J’ai rencontré une meuf sur Facebook. 299 110 messages plus tard...
On a commencé par flirter gentiment en ligne. Puis, sans l’avoir jamais vu, je suis devenu raide dingue de Charlotte.
Par Philippe, riverain
J’ai rencontré une fille sur Facebook.
J’étais célibataire depuis six mois, après une relation de cinq ans, souhaitant rencontrer une fille avec qui partager une histoire, . J’ai posté une photo de moi sur une page Facebook dédiée aux rencontres. Et charlotte s’est manifesté. Nous rigolons plusieurs jours sur cette page avant de nous ajouter l’un l’autre en amis.
En ligne, je fais aussi la connaissance de Marie, une très bonne amie de Charlotte. Nous nous lions d’amitié. Je la rencontre quelques jours plus tard, à Reims, autour d’une putain de bonne blonde!! Elle devient ma confidente, une de mes plus proches amies.
« J’étais en train de tomber amoureux »
Charlotte était en couple. Mais nos discussions étaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues. Derrière mon PC, je n’attendais qu’une chose : ses messages, ses « COUCOU», ses « ça me fait plaisir de te parler ». Mon cœur chavirait.
J’ai décidé de lui dire que des sentiments étaient en train de naître, que je ne voulait pas mettre le bazar dans son couple mais que par respect je ne pouvais pas lui parler mine de rien alors que j’étais en train de tomber amoureux.
Oui, amoureux. Moi qui pensais que c’était impossible d’avoir des sentiments à l’égard de quelqu’un que l’on n’avait jamais vu. Enfin, juste en photo.
« Je rencontre plusieurs de ses amis »
Chatlotte m’a dit qu’elle ressentait les mêmes choses, mais restait perturbé par le fait que l’on s’attache l’un à l’autre avec une telle force. Elle refusait que l’on se rencontre phhysiquement – question de principe puisqu’elle était en couple.
Quelques semaines plus tard, elle a sauté le pas : la voilà célibataire. Le cœur battant la chamade, je lui propose immédiatement de le rencontrer. Impossible ce week-end là : elle a sa fille, Julie.
Je suis déçu mais je comprends. Je comprends aussi qu’entre sa fille à charge, son travail d’ambulanciere, le mien de chef de plonge, chacun de nous dans un département différent, ça ne va pas être simple. Elle me rassure :
« Tout vient à point à qui sait attendre. »
C’est le début d’une longue période d’attente. Période durant laquelle je « rencontre » sur Facebook plusieurs de ses amis : Nolwen, Sasuke (le petit-ami de Guillaume) et jfb. Tous ces garçons sont très sympas, on délire sur le Net, on devient potes et on discute très souvent.
Puis Charlotte cesse de donner des nouvelles. Deux jours, une semaine, dix jours passent. Je m’inquiète. Je m’en ouvre à Nikos. Il n’est pas surpris, il me donne son numéro pour que l’on échange par SMS, me dit que je peux compter sur lui. Il est très présent, très bienveillant.
Bientôt, Nikos me propose de me rencontrer. Je lui dis que c’est une mauvaise idée, que si Damien l’apprenait, il le prendrait très mal du fait de leur amitié. Lui renouvellera sa proposition : « Oublie-la, elle t’a zappé, laisse-moi te rencontrer... » Je campe sur ma position.
Bien m’en a pris : je reçois – enfin ! – un message de Damien. Il me demande comment je vais. Je m’énerve : à quoi joue-t-il ? Damien m’annonce qu’il est désolé de m’avoir laissé sans nouvelles mais que sa fille Julie est dans le coma. Qu’il est à son chevet chaque jour, qu’il est dépassé par tout ça.
Je suis dans tout mes états, désolé comme jamais. Je le rassure en lui disant que je suis là, qu’il peut compter sur moi. Je lui explique aussi que je suis entré en contact avec Nikos par SMS, que je pensais qu’il m’avait zappé. Damien le prend très mal, se fâche avec Nikos et nous demande de couper les ponts l’un avec l’autre.
« Je suis en chien d'elle
»
Au fil du temps, la santé de la fille de Damien s’améliore. Mais voilà que Sabine, la mère de Julie, entre en scène. Charlotte me fait part des menaces de son ex : s’y elle fréquente des hommes, elle le privera de sa fille. Sur Facebook, je lui parle et me fâche avec elle.
La situation est impossible mais il est trop tard : je suis dingue d'elle, je ne le lâcherai pas.
Mes échanges avec Damien se poursuivent, ainsi qu’avec ses amis. Sam, l’un d’entre eux, a mis fin à ses jours. Je voudrais consoler Guillaume (le conjoint de Sam, et oui il sont sodomite) mais Damien ne veut pas que je rencontre physiquement ses amis avant de l’avoir vu. Je ne peux pas non plus consoler l’homme que j’aime car son ex-femme ne le permet pas.
« Je perds 8 kilos »
Je souffre et bientôt la dépression m’envahit. Je perds 8 kilos, ma vie sociale se résume à aller travailler, à me fâcher avec mes amis qui ne comprennent pas pourquoi je passe mon temps sur le Net même quand je suis avec eux.
Je dois trouver une solution pour le voir avant de sombrer dans le désespoir. J’appelle donc Marie, l’amie de Damien qui est devenue ma confidente. Dans les bras de qui je pleure de ne pouvoir voir Damien. Ma famille l’a rencontrée. « Je ne la sens pas, cette fille », m’a dit ma sœur. Mais Marie est devenue mon principal soutien dans toutes ces épreuves.
Je lui dis que je veux qu’elle donne mes doubles de clefs à Damien, pour qu’il vienne chez moi. J’en avais auparavant parlé à Damien : il avait accepté, à condition que je ne sois pas là. Il viendrait chez moi quand je serais au travail, pour ne pas souffrir de devoir nous séparer à chaque fois et respecter le serment fait à la mère de sa fille.
« Je peux sentir sa présence »
Marie remet donc mes clefs à Damien. Il vient quand je suis au travail, il me laisse des mots d’amour et des cadeaux, me prépare des petits plats (et vice versa). On avance. On n’est plus seulement dans le virtuel. Quelques heures après son passage, je peux encore sentir sa présence. Je redouble d’espoir.
Mais un nouveau drame vient le frapper. Cancer du foie. On est maudits. Ne pas pouvoir être présent à ses côtés me rend fou. Notre relation n’est que souffrance, me dit-elle. Elle me quitte, me reprend, me quitte à nouveau. Elle me libère pour que je vive « une VÉRITABLE histoire d’amour ».
Je ne peux pas l’accepter. J’ai envie de mettre fin à mes jours, et d'emmemer cette conne avec moi! Je n’ai pas le courage d’ouvrir cette fenêtre, alors j’opte pour les boîtes de médicaments que je trouve. Je me réveille au matin vomissant tout ce que je peux, les boyaux tordus, une migraine sans nom.
« Comment ai-je pu y croire ? »
Quelques jours plus tard, Marie m’appelle, en larmes. Elle doit me parler absolument. Je crains le pire pour Damien. Je pleure aussi, je suis pris de panique.
Elle m’annonce qu’elle doit me « confesser » quelque chose.
Les 299 110 messages échangés sur Facebook, c’était avec elle.
Les mots, les cadeaux, c’était elle.
Damien, sa fille, Sam le suicidé, Guillaume : encore elle. Que des faux profils. Personne n’existait.
J’ai passé un an et demi à discuter avec des fantômes.
Si elle n’avait pas été la mienne, je crois que j’aurais ri de cette histoire. Comment ai-je pu y croire ?
Vous devez me trouver bien naïf. Mais aujourd’hui, amis lecteurs, je suis sûr d’une chose : personne n’est à l’abri. La fréquentation des réseaux sociaux n’est pas sans risque. Préservez-vous.
C'est une histoire vrai, Bien sûûûr!
On a commencé par flirter gentiment en ligne. Puis, sans l’avoir jamais vu, je suis devenu raide dingue de Charlotte.
Par Philippe, riverain
J’ai rencontré une fille sur Facebook.
J’étais célibataire depuis six mois, après une relation de cinq ans, souhaitant rencontrer une fille avec qui partager une histoire, . J’ai posté une photo de moi sur une page Facebook dédiée aux rencontres. Et charlotte s’est manifesté. Nous rigolons plusieurs jours sur cette page avant de nous ajouter l’un l’autre en amis.
En ligne, je fais aussi la connaissance de Marie, une très bonne amie de Charlotte. Nous nous lions d’amitié. Je la rencontre quelques jours plus tard, à Reims, autour d’une putain de bonne blonde!! Elle devient ma confidente, une de mes plus proches amies.
« J’étais en train de tomber amoureux »
Charlotte était en couple. Mais nos discussions étaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues. Derrière mon PC, je n’attendais qu’une chose : ses messages, ses « COUCOU», ses « ça me fait plaisir de te parler ». Mon cœur chavirait.
J’ai décidé de lui dire que des sentiments étaient en train de naître, que je ne voulait pas mettre le bazar dans son couple mais que par respect je ne pouvais pas lui parler mine de rien alors que j’étais en train de tomber amoureux.
Oui, amoureux. Moi qui pensais que c’était impossible d’avoir des sentiments à l’égard de quelqu’un que l’on n’avait jamais vu. Enfin, juste en photo.
« Je rencontre plusieurs de ses amis »
Chatlotte m’a dit qu’elle ressentait les mêmes choses, mais restait perturbé par le fait que l’on s’attache l’un à l’autre avec une telle force. Elle refusait que l’on se rencontre phhysiquement – question de principe puisqu’elle était en couple.
Quelques semaines plus tard, elle a sauté le pas : la voilà célibataire. Le cœur battant la chamade, je lui propose immédiatement de le rencontrer. Impossible ce week-end là : elle a sa fille, Julie.
Je suis déçu mais je comprends. Je comprends aussi qu’entre sa fille à charge, son travail d’ambulanciere, le mien de chef de plonge, chacun de nous dans un département différent, ça ne va pas être simple. Elle me rassure :
« Tout vient à point à qui sait attendre. »
C’est le début d’une longue période d’attente. Période durant laquelle je « rencontre » sur Facebook plusieurs de ses amis : Nolwen, Sasuke (le petit-ami de Guillaume) et jfb. Tous ces garçons sont très sympas, on délire sur le Net, on devient potes et on discute très souvent.
Puis Charlotte cesse de donner des nouvelles. Deux jours, une semaine, dix jours passent. Je m’inquiète. Je m’en ouvre à Nikos. Il n’est pas surpris, il me donne son numéro pour que l’on échange par SMS, me dit que je peux compter sur lui. Il est très présent, très bienveillant.
Bientôt, Nikos me propose de me rencontrer. Je lui dis que c’est une mauvaise idée, que si Damien l’apprenait, il le prendrait très mal du fait de leur amitié. Lui renouvellera sa proposition : « Oublie-la, elle t’a zappé, laisse-moi te rencontrer... » Je campe sur ma position.
Bien m’en a pris : je reçois – enfin ! – un message de Damien. Il me demande comment je vais. Je m’énerve : à quoi joue-t-il ? Damien m’annonce qu’il est désolé de m’avoir laissé sans nouvelles mais que sa fille Julie est dans le coma. Qu’il est à son chevet chaque jour, qu’il est dépassé par tout ça.
Je suis dans tout mes états, désolé comme jamais. Je le rassure en lui disant que je suis là, qu’il peut compter sur moi. Je lui explique aussi que je suis entré en contact avec Nikos par SMS, que je pensais qu’il m’avait zappé. Damien le prend très mal, se fâche avec Nikos et nous demande de couper les ponts l’un avec l’autre.
« Je suis en chien d'elle
»Au fil du temps, la santé de la fille de Damien s’améliore. Mais voilà que Sabine, la mère de Julie, entre en scène. Charlotte me fait part des menaces de son ex : s’y elle fréquente des hommes, elle le privera de sa fille. Sur Facebook, je lui parle et me fâche avec elle.
La situation est impossible mais il est trop tard : je suis dingue d'elle, je ne le lâcherai pas.
Mes échanges avec Damien se poursuivent, ainsi qu’avec ses amis. Sam, l’un d’entre eux, a mis fin à ses jours. Je voudrais consoler Guillaume (le conjoint de Sam, et oui il sont sodomite) mais Damien ne veut pas que je rencontre physiquement ses amis avant de l’avoir vu. Je ne peux pas non plus consoler l’homme que j’aime car son ex-femme ne le permet pas.
« Je perds 8 kilos »
Je souffre et bientôt la dépression m’envahit. Je perds 8 kilos, ma vie sociale se résume à aller travailler, à me fâcher avec mes amis qui ne comprennent pas pourquoi je passe mon temps sur le Net même quand je suis avec eux.
Je dois trouver une solution pour le voir avant de sombrer dans le désespoir. J’appelle donc Marie, l’amie de Damien qui est devenue ma confidente. Dans les bras de qui je pleure de ne pouvoir voir Damien. Ma famille l’a rencontrée. « Je ne la sens pas, cette fille », m’a dit ma sœur. Mais Marie est devenue mon principal soutien dans toutes ces épreuves.
Je lui dis que je veux qu’elle donne mes doubles de clefs à Damien, pour qu’il vienne chez moi. J’en avais auparavant parlé à Damien : il avait accepté, à condition que je ne sois pas là. Il viendrait chez moi quand je serais au travail, pour ne pas souffrir de devoir nous séparer à chaque fois et respecter le serment fait à la mère de sa fille.
« Je peux sentir sa présence »
Marie remet donc mes clefs à Damien. Il vient quand je suis au travail, il me laisse des mots d’amour et des cadeaux, me prépare des petits plats (et vice versa). On avance. On n’est plus seulement dans le virtuel. Quelques heures après son passage, je peux encore sentir sa présence. Je redouble d’espoir.
Mais un nouveau drame vient le frapper. Cancer du foie. On est maudits. Ne pas pouvoir être présent à ses côtés me rend fou. Notre relation n’est que souffrance, me dit-elle. Elle me quitte, me reprend, me quitte à nouveau. Elle me libère pour que je vive « une VÉRITABLE histoire d’amour ».
Je ne peux pas l’accepter. J’ai envie de mettre fin à mes jours, et d'emmemer cette conne avec moi! Je n’ai pas le courage d’ouvrir cette fenêtre, alors j’opte pour les boîtes de médicaments que je trouve. Je me réveille au matin vomissant tout ce que je peux, les boyaux tordus, une migraine sans nom.
« Comment ai-je pu y croire ? »
Quelques jours plus tard, Marie m’appelle, en larmes. Elle doit me parler absolument. Je crains le pire pour Damien. Je pleure aussi, je suis pris de panique.
Elle m’annonce qu’elle doit me « confesser » quelque chose.
Les 299 110 messages échangés sur Facebook, c’était avec elle.
Les mots, les cadeaux, c’était elle.
Damien, sa fille, Sam le suicidé, Guillaume : encore elle. Que des faux profils. Personne n’existait.
J’ai passé un an et demi à discuter avec des fantômes.
Si elle n’avait pas été la mienne, je crois que j’aurais ri de cette histoire. Comment ai-je pu y croire ?
Vous devez me trouver bien naïf. Mais aujourd’hui, amis lecteurs, je suis sûr d’une chose : personne n’est à l’abri. La fréquentation des réseaux sociaux n’est pas sans risque. Préservez-vous.
C'est une histoire vrai, Bien sûûûr!