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Je vais essayer d'être plus régulier.
Citation : « Commettre l'injustice est pire que la subir » Platon (v. 427 av JC-348 av JC)
Commentaire de l'auteur :
Philosopher demande de renverser les jugements généralement admis : ainsi faut-il affirmer que commettre l'injustice est pire que la subir. La question essentielle est en effet de déterminer quelle vie vaut la peine d'être vécue : une vie de plaisirs, soumise au seul impératif du désir ? Une vie où être libre signifie faire ce que l'on veut, en dépit des lois et des conventions de la cité ? Au moyen de la dialectique, c'est à dire d' « arguments de fer et de diamant », s'enchaînant nécessairement, Socrate montre qu'il y a plus de bonheur à subir l'injustice qu'à la commettre, car l'injustice corrompt l'âme comme une maladie.
Unique interlocuteur à ne pas se laisser museler par lui, Calliclès professe un mépris pour la bienséance, cette forme de honte sociale qui fait garder pour soi ses pensées profondes, et affirme au contraire que le bonheur réside dans la libre satisfaction de tous ses désirs. Être heureux équivaudrait alors, rétorque Socrate, à une sorte de démangeaison : « Réponds-moi : suppose que quelque chose démange, qu'on ait envie de se gratter, […] qu'on passe tout son temps à se gratter, est-ce là le bonheur de la vie ? » Calliclès s'offusque de l'indécence qu'il y a à faire du bonheur l'équivalent d'un prurit et se trouve ainsi en contradiction avec lui-même puisqu'il soutenait que toute jouissance est un bien. Sa démesure n'est donc pas à la hauteur de celle de Socrate, seul à rester en accord avec lui-même.
Celui qui commet l'injustice se fait en réalité plus de mal à lui-même qu'à celui qu'il offense. Il existerait ainsi une sorte de narcissisme moral érigeant en critère de validité des actes le fait qu'ils empêchent ou permettent de se regarder dans une glace.
Source : https://www.amazon.fr/100[...]789188/ref=dp_ob_title_bk
Question : est-ce que vous lisez le commentaire de l'auteur ?

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Citation : « Commettre l'injustice est pire que la subir » Platon (v. 427 av JC-348 av JC)
Commentaire de l'auteur :
Unique interlocuteur à ne pas se laisser museler par lui, Calliclès professe un mépris pour la bienséance, cette forme de honte sociale qui fait garder pour soi ses pensées profondes, et affirme au contraire que le bonheur réside dans la libre satisfaction de tous ses désirs. Être heureux équivaudrait alors, rétorque Socrate, à une sorte de démangeaison : « Réponds-moi : suppose que quelque chose démange, qu'on ait envie de se gratter, […] qu'on passe tout son temps à se gratter, est-ce là le bonheur de la vie ? » Calliclès s'offusque de l'indécence qu'il y a à faire du bonheur l'équivalent d'un prurit et se trouve ainsi en contradiction avec lui-même puisqu'il soutenait que toute jouissance est un bien. Sa démesure n'est donc pas à la hauteur de celle de Socrate, seul à rester en accord avec lui-même.
Celui qui commet l'injustice se fait en réalité plus de mal à lui-même qu'à celui qu'il offense. Il existerait ainsi une sorte de narcissisme moral érigeant en critère de validité des actes le fait qu'ils empêchent ou permettent de se regarder dans une glace.
Source : https://www.amazon.fr/100[...]789188/ref=dp_ob_title_bk
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