je m'habille lentement pour aller prendre mon petit-déjeuner, seul.
Je n'attend personne pour aller manger, je veut être seul, je ne suis pas encore prêt à en parler à voix haute, il me faut encore l'accepter


Je monte les escaliers, fait la queue, prend mon plateau et m'installe sur une table en retrait, en mangeant les yeux rivés sur mon bol de céréale. Ironie du sort, Wendy et sa bande de copine démentes viennent manger juste à côté de moi






Je supportent leurs conversations insupportables et m'en vais 15 minutes plus tard.
Par réflexe, je cherche Marianne tout autour de moi


Je la vois, à l'autre bout de la salle, elle ne me vois pas


Un puissant sentiment de tristesse et de colère prend alors possession de moi, il m'arrive comme une décharge électrique et je détourne vivement le regard, en marchant d'un pas pressé vers la sortie, le regard froid, le coeur en feu


Durant le premier cours du matin, je fait finalement part de la nouvelle à Mathias et Benjamin.
- Te laisse plus avoir par cette connasse ! Lève les yeux et dis-toi que t'est libre maintenant !


- C'est pas une connasse... Elle est juste plus heureuse sans... Sans moi...


- Arrête de la défendre putain, elle t'a quitté pour se foutre avec un fils de pute !


- Ah ça je suis d'accord, ce type est un fils de pute


- Bon, on va prendre un café pour se changer les idées ?


- Ok...


Soudain, le même sentiment qu'à la cantine refait surface


- Non, je veut pas y aller, ou alors apportez moi un café, je vous files 40 centimes

- Ba... Non, viens avec nous, il t'arrive quoi là ?


- C'est que... Il va y avoir Marianne là-bas, c'est sur et je ne veut pas la voir


- C'est ridicule, t'aura qu'à pas la regarder et basta, si on refusait d'aller là où sont les gens qu'on aiment pas, on n'irais plus nul part ! Amènes toi, avec nous, viens !


Je me laisse finalement convaincre. C'est vrai que c'est stupide après tout... Ca me fera mal de la voir, c'est sûr, mais il faut bien vivre...


Je les suis donc. Au fur et à mesure que nous nous approchons du hall du bâtiment principal, mon coeur bat de plus en plus fort, comme si j'approchais de la gueule du loup. Je tente de combattre ce sentiment.
"Arrête, Shima, arrête... C'est bon là... Calme toi, tu va juste dans le hall prendre un café !"


Puis, nous entrons.






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Là.
Juste... Devant... Moi...
A 5 mètres.
Entourés d'une bande d'amis.
Marianne... Ma Marianne... Mon amour...
Embrassait passionnément.
Elle l'embrassait, les yeux fermés, un bras derrière sa nuque, à pleine bouche


Juste... Devant... Moi...


Dans mon cerveau, il y a un blanc. Je n'entend plus rien du tout, et ma vision se réduit jusqu'à ne voir que... "Ca"... Je reste là, debout et sans bouger, comme une statue de cire. Stoïque, je sens des gens passer derrière moi, et Benjamin prendre un café... Mais je m'en fiche...


Mathias vient doucement me tirer de là :
"- Shima... C'est bon, viens, arrête..."
Elle ne me regarde même pas...
- Elle ne m'a même pas vu...


- Tant mieux, allez, c'est bon, prend ton café...


"La peur est le chemin vers le côte obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance"
- Non, je vais aller fumer une clope.


Une énergie sans précédent remplit mon corps, et je fonce en direction de Mar... Maria... En direction de... De "CA"

Mais... Je n'ai pas le courage d'aller parler, de lancer une confrontation directe. Je ne fait au final que passer juste à côté d'eux d'un pas rageur...
En fumant ma clope, la colère se mélange au désespoir... Les gouttes d'eau qui tombent faiblement du ciel me rappellent Laura...


"- C'est fini entre nous !

"J'ai vraiment été un con fini...
______________________________________________________________________________________
Durant le week-end, je regarde les murs de ma chambre. Tous, portent une trace de Marianne.
Un dessin, accroché au mur ici, une photo là, une autre là-bas... Je les regardes... Longtemps... Me délectant de chacun de ces souvenirs, de chacune de ses petites choses qui nous avaient construit... Pour la première fois depuis des mois, je reparle à Laura


Le Dimanche soir, par envie de me faire du mal en écoutant de la musique dépressive comme l'adolescent vivant sa première séparation que je suis, je regarde le profil Facebook de Marianne.


[En couple avec : Lucas Minchella]


Comment peut-elle faire ça... Alors qu'elle ne voulait dire à personne qu'elle et moi sortions ensemble ? Comment peut-elle s'afficher maintenant avec lui ?!




"La peur est le chemin vers le côte obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance"


- BORDEL !


J'entreprend alors une folie. Puisqu'elle n'hésitait pas à jeter 6 mois de relation en deux jours, j'allais en faire de même


Je vais tout faire cramer


Les dessins, les photos, les petites cadeaux, TOUT


Allez, un petit peu d'alcool à brûler ramener de l'atelier...


Sur le rebord de ma fenêtre


Comme un mâle alpha, je m'allume une cigarette, la fume en entière, et jette le mégot encore rougeoyant dans le mélange de papier, d'alcool et de plastique, comme le ferais le Général Sheperd


Mais ça marche pas


Alors j'allume toute cette merde avec mon briquet, en me brûlant au passage


Mais bref, j'en rallume une en regardant tout ces souvenirs brûler... Je ne peut m'empêcher de me voir comme un soldat au Vietnam entrain de regarder un village brûler au napalm...


Je passe finalement la nuit en visioconférence sur Skype avec Charlène


Tout en lui parlant, je fait finalement brûler la moitié des matières plastiques de ma chambre dans un bol en céramique, et les vapeurs me shootent complètement...


Putain, qui aurait crû qu'en l'espace de quelques jours, je passerait d'un yes-life en couple, en un déchet qui se shoot à la vapeur de blanco brûlé ?

